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Archive for janvier 2013

du Mali au Kosovo…

La situation militaire au Mali tourne à l’avantage des forces françaises après leur intervention depuis le 11-01-2013, les rapides succès de militaires français ont fait reculer les forces jihadistes de façon significative, au grand bonheur de la population malienne. La contre-offensive ne s’est pas faite attendre, en effet, à défaut de pouvoir affronter l’armée française dans un combat conventionnel, les jihadistes portent leur action sur le terrain de la prise d’otages comme le 16-01-2013 sur le site gazier d’In Amenas.

Cette action pour le moins spectaculaire (environ 40 otages) fait suite aux menaces proférées par Moktar BelMoktar visant les intérêts français en Afrique et en France même où le plan vigipirate est passé au stade « rouge ».

C’est donc une nouvelle forme de combat qui se met en place. On s’éloigne du modèle conventionnel d’une armée face à une autre. La supériorité technique de l’armée française sur les jihadistes lui a offert de francs et rapides succès. Dans le même temps, cette supériorité a contraint les adversaire à s’adapter pour combler leur retard technologique. Ils utilisent désormais des moyens simples mais efficaces pour continuer la lutte armée. C’est désormais un nouveau défi que d’anticiper ce genre d’actions pour ne pas se laisser déborder, pour maintenir et conforter cette avance et conserver la supériorité militaires non seulement pour réduire la menace islamiste au Mali, mais aussi dans d’autres régions d’Afrique elles aussi menacées par la constitution d’une zone contrôlée par les fondamentalistes, permettant de projeter des actions militaires et terroristes aussi bien en Afrique qu’en Europe, en Asie ou aux Etats-Unis.

Cette zone doit être réduite et disparaître le plus rapidement possible, non seulement pour éliminer la menace terroriste, mais aussi pour servir d’exemple à tous les mouvements similaires, qu’ils soient religieux, politiques ou autre. C’est aussi l’occasion de renouer et renforcer les liens diplomatiques avec les pays de l’Afrique subsaharienne. Une telle démarche aura des conséquences diplomatiques, économiques, politiques et militaires d’une grande importance. C’est aussi l’occasion de créer une véritable dynamique européenne au moment où l’unité de l’UE fait particulièrement défaut, et renforce d’autant le sentiment europhobe, après la crise grecque, espagnole, portugaise….

En parallèle de la crise malienne, une autre « occasion » se présente pour trouver des solutions « conjointes et efficaces » : la récente crise du Kosovo.

En effet, les tensions ethniques redoublent depuis ces dernières années. Les Serbes du Kosovo sont particulièrement visée par des violences de toutes sortes. Ainsi, les fêtes de Noël 2012ont été le théâtre de vandalisme dans plusieurs cimetières orthodoxes, tandis que la population serbe se trouve de plus en plus isolée et menacée, même l’aide humanitaire a du mal à leur être acheminée, la contraignant à appeler Belgrade à l’aide. Malgré de multiples protestations, la communauté internationale demeure muette. De fait, il ne reste que deux alternatives : soit quitter le Kosovo dans une démarche d’épuration ethnique, soit résister en réclamant l’indépendance du territoire et son rattachement à la Serbie. Il est à souhaiter que cette option se réalise dans le respect du droit international, sans heurts et que cette démarche trouve une issue favorable et pacifique, avec le soutien de la communauté internationale.

Dans le cas contraire, faute de soutien politique, c’est le soutien militaire qui s’imposera avec désormais une Serbie apaisée depuis les années 1990, et de puissants alliés comme la Russie qui a sur se reconstruire politiquement, économiquement et militairement depuis la chute du Mur de Berlin en 1989. La Chine quant à elle, ne manquera pas une occasion de s’imposer sur la scène internationale, et s’affirmer comme une grande puissance. L’Europe quant à elle, c’est à craindre et à déplorer, ne pourra sans doute pas afficher une réelle unité politique pour gérer ce conflit, comme ce fut le cas lors de l’éclatement de la Yougoslavie il y a 20 ans, ou aujourd’hui encore dans la crise malienne.

Est-ce que les Etats-Unis mèneront la même politique anti-serbe ?

A cette question, nous pouvons apporter une lueur d’espoir avec la présidence Obama, différente de la gestion Bush. On est en droit d’espérer une plus grande ouverture d’esprit, une meilleure prise en compte de la situation sur le terrain, ne serait-ce que pour améliorer une image profondément ternie dans tout le monde orthodoxe, bien au-delà des Balkans. Néanmoins, la situation reste particulièrement tendue, ouvrant largement la voie à un règlement militaire des contentieux communautaires de manière ponctuelle ou globale. Les motifs de contentieux ne manquent pas en effet, qu’il s’agisse de revendication territoriales ou de scandales récents comme l’affaire des tombes vandalisées ou des trafics d’organes…

Les revendication territoriales sont le fruit le 400 ans d’occupation ottomane dans les Balkans, depuis la chute de Constantinople en 1453. Cet événement décisif a fait débuter une période de résistance et d’unité du monde orthodoxe face à l’ennemi désigné : l’islam en Europe. Depuis, toute présence musulmane est vue comme une anomalie, quand elle n’est pas considérée comme une provocation. A l’inverse, les projets de Grande Albanie ou d’extension de la Bosnie, du Kosovo, s’accompagnent d’une épuration ethnique comme c’est le cas actuellement au Kosovo à l’encontre des Serbes. L’idée de reconstruire une présence musulmane forte comme au temps de l’Empire ottoman, reste ancré dans les mémoires et les actions.

La conséquence directe est l’idée de Grande Serbie, d’une Grande Croatie, ou d’une Grande Grèce avec son corollaire : la stabilisation et l’homogénéité ethnique…

On le voit, tous les ingrédients sont réunis pour relancer une guerre territoriale, religieuse, ethnique et politique. Comme je l’ai déjà précisé plus longuement, les circonstances actuelles sont très différentes de celles des années 90, en fait elle sont radicalement différentes, très favorables aux Serbes. L’issue d’un nouveau conflit armé ne laisse guère de doutes quant à l’issue…

Comme pour renforcer le climat déjà électrique, les exactions envers les population civiles sont nombreuses et quotidiennes. On peut rappeler ici les actes de vandalisme dont certains cimetières orthodoxes ont fait les frais durant Noël 2012. Les vivants ou les morts ne suffisent plus à canaliser les antagonismes. En effet, lorsque les uns condamnent le retrait d’un monument à la gloire des « martyrs » de la guerilla albanaise à Presevo, les autres condamnent la destruction à Vitilina d’un mémorial serbe à la gloire des combattants antifascistes de la 2e guerre mondiale. C’est à coup de symboles que les affrontements entre Serbes et albanophones s’expriment. A cela, une soixantaine de tombes ont été détruites entre le 20 et le 21 janvier 2013 dans le cimetière des villes de Lolkot, Obilic et Prizren. Des églises ont également été incendiées dans plusieurs localités rendant la vie difficile et menaçante pour les résidents serbes. Le Premier Ministre serbe, Ivica Dacic, a fermement condamné ces actes, rappelant aux autorités internationales au Kosovo, leur obligation de « protéger l’héritage culturel serbe ».

La Présidente du Kosovo, Atifete Jahjaga, l’EULEX et l’OSCE ont condamné ces actes qui attisent des tensions déjà palpables. Faute d’une action de la part des autorités, les populations auront le sentiment d’être abandonnées, et seront tentées de régler leur problèmes eux-mêmes. Ici encore la voie des armes sera sans doute privilégiée, du moins pour ceux qui ne souhaitent pas quitter cette région au nom d’un nouvelle épuration ethnique qui ne dit pas son nom. En retour, il est fort probable, que les Serbes les plus engagés, souhaitent à leur tour organiser une épuration ethnique à l’encontre des albanophones s’ils en ont les moyens. Non seulement à titre de représailles, mais aussi plus simplement pour se prémunir de nouvelles exactions, de nouveaux actes de violence à leur encontre.

Sans une solution rapide et efficace de la part des autorités et de la communauté internationales, cette situation explosive risque for t de trouve une issue par la voir des armes, faute de pouvoir en trouve une par la voie du droit international…

Cette solution existe et perdure durant près de 400 ans dans les Balkans à travers la résistance armée face à l’ennemi commun : l’islam en Europe incarné par l’Empire Ottoman. Une fois celui-ci vaincu et chassé des Balkans, les belligérants se sont affrontés les uns les autres pour se partager sa dépouille. Deux guerres mondiales sont ensuite venues compliquer et radicaliser des rapports déjà très tendus. Au final, une dictature de 80 ans a parachevé l’histoire de cette partie du monde, avec l’unité yougoslave imposée par Tito. Il ne faut donc pas s’étonner si depuis la chute du régime communiste, et à présent, la force reste le moyen d’expression privilégié. Cette solution est d’autant plus justifiée aux yeux de tous, lorsque le droit international ne parvient pas à régler des contentieux qui relèvent pourtant de ses attributions comme la sordide affaire de trafic d’organes dont le règlement se fait attendre depuis de nombreuses années, laissant court à toutes les interprétations, les conclusions hâtives et les coupables désignés (en laissant les autres à l’abri de poursuites).  Ce manque de résultat des instances internationales accroît d’autant le sentiment d’inutilité, d’échec d’un règlement pacifique, par le droit, voire une complicité réelle ou tacite.

Là encore, un règlement des contentieux par les armes apparaît comme plus rapide, plus efficace, plus légitime même comme c’est le cas pour les revendications territoriales ponctuées d’épurations ethniques. Le travail est encore long avant d’instaurer un véritable Etat de droit, une zone où les conflits trouvent une issue juridique, si tant qu’une telle solution est encore envisageable aujourd’hui…

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Catégories :Kosovo-Balkans

Kosovo, une nouvelle escalade…

Une nouvelle escalade des tensions est à déplorer entre les communautés serbe et kosovare, qui alimente d’autant le ressentiment et semble justifier un recours à la violence (à terme). Voici une série d’articles qui en disent long… au milieu d’un grand silence médiatique TV, radio, papier…

(Source : egaliteetconciliation.fr)

Kosovo : Moscou dénonce le silence entourant les profanations antiserbes

Moscou est déçu par l’absence de réaction de l’Occident face aux actes de vandalisme contre les cimetières et les églises serbes au Kosovo, a déclaré le ministre russe des Affaires Sergueï Lavrov lors d’une rencontre avec son homologue macédonien Nikola Poposki.

« En ce qui concerne le Kosovo, nous sommes déçus par la réaction de nos collègues occidentaux face aux actes de vandalisme contre les monuments serbes, d’autant plus qu’il s’agit de plusieurs mémoriaux datant de la Seconde Guerre mondiale. Nous y voyons une tendance dangereuse à la tolérance envers ceux qui tentent de réécrire l’histoire« , a souligné le chef de la diplomatie russe.

Selon les données fournies par les médias, plus de 150 tombes serbes ont été profanées ces derniers jours à travers le Kosovo. En outre, des vandales ont tenté d’attaquer le monastère de Đakovica, ont mis le feu à une église orthodoxe à Obilic et ont détruit un mémorial aux victimes de la Seconde Guerre mondiale à Vitina. D’après la radio locale, une église orthodoxe a été profanée près de la ville d’Uroševac et cinq monuments funéraires ont été détruits à Pristina, capitale de la république autoproclamée.

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Déchaînement de haine antichrétienne au Kosovo : nouvelles profanations à l’explosif

« Certainement les instants les plus douloureux depuis les pogroms anti-chrétiens de 2004 ».

C’est par ces mots que l’évêque du Kosovo-Métochie, Monseigneur Théodose, illustre la profonde émotion dans laquelle est muée la communauté serbe de cette région aux lendemains de nouvelles séries de profanations de tombes orthodoxes dont certaines à l’explosif. Chaque soir depuis deux semaines, les cimetières chrétiens du Kosovo-Métochie deviennent les théâtres d’attaques consternantes et indignes traduisant la folie de leurs auteurs et toute la haine antichrétienne qui se déchaîne dans cette province d’Europe. Comme en témoignent des centaines d’autres cimetières serbes en ruines au Kosovo-Métochie, cette « guerre » contre les morts a débuté depuis de nombreuses années déjà. Face à la répétition de ces actes de barbarie, au sentiment de douleur qui traverse les Serbes du Kosovo s’ajoute celui de la colère face à l’impunité de leurs auteurs. Au-delà des condamnations de circonstances exprimées par la communauté internationale et les institutions du Kosovo, les responsables de ces attaques ne seront probablement jamais inquiétés ni identifiés à l’instar de ces quinze dernières années. Cette impunité manifeste mêlée à une absence totale de politique dissuasive signe un appel à la récidive.

Dans son communiqué officiel, le diocèse de Raska-Prizren exprime tout l’émoi de la communauté orthodoxe en soulignant que « cet acte de barbarie extrême témoigne malheureusement qu’aujourd’hui ce ne sont pas seulement les Serbes restés au Kosovo qui souffrent, mais que leurs parents défunts eux-mêmes n’y trouvent pas la paix. […] Ces images constituent un témoignage vivant aux yeux du monde civilisé du fait que le Kosovo-Métochie est de nos jours la seule partie du continent européen où même les morts ne peuvent reposer en paix. »

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Trafic d’organes au Kosovo : l’Union Européenne entrave l’enquête

  • Publié le : mercredi 23 janvier
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  • Commentaires : 11
  •   (dernier : 25 janvier 10:17 par lasieste)
  • Source : Ria Novosti
  • L’enquête sur le trafic d’organes au Kosovo piétine en raison de l’approche « non-constructive » adoptée par l’Union européenne dans ce dossier, a déclaré mercredi à Moscou le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

« Nous nous heurtons à la position non constructive de l’UE qui a usurpé l’enquête et empêche son bon déroulement », a indiqué M.Lavrov. Un scandale a éclaté en décembre 2010 après la publication d’un rapport dénonçant un trafic d’organes humains au Kosovo. Le rapport a été rédigé pour l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) par le rapporteur suisse Dick Marty. La préparation de ce document avait débuté en 2008, suite à la parution du livre de Carla del Ponte, ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), intitulé La traque, les criminels de guerre et moi. L’ouvrage évoquait le sort d’environ 300 Serbes kosovars enlevés en 1999 et transportés en Albanie pour subir des prélèvements d’organes. Le rapport de Dick Marty accusait des personnes proches du premier ministre kosovar Hashim Thaçi d’être impliquées dans des meurtres commandités, des enlèvements et le trafic d’organes humains. Ces crimes font actuellement l’objet d’enquêtes menées par les autorités serbes et la Mission de l’Union européenne au Kosovo.

Sur ce sujet, voir aussi : « Trafic d’organes démantelé au Kosovo : Israël désigné comme la plaque tournante »

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Trafic d’organes démantelé au Kosovo : Israel désigné comme la plaque tournante

Les procureurs de l’Union Européenne ont accusé au moins sept personnes, dont un juif israélien, de trafic de reins dans une clinique au Kosovo.

L’acte d’accusation est la plus frappante révélation de l’ampleur du crime organisé dans le pays depuis la déclaration de son « indépendance » en 2008. Les reins auraient été introduits clandestinement dans une clinique de la capitale du Kosovo, Pristina, en 2008. Les procureurs déclarent que le réseau de trafic promettait de payer de pauvres gens pour leurs reins. Ils ont ensuite vendu les organes jusqu’à 100 milles euros chacun. Interpol a émis un mandat d’arrêt pour l’israélien impliqué. Dans une interview à Press TV, l’avocat international en droits humains basé à Washington Paul Wolf discute de la question :

Press TV : Nancy Scheper-Hughes, professeur présidente d’anthropologie médicale à l’Université de Californie à Berkeley et aussi la fondatrice de l’Organ Watch a parlé franchement de la connexion israélienne dans le trafic d’organes, en disant : « Israël est à la tête » . Pourquoi n’y a t-il pas eu d’enquête internationale suite à sa déclaration ?

Paul Wolf : Oui, je connais bien son travail, elle est certainement experte dans ce domaine et, bien que la clinique ait été au Kosovo, les clients – les patients de ces reins – sont en Israël. Et apparemment, c’est parce que dans la loi religieuse juive, la profanation du corps est interdite. Et en fait, ce trafic d’organes était légal en Israël jusqu’en 2008 , il est illégal aujourd’hui.

Mais c’est vraiment le seul endroit au monde où il est légal et c’est vraiment une pratique horrible, comme vous l’avez dit, ces gens sont très pauvres. Quinze à vingt mille dollars à une personne en provenance du Kazakhstan serait une énorme quantité d’argent, et une personne peut vivre avec un seul rein. Mais la plupart des gens serait absolument scandalisés par ça. C’est illégal en droit international. Israël n’est pas seulement membre d’Interpol, mais fait aussi partie de la Convention des Nations Unies sur la criminalité transnationale organisée. Et ce groupe a récemment ajouté ceci : « C’est un crime nouveau, mais Israël devrait vraiment se conformer à ses obligations ». Maintenant il y a un problème – c’est qu’il n’y a pas de traité d’extradition entre Israël et le Kosovo… Donc la première question est de savoir si Israël va arrêter cet individu. Et ensuite, la deuxième question est de savoir s’ils vont l’extrader. Il s’agit probablement d’un crime international, mais bien sûr, ces crimes doivent être poursuivis quelque part donc l’affaire a été portée au Kosovo. Donc, je pense que peut-être il peut probablement y avoir une sorte de consensus international sur cette question et je pense qu’il est effectivement raisonnable de se concentrer sur Israël, même si la majorité des accusés dans cette affaire sont des Kosovars.

PressTV : le photojournaliste Donald Bostrom a également parlé de cette industrie bien organisée qui a ses racines en Israël. Que pensez-vous de ce phénomène qu’un endroit particulier devienne une plaque tournante pour ce type de crime organisé ?

Paul Wolf : Eh bien, c’est une plaque tournante et comme je le disais, c’est parce que de nombreux Israéliens estiment qu’en vertu de la loi juive, ils ne sont pas autorisés à donner des organes, mais ils ont certainement besoin d’une greffe de rein, ils besoin d’une greffe coeur – comme tout le monde.

Et les statistiques que j’ai vu, c’est que par habitant, les Israéliens achètent plus de reins que tout autre pays et eux, ne donnent guère de reins ou d’autres organes du corps.

Donc c’est réellement quelque chose d’horrible qui se produit et bien sûr, ce n’est peut-être pas trop surprenant que ceci se passe au Kosovo parce que je pense que ça a commencé en Albanie, en fait – le commerce de trafic d’organes – simplement parce qu’après la guerre en ex-Yougoslavie, ces pays ont été vraiment géré par le crime organisé.

Alors, réellement, comme pour tout autre commerce illicite – comme pour le commerce de la drogue ou toute autre chose à laquelle vous pouvez penser – le commerce des armes, c’est vraiment la loi du marché qui est le moteur de cette entreprise et il y a des groupes du crime organisé partout. Il y a des gens pauvres qui donnerairnt un rein pour 15 000 dollars dans le monde entier et je pense vraiment que la faute revient à Israël pour avoir permis ça jusqu’en 2008. De même pour les accusations dans le passé, remontant aux années 1990, de personnes en provenance de Chine, du Brésil et même des prisonniers palestiniens, dont les organes ont été prélevés sans leur consentement. Et ce n’est pas une théorie du complot. Vous pouvez lire à ce sujet sur Internet. La BBC et le New York Times ont rapporté aussi ces faits. Alors peut-être avez vous raison. Peut-être que le moment est venu d’utiliser cette affaire pour faire pression sur Israël, non seulement à l’arrestation de cet individu, mais aussi pour l’extrader.

PressTV : La Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, inclut dans sa définition de l’exploitation humaine, le prélèvement d’organes à but lucratif. Il y a eu des accusations affirmant que les prisonniers palestiniens sont souvent la cible d’une telle exploitation, avec la participation des responsables israéliens, les médecins et les ministères. Israël peut-il être tenu responsable de ces accusations de complicité dans les rangs élevés de son gouvernement ?

Paul Wolf : Eh bien, certes. L’un des co-conspirateurs dans cette affaire était en fait un fonctionnaire du ministère de la santé et il a été démis de ses fonctions. Maintenant, la question peut être – est-ce suffisant ? Vous savez, est-ce suffisant si une personne a commis un crime ? Quand j’ai entendu parler le procureur dans le clip de nouvelles, elle parlait d’incidents qui se sont produits en 2008. Il est donc possible que ces choses n’étaient pas un crime à l’époque en Israël. Mais ceci peut bien sûr être un problème si elles étaient illégales au Kosovo, mais pas illégales en Israël.

Israël pourrait prendre la position qu’il n’a pas à extrader cette personne, car cela n’aurait pas été un crime en Israël, même si cela l’était au Kosovo. Mais assurément, ceci est maintenant considéré comme un crime et je pense que les israéliens devraient vraiment non seulement s’y conformer quelque soient leurs obligations légales, mais ils devraient également être sensibles à la nature politique de cette affaire. Personne d’autre n’agit ainsi ! Vous avez Benjamin Netanyahu et vous avez l’Anti-Defamation League, les deux à la fois défendent essentiellement cette pratique, disant que les critiques sont de l’antisémitisme et que ce n’est pas vrai. Mais il assez clairement que tout ceci se passe réellement et ce serait certainement dans l’intérêt du gouvernement israélien de faire tout ce qu’ils peuvent pour mettre un terme à cela. Et cela signifie que lorsque quelqu’un est pris la main dans le sac, il faut le punir.

MD / TG / HRF

Source : Press TV (anglais avec vidéo) Traduction : Propagandes.info

Voir aussi sur 20min.ch : Vaste trafic d’organes démantelé

Dans la vidéo ci dessous, Bernard Kouchner, grand ami d’Israel, lui même juif, donne son point de vue, avec un rire forcé et déplacé, voire malsain, sur les trafics d’organe et notamment sur l’affaire de la « Maison jaune », maison qui a servi de clinique clandestine pour un trafic d’organes de civils serbes déportés en Albanie en 1999.

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L’entrée au Kosovo interdite au président serbe

  • Publié le : dimanche 6 janvier
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  • Commentaires : 11
  •   (dernier : 8 janvier 21:36 par 1389)
  • Source : 7sur7.be
  • Le gouvernement kosovar a interdit une visite au Kosovo du président serbe, Tomislav Nikolic, affirmant que les autorités serbes ne permettaient pas, de leur côté, aux responsables kosovars de se rendre dans le sud de la Serbie, région peuplée majoritairement d’Albanais, a-t-on appris samedi de source officielle.

« M. Nikolic ne pourra visiter le Kosovo que lorsqu’il aura assuré la réciprocité (avec l’autorisation) de visites de nos responsables dans la vallée de Presevo », a ainsi déclaré aux journalistes le vice-Premier ministre kosovar, Hajredin Kuci.

Le Kosovo a proclamé en février 2008 son indépendance de la Serbie que Belgrade refuse farouchement de reconnaître. M. Nikolic a demandé en début de semaine à la délégation de l’Union européenne à Belgrade de lui faciliter la participation à une messe au monastère serbe de Gracanica le 7 janvier, jour du Noël orthodoxe en Serbie, ce qui aurait été sa première visite au Kosovo en tant que président de la Serbie, depuis son élection en mai. La délégation de l’UE a transmis la requête du président serbe au gouvernement kosovar, qui a décidé d’interdire sa visite à Gracanica, siège de l’Église orthodoxe serbe au Kosovo, situé à environ cinq kilomètres de la capitale kosovare Pristina. À Belgrade, M. Nikolic a déclaré samedi qu’il renonçait à ce déplacement car il ne revenait pas aux autorités kosovares de décider s’il pouvait se rendre au Kosovo, que la Serbie considère toujours comme sa province méridionale.

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Catégories :Kosovo-Balkans

Kosovo, nouvelle escalade de la violence…

(Source : operationspaix.net)

Kosovo : attentat à la grenade à Mitrovica

 

28 jan. 2013

Kosovo : attentat à la grenade à Mitrovica

Les médias serbes rapportent aujourd’hui qu’un attentat à la grenade a été perpétré hier matin dans la localité de Mitrovica, dans le nord du Kosovo. Un haut-responsable de la police de la région, Ergin Medic, précise que l’attentat, qui n’a fait aucune victime, visait un Kosovar-Serbe travaillant pour un bureau local du gouvernement kosovar. Une enquête est en cours. Par ailleurs, le responsable serbe des Affaires kosovares, Krstmir Pantic, a souligné aujourd’hui que Belgrade n’accorderait jamais l’indépendance au Kosovo. S’il a précisé que la Serbie ne soutiendrait jamais la candidature du Kosovo à l’ONU, M. Pantic a ajouté que son gouvernement pourrait accepter que Pristina devienne membre d’autres organisations internationales à condition que les autorités kosovares respectent les droits de la minorité serbe résidant dans le nord du Kosovo. (Source Tanjug)

Catégories :Kosovo-Balkans

Objectif Tombouctou…

(Source : le figaro)

Mali: la guerre en visite guidée pour la presse internationale

Mis à jour le 28/01/2013 à 10:11 | publié le 27/01/2013 à 19:28 Réactions (21)

Les militaires maliens ont conduit les journalistes sur les cibles des bombardements de l'aviation française à Konna.
Les militaires maliens ont conduit les journalistes sur les cibles des bombardements de l’aviation française à Konna. Crédits photo : Jerome Delay/AP
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Depuis le début de ce conflit, les médias ont la plus grande difficulté à s’approcher des zones d’affrontement. Seuls ceux embarqués à bord des blindés français ont pu suivre en partie le déroulement de l’offensive

De notre envoyé spécial à Sévaré

Il y a une guerre au Mali mais on ne le voit presque pas. Il y a une guerre au Mali mais on ne la comprend pas. Et il y a une raison à cela. Depuis plus de deux semaines et le début de ce conflit, les médias ont la plus grande difficulté à s’approcher des zones touchées d’affrontement. Au fil des jours, la situation s’est détériorée. D’abord à une trentaine de kilomètres des fronts, les journalistes ont deviné, de loin, la poussée des armées françaises et maliennes vers le nord, vers Douentza, Gao puis bientôt Tombouctou. Seuls, ceux embarqués à bord des blindés français ont pu suivre le mouvement et distinguer un peu la réalité de l’offensive.

Les autres se trouvent à plusieurs centaines de kilomètres des villes reprises par les troupes qui, il est vrai, avancent bien plus vite que ne le prévoyaient les stratèges. De si loin, les rares informations ne sont souvent que des rumeurs, presque invérifiables car les téléphones sont coupés dans la partie du pays toujours aux mains des rebelles.

Tenter de suivre l’avancée par ses propres moyens, c’est se heurter aux barrages étanches que l’armée malienne a dressés sur les routes. Il s’agit d’éviter les infiltrations de djihadistes en déroute. D’éviter aussi, expliquent les officiers maliens, que des Occidentaux se fassent enlever ou servent de bouclier humain. Ce risque est réel.

«On ne peut pas tout dire, on ne peut pas tout montrer»

Reste qu’atteindre simplement Sévaré, à 580 kilomètres de Gao, et qui n’est jamais tombée entre les mains des islamistes relève déjà de la gageure. Il faut parfois contourner les points de contrôle par la brousse et négocier des heures de passage.

Pour l’étape suivante, Konna, à 55 kilomètres de Sévaré, les discussions ont pris plus d’une semaine. L’attaque de cette ville par Ansar Dine le 9 janvier avait déclenché l’intervention française. Elle a été reprise, le 18 janvier, par les forces spéciales françaises, une victoire qui a symbolisé le début de l’offensive. Une fois encore loin des regards. Car ce n’est que samedi que les journalistes internationaux ont pu s’y rendre, bien encadrés. «On ne peut pas tout dire. On ne peut pas tout montrer. Pour Konna, c’est la visite guidée», avait ainsi expliqué un officier pour le moins honnête.

On conduit donc le cortège de presse devant la préfecture, l’éphémère QG local des islamistes. Il ne reste du bâtiment qu’une carcasse éventrée par les tirs des hélicoptères français. Le parking est jonché de pick-up carbonisés. Le maire, sein de l’écharpe tricolore, attend pour chaudement remercier la France et François Hollande. Le port de pêche, lui aussi touché, par des frappes aériennes offre le même visage. Peu à peu, des témoins des combats entre l’armée malienne et les islamistes arrivent.

Un conflit mystérieux

Dans le quartier de Jamnat, les murs sont criblés d’impacts de balles. Une maison est trouée par un tir de roquette. Malick Sobodié a perdu ce jour-là sa sœur et trois nièces. Les voisins racontent la peur, l’arrivée brusque des islamistes, conduit par Amadou Kouffa, un marabout de Mopti. «Il y avait de tout parmi eux. Des Noirs comme des Arabes et des Touaregs. Ils nous ont tout de suite forcés à remonter nos pantalons et à voiler les femmes», se souvient Souleyman. Ils racontent aussi la «libération», l’entrée des troupes françaises à la nuit tombante et la fuite des islamistes. Lentement, une première image plus précise de la guerre et de l’invasion se dessine. Fugace. L’ordre est vite donné de partir.

Rarement, au cours des dernières années, une guerre aura été aussi peu accessible. Pourquoi? Nul ne le sait. La rapidité du déclenchement des combats, qui a laissé peu de temps à la préparation, est bien sûr une explication. Le peu d’habitude des troupes maliennes à communiquer en est une autre. Il n’empêche, les blocages font que la guerre au Mali est pour l’instant très mystérieuse.

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Mali: les difficultés commencent

Par Pierre Rousselin le 28 janvier 2013 9h44

malisevare.jpgL’opération Serval au Mali est bien engagée. Après avoir libéré Gao, les forces françaises sont aux portes de Tombouctou. La première phase consistait à arrêter les colonnes de djihadistes qui descendaient sur Bamako. La deuxième vise à reconquérir le fleuve Niger et à chasser l’ennemi des villes le long de la rivière. La progression s’effectue sans mauvaises surprises, l’ennemi préférant s’évanouir dans le désert plutôt que de résister à une force bien supérieure.

Le plus difficile reste à faire.

Il faudra d’abord, sans apparaître comme une force d’occupation, tenir les villes libérées en évitant que les soldats maliens se livrent a des exactions sur tout Touareg soupçonné de complicité avec les djihadistes.  Le combat va se poursuivre dans le désert, où les distances sont décuplées, face à des groupes aguerris et très mobiles, capables de mener des actions de harcèlement et de monter des attentats terroristes.  En creusant des brèches dans le front djihadiste, la progression des troupes ouvre des perspectives politiques. Il va falloir en profiter pour offrir aux Touaregs une alternative à l’alliance avec Al Qaida.  Les succès initiaux de l’intervention française ont impressionné une communauté internationale très peu mobilisée. Au moment où les difficultés commencent, il est essentiel d’obtenir des soutiens solides. Après quelques hésitations, les États-Unis ont compris l’enjeu. Il faudrait que leur exemple soit suivi par le reste de nos alliés.

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Mali : nouvel appui logistique des États-Unis

Mis à jour le 28/01/2013 à 10:09 | publié le 27/01/2013 à 19:42 Réactions (1)

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Outre deux avions de transports américains C-17 qui ont permis le transport de troupes, Washington aidera les forces africaines.

Les États-Unis ont finalement accepté de ravitailler en vol les avions français participant à l’intervention au Mali, cela gratuitement et sans compensation. Cette décision, cruciale pour permettre aux appareils français d’assurer une permanence aérienne au-dessus du vaste espace sahélien, a fait l’objet d’âpres tractations transatlantiques. Elle a finalement été annoncée samedi par le Pentagone, à la suite d’un coup de fil entre Jean-Yves Le Drian et son homologue Leon Panetta et, surtout, d’une conversation, vendredi soir, entre François Hollande et Barack Obama, leur deuxième entretien depuis le début de l’opération «Serval», le 11 janvier. À Paris comme à Washington, on tient manifestement à faire valoir que la séquence de frictions bilatérales autour du soutien américain à l’intervention au Mali est désormais close. L’ambassadeur américain à Paris, Charles Rivkin, recevra lundi matin à l’Hôtel de Brienne les remerciements du ministre de la Défense. Qualifiées de «techniques» par les diplomates, les discussions de ces derniers jours ont tout de même pris un tour nettement plus crispé lorsque les Américains ont voulu facturer au prix fort l’envoi de leurs gros avions de transports C-17, une exigence fermement rejetée par Paris. Au début de la semaine dernière encore, les réticences de Washington à fournir un appui aérien ont conduit l’ambassadeur de France, François Delattre, à décrocher son téléphone pour battre le rappel à la Maison-Blanche.

À ce stade, outre les trois ravitailleurs KC-135 qui vont être dépêchés de la base de Moron, en Espagne, l’aide américaine comprend des moyens de renseignements (notamment le drone d’observation en haute altitude Global Hawk, qui patrouille au-dessus du Mali) et des moyens de transport aérien. L’entrée en action de deux C-17 a ainsi permis vendredi l’acheminement de 350 militaires français depuis le centre de regroupement de Miramas (Bouches-du-Rhône) et, samedi, le transport à Gao de soldats nigériens et tchadiens depuis le Niger.

Aide aux Tchadiens

Par ailleurs, les Américains apporteront leur soutien au déploiement des forces africaines de la Misma. Un courrier diplomatique français, daté de samedi et dont Le Figaro a eu connaissance, révèle le feu vert du Département d’État à l’envoi, sous deux à quatre semaines, d’une aide logistique au bataillon ivoirien. Celui-ci pourrait en outre bénéficier d’un entraînement sous la houlette du commandement Africom. Par ailleurs, Washington s’engage à un «soutien complet et immédiatement effectif» au contingent tchadien (vivres, eau, transport aérien). La note mentionne également l’équipement de l’état-major de la Misma, un soutien pour l’évacuation médicale d’urgence et la fourniture de 50 à 200 véhicules de transports de troupes lourds (dont une quinzaine équipera le contingent sénégalais). Au total, Washington «montre une forte volonté de se coordonner avec notre pays», conclut le télégramme diplomatique français. Il souligne aussi que les Américains ont demandé à leurs «contractors» (les opérateurs militaires privés) «de prendre l’attache des points de contact français à Bamako».

Autant de soutiens qui ne remettent pas en cause la «ligne rouge» américaine – pas d’intervention militaire directe -, pas plus qu’ils n’infirment les doutes de Washington sur l’opération en cours. Mais la lutte contre les groupes terroristes, quoique essentiellement sous-traitée aux Européens, nécessitait tout même un geste de soutien. Ce dernier était jugé «suffisant», dimanche à l’Élysée, ce qui n’empêchera pas nombre d’observateurs d’estimer qu’il s’agit là du service minimum.

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(Source : RFI)

Tombouctou bientôt sous contrôle

La grande mosquée Djinguereber de Tombouctou.

La grande mosquée Djinguereber de Tombouctou.

RFI/ D.R
Par RFI

Les frappes ciblées de l’aviation française se poursuivent dans le nord du Mali. Des raids ont visé dimanche 27 janvier les environs de Tombouctou pour préparer l’avancée des militaires maliens et français. Ces derniers contrôlent, depuis quelques heures ce lundi, l’aéroport de la ville. Après la libération de Gao ce week-end, les militaires français et maliens se sont ainsi lancés dans celle de Tombouctou, ville symbole de la poussée islamiste, où des mausolées ont été détruits l’an dernier.

Les armées françaises et maliennes ont pris dans la nuit le contrôle de l’aéroport de Tombouctou, situé à environ 6 km du centre-ville. D’après nos informations, des précurseurs de l’armée malienne étaient déjà rentrés à Tombouctou dans la nuit.

La grande mosquée de Djinguereber est contrôlée en partie par l’armée malienne et on signale des scènes de liesse populaire. Mais avant de partir, les islamistes ont brûlé plusieurs bâtiments de la localité, et se sont attaqués, d’après un témoin fiable, aux habitants de la localité avant de partir.

Ousmane Hallé,Maire de Tombouctou : Il ne faut pas qu’on vienne nous libérer et qu’on rentre dans des saccages, des réglements de compte. Il faut que cette armée française sache qu’elle a mérité de venir à Tombouctou libérer les Tombouctiens, qui sont des braves gens et savent respecter l’autre. On parle d’un endroit où se trouvaient des manuscrits de Tombouctou qui aurait été brûlé par les islamistes. Les forces franco-maliennes devraient en principe rentrer, dans la matinée de ce lundi, dans le centre-ville de Tombouctou, où les islamistes n’étaient plus visibles.

Même stratégie qu’à Gao

Cette libération a été déclenchée à minuit après deux jours d’avancées et de reconnaissance depuis Léré, dans la région de Tombouctou. Les soldats maliens ont pris l’aéroport de la ville sans rencontrer de résistance. C’est une colonne de pick-up qui a géré cette opération. Les forces spéciales françaises les ont ensuite rejoints au niveau du tarmac pour sécuriser la zone. Cette offensive était appuyée par l’aviation, notamment par des hélicoptères et par des drones pour surveiller tout mouvement adverse. L’opération s’est faite dans le noir, à la lumière de la lune. L’électricité est en effet toujours coupée à Tombouctou. La ville est coupée du monde depuis une semaine. Il n’y a pas de réseau de téléphone. Le processus militaire est donc le même qu’à Gao : avancer de nuit, prendre les positions stratégiques. Un pont aérien s’est immédiatement mis en place pour acheminer des renforts en hommes et en matériel. Depuis cette prise de l’aéroport, les forces maliennes poursuivent leur pénétration tout doucement vers la ville pour prendre les petites rues de la mythique cité. Ils craignent bien évidemment la présence d’éléments infiltrés, qui pourraient tenter des actes de guérilla urbaine.

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(Source : les Echos)

Mali : les soldats contrôlent les accès et l’aéroport de Tombouctou

Par Les Echos | 28/01 | 09:32 | mis à jour à 10:13

Le colonel Thierry Burkhard indique que les troupes françaises et africaines contrôlent désormais la «Boucle du Niger». Laurent Fabius a assuré sur France 2 qu’«il n’y aura pas d’enlisement». Jean-Luc Mélenchon pointe une évolution des «buts de guerre de la France».

Chars français - DR

Chars français – DR

9h48 : Les buts de guerre « ont évolué », selon Jean-Luc Mélenchon – Le co-président du Parti de gauche a pointé lundi une évolution des buts de guerre de la France au Mali, et mis en garde contre des problèmes politiques prévisibles dans ce pays. Interrogé par Europe 1 sur l’offensive française dans la boucle du Niger, l’eurodéputé a relevé : « Les buts de guerre de la France ont évolué à mesure de la bataille. Au début, il s’agissait de stopper une colonne, puis il a été question de traquer les islamistes et nous voici partis pour reconquérir tout le nord du Mali ». « Si nous reprenons le nord Mali -ce que je souhaite, puisque je souhaite la victoire de nos armées, pas leur défaite, évidemment -nous aurons le problème suivant : à qui allons-nous remettre le nord Mali ? », a poursuivi l’ex-candidat à l’Elysée. « Le gouvernement n’est pas légitime puisqu’il est le résultat d’un coup d’Etat. » Par ailleurs, a observé Jean-Luc Mélenchon, « avant que les islamistes ne s’infiltrent, le nord Mali était en état de sécession, dirigé par des Touaregs qui sont des Berbères ». De loin, « c’est une masse confuse d’indigènes folkloriques, mais vu de près, ce sont des gens en chair et en os qui ont des revendications historiques », a-t-il observé. Pour lui, « la première phase, ce sont des élections libres et démocratiques » au Mali. « L’Afrique, pour pouvoir se développer, a besoin que l’on cesse avec les politiques néolibérales, sinon toutes les cinq minutes, il va falloir réintervenir pour empêcher tel état de s’effondrer », selon le coprésident du PG.

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8h37 : Alain Juppé appelle à « une force diplomatique très active » -L’ancien Premier ministre Alain Juppé (UMP) a souhaité lundi une « force diplomatique » française « très active » pour oeuvrer en faveur d’un consensus international, « qui se fissure un peu » selon lui, autour de l’action militaire française au Mali. Sur RTL, le maire de Bordeaux s’est réjoui de l’avancée militaire éclair vers le nord de ce pays : « Tant mieux, c’est la traduction sur le terrain de l’excellence de nos forces armées ». « Ca ne nous empêche pas de continuer à réfléchir aux conditions de réussite », a objecté l’ancien ministre, en multipliant les questions : « Qu’est-ce qui se passe à Bamako, où l’ordre constitutionnel n’a pas été rétabli », « Comment éviter que les troupes maliennes ne se livrent à des exactions », « Comment impliquer davantage nos partenaires européens ? » « Il faut une force diplomatique très active, parce qu’aujourd’hui, le consensus international se fissure un peu : l’Egypte, la Tunisie, le Qatar émettent des critiques », a observé l’ex-ministre des Affaires étrangères. « Oui pour soutenir cette opération parce que nos soldats sont déployés », mais « cela ne nous empêche pas de garder un oeil vigilant », a-t-il résumé.

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7h56 : « Pas d’enlisement », assure Laurent Fabius – Invité de l’émission « Les 4 vérités » sur France 2, le ministre des Affaires étrangères a assuré qu’«il n’y aura pas d’enlisement». Il a aussi précisé que « vendredi, le gouvernement malien a rendu publique une feuille de route, pour que les perspectives politiques avancent ».

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7h55 : Contrôle des accès et de l’aéroport de Tombouctou – Des soldats français et maliens contrôlaient lundi matin les accès et l’aéroport de Tombouctou (Mali) à l’issue d’une opération terrestre et aérienne menée dans la nuit, a-t-on annoncé de sources françaises et malienne. Les forces françaises et africaines contrôlent désormais la « Boucle du Niger » entre les deux bastions islamistes de Tombouctou (900 km au nord-est de Bamako) et Gao (1.200 km au nord-est de la capitale malienne), a annoncé à l’AFP le porte-parole de l’état-major des armées (EMA) à Paris, le colonel Thierry Burkhard. Ce contrôle a été réalisé en 48 heures, a souligné le porte-parole de l’Etat major, sans « aucune résistance » des islamistes, a confirmé à l’AFP un officier supérieur de l’armée malienne. « Nous contrôlons l’aéroport de Tombouctou. Nous n’avons rencontré aucune résistance. Il n’y a aucun problème de sécurité en ville », a ajouté cette source. La manoeuvre conjointe des forces françaises de l’opération Serval et des forces maliennes s’est déroulée avec un appui de patrouilles d’avions de chasse français, a précisé le colonel Burkhard, à propos de la prise de contrôle de la Boucle du Niger. Le groupement tactique interarmes (GTIA) 21, venant de l’axe Diabali, Néré, Goundam a saisi l’aéroport de Tombouctou. Dans le même temps, un largage de parachutistes avait pour objet de bloquer les « exfiltrations ennemies » tandis qu’un groupement aéromobile (hélicoptères) était engagé en appui de ces deux forces.

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(Source : l’express)

Intervention au Mali: les forces franco-maliennes aux portes de Tombouctou

Par , envoyé spécial au Mali, publié le 28/01/2013 à 07:34, mis à jour à 09:17

L’alliance franco-malienne s’apprête à entrer dans Tombouctou. Notre envoyé spécial aussi, même si la montée vers « la Cité des 333 Saints » n’a rien d’une promenade de santé. Récit.

Cette fois, ça passera. Hier samedi, impossible d’emprunter la route qui, depuis Diabaly, file plein nord vers Léré, voire -Inch’Allah- jusqu’à Tombouctou. Le colonel Seydou Sogoba, commandant de la place, avait reçu des instructions, au demeurant contradictoires. En l’espace de cinq minutes, ce fut non, puis oui, puis pas question.

Ce dimanche, nouvelles consignes: libre aux journalistes étrangers de tenter leur chance. A condition de rester sourd à la rumeur qui prédit assauts et embuscades de djihadistes planqués. Et de montrer patte blanche; en clair, de dégainer l’accréditation délivrée à Bamako par le ministère de la Communication. Au-delà des 25 premiers kilomètres, et des deux modestes check-points de l’armée malienne, plus rien. Sinon le cadavre d’un âne, quelques carrioles et leur chargement de bois abandonnés en rase campagne, ou la carcasse d’un pick-up plié en deux.

Quelques troupeaux sans berger; et, plus rarement, un berger sans troupeau: nos deux 4X4 foncent donc sous un ciel bas et gris dans ce no man’s land de brousse et de savane, sur un ruban de poussière ocre, puis sur un goudron qui a connu des jours meilleurs. A partir de Nampala, bourg sans âme qui vive à mi-parcours, changement de surface: la piste se fait sinueuse, sableuse puis boueuse. Car la pluie s’en mêle. Une pluie drue, pas vraiment de saison, qui transforme bientôt le sol en patinoire. Tidjani, notre chauffeur, y met du sien, enchaînant deux tête-à-queue ponctués d’un double salto-arrière. Le second sera d’ailleurs fatal à un épineux qui avait pourtant eu le mérite de freiner notre figure libre.

Cité-fantôme

A 30 kilomètres de Léré, nouveau pépin. Plus sérieux celui-là: une bielle coulée au milieu de nulle part. Si la Toyota de nos confrères de l’AFP entreprend de nous tracter, il faut très vite renoncer à cet attelage aléatoire. Bref, nous laissons notre voiture en rade, à hauteur d’un village tamasheq désert, avant de nous entasser dans le véhicule de tête. Vers 16H30, notre équipée entre dans Léré, que les militaires français ont quitté la veille. Une cité-fantôme, qui semble sortir peu à peu d’une longue nuit.

D’autant que les trois-quarts de ses habitants ont fui dès le 26 janvier 2012, date de sa conquête par les rebelles touareg du MNLA, qu’évinceront bientôt les islamistes d’Ansar-Eddine. Lesquels ont bien sûr imposé au dernier carré des autochtones une version rigoriste de la charia. Rigoriste, mais moins barbare qu’à Gao ou Tombouctou. « La barbe et le pantalon court pour les hommes, le voile pour les femmes et les fillettes, des coups de fouet, mais pas d’amputations, précise Kalifa Cissé, mécanicien au chômage. La radio tolérée, mais pas de musique. » Au prosélytisme pesant des zélotes du djihad, les locaux opposeront un certain art de la résistance passive. L’imam du cru persiste à prêcher à la mosquée, invitant mezza voce ses fidèles à esquiver les diktats de l’occupant. C’est d’ailleurs en vain que celui-ci ordonne que le marché hebdomadaire n’ait plus lieu le vendredi, jour sacré entre tous.

Signe que la vie reprend ses droits: ce dimanche soir, Kalifa écoute -religieusement- sur RFI Ondes courtes la retransmission des matches du jour de la Coupe d’Afrique des Nations. Et le Mali? « Dernière rencontre demain, contre le Congo-Kinshasa. Décisive pour l’accession aux quarts. Ce sera à qui perd perd. »

Demain, au lever du jour, nous reprendrons notre méharée mécanisée là où nous l’avons laissée. Cap sur Tombouctou, dont la reconquête paraît imminente. D’ici là, il faut dénicher un véhicule capable de rapatrier le 4X4 naufragé. Ousmane, notre logeur, en a trouvé un. Au prix fort: son propriétaire exige pour l’opération 200000 francs CFA, soit plus de 300 euros. Une fortune. Au terme d’âpres négociations, le racketteur transigera à 100000. Message à destination du service Comptabilité de L’Express: pour la facture, c’est pas gagné.

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(Source : le figaro)

Mali : les forces françaises aux portes de Tombouctou

INFOGRAPHIE – Après avoir pris Gao, les militaires de l’opération «Serval» ont pris le contrôle des accès à la ville historique du désert.

C’est un tournant dans la guerre au Mali. Deux semaines après le déclenchement de l’opération «Serval», les forces françaises et maliennes contrôlent l’aéroport de Tombouctou et les accès routiers à la ville, au terme d’une opération terrestre et aérienne menée dans la nuit de dimanche à lundi. Les forces armées n’auraient rencontré aucune résistance de la part des islamistes. Après avoir pris Gao, samedi, les militaires français et maliens ont foncé vers le nord-ouest et se sont arrêtés devant cette ville historique, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Le double mouvement militaire vers Gao et Tombouctou a été précédé d’une trentaine de sorties aériennes, selon le ministère français de la Défense. Avec la prise des accès à Tombouctou, la coalition contrôle désormais la «Boucle du Niger», entre la cité du désert et Gao.

«On n’entre pas comme ça dans Tombouctou»

La conquête de la ville n’est cependant pas acquise. «Les troupes françaises et maliennes ne sont pas encore au centre-ville. Nous avons quelques éléments en ville, peu nombreux. Mais les islamistes ont fait des dégâts avant de partir. Ils ont brûlé des maisons et des manuscrits. Ils ont battu jusqu’au sang les populations qui manifestaient leur joie», affirme un soldat malien.

«Tombouctou, c’est délicat. On n’y entre pas comme ça», souligne un autre militaire malien. Les soldats devront pénétrer dans un dédale de ruelles de pisé parsemées de mosquées et de monuments anciens. Toute la question est de savoir si les combattants islamistes ont l’intention de s’y retrancher afin d’y mener une guérilla urbaine, ou s’ils abandonneront la ville afin de se replier dans des lieux plus sûrs.

Gao, à 1200 km au nord-est de Bamako, était tombée samedi au cours d’une opération spectaculaire: des membres des forces spéciales françaises appuyés par l’aviation s’étaient d’abord emparés de l’aéroport et d’un pont stratégique.

Puis des soldats tchadiens et nigériens étaient venus par avion du Niger voisin, marquant ainsi l’entrée des troupes de la force africaine sur le théâtre des opérations malien.

La prise de Tombouctou risque de se révéler plus difficile. Gao était tenue par le Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest) qui semble avoir voulu au dernier moment parlementer avec la France. Un porte-parole avait affirmé samedi vouloir «négocier la libération» d’un otage français, Gilberto Rodriguez Leal, enlevé en novembre 2012 dans l’ouest du Mali. Le premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a répondu en refusant «les logiques de chantage».

Un chef d’Aqmi réfugié à Kidal

Tombouctou, en revanche, est aux mains des combattants en majorité arabes d’Aqmi, (al-Qaida au Maghreb islamique) plus aguerris et déterminés.

Une troisième ville reste à prendre: Kidal, plus au nord-est. C’est là que se seraient retirés l’Algérien Abou Zeid, l’un des principaux émirs d’Aqmi, et Iyad ag Ghali, le chef d’Ansar Dine, le mouvement islamiste armé touareg. La maison que possède ce dernier à Kidal a d’ailleurs été bombardée par l’aviation française, ainsi qu’un camp militaire, selon une source de sécurité malienne citée par l’Agence France-presse.

Les islamistes se seraient abrités dans les montagnes de la région. Avec ce repli, pourrait commencer une nouvelle phase du conflit. Après les offensives éclair des blindés légers sur roues traçant dans les grands espaces, une guerre de guérilla et de coups de main pourrait commencer. Immergés dans la population, où ils ont noué de nombreuses alliances, les djihadistes pourraient décider de mener un combat de guérilla, voire d’attentats terroristes sur les arrières.

Ils devraient se retrouver progressivement face aux troupes africaines. Les chefs d’état-major de la région ont porté samedi à 7700 hommes les effectifs promis dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) soit 2000 de plus que prévu.

Le cavalier seul du Tchad

Liberia, Guinée-Bissau, Burundi, Guinée et Ouganda doivent y être associés, mais on ignore si les problèmes de financement, de transport et d’équipement ont été résolus. Pour l’heure, seuls 1900 soldats africains sont arrivés au Mali. Le chef de l’État béninois, Boni Yayi, président sortant de l’Union africaine (UA), a déploré dimanche la lenteur de la réaction du continent. «Comment se fait-il que, face à un danger qui menace ses propres fondations, l’Afrique, bien qu’elle ait les moyens de se défendre, continue à attendre?» a-t-il demandé lors d’un sommet de l’UA à Addis-Abeba, avant de remettre la présidence à l’Éthiopie.

Le Tchad, seul pays africain à être intervenu sans délai, ne fait pas partie de la Misma. Après les soldats envoyés par avions sécuriser Gao, une longue colonne de véhicules blindés et de plusieurs centaines de militaires tchadiens, bien équipés et rompus à la guerre du désert, a quitté Niamey samedi en direction du Mali. La montée en puissance sur le terrain de ce pays au régime controversé risque de poser à terme un problème politique à la France. Les islamistes ­touaregs, eux, retrouveront de vieilles connaissances. Des éléments de la garde présidentielle s’étaient retrouvés à leurs côtés pour défendre Kadhafi. Cette fois, ils seront ennemis.

 

 

 

Catégories :causeries du moment

Le Kosovo entre blocage et déblocage…

Un nouvel épisode de tensions au Kosovo entre Serbes et autorités kosovares, il s’agit d’un nouvel incident frontalier qui aggrave une situation particulièrement sensible. Le règlement juridique et pacifique de cet incident ne semble pas à l’ordre du jour des autorités internationales pourtant garantes de la paix et de la stabilité de cette région des Balkans.

C’est une belle occasion manquée qui incite les belligérants à régler leur contentieux eux-mêmes, à défaut d’un règlement pacifique et du droit international,  la voie des armes semble toute indiquée…

Une guerre routière déclarée au Kosovo

(Source : la voix de la Russie)

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Photo : EPA

Les Serbes du Kosovo ont débloqué les routes qui mènent aux postes frontière de Brnjak et Jarine, laissant sur place 150 personnes pour pouvoir couper les routes à nouveau à tout moment « afin d’empêcher l’envoi des douaniers et gardes-frontière kosovars vers ces postes-frontière », a indiqué un coordinateur de la manifestation.

Les Serbes qui vivent majoritairement au Nord de la région protestent contre l’accord entre Belgrade et Pristina sur le contrôle conjoint des de ces deux postes-frontière. Un accord à cet effet a été adopté le 10 janvier dernier.

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(Source : operationspaix.net)

Kosovo : les Serbes du nord débloquent l’accès aux postes-frontière de Brnjak et Jarinje

25 jan. 2013

Kosovo : les Serbes du nord débloquent l’accès aux postes-frontière de Brnjak et Jarinje

Les Serbes du nord du Kosovo ont débloqué les routes qui mènent aux postes-frontière de Brnjak et Jarinje, théâtres de violents affrontements en 2011 après le déploiement de policiers kosovars dans cette région hostile au gouvernement de Pristina. Quelque 150 personnes ont tout de même été laissées sur place « afin d’empêcher l’envoi des douaniers et gardes-frontière kosovars vers ces postes-frontière », explique un coordinateur de la manifestation. (Source : La Voix de la Russie)

Catégories :Kosovo-Balkans

L’affaire du trafic d’organe piétine…

Cette sombre affaire stagne depuis plusieurs années, au grand agacement du chef de la diplomatie russe, Monsieur Lavrov. Voici un petit rappel des faits sur cette sordide affaire.

(Source : site sianovosti)

Trafic d’organes au Kosovo: l’UE entrave l’enquête (Lavrov)

13:22 23/01/2013 — MOSCOU, 23 janvier – RIA Novosti

L’enquête sur le trafic d’organes au Kosovo piétine en raison de l’approche « non constructive » adoptée par l’Union européenne dans ce dossier, a déclaré mercredi à Moscou le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. « Nous nous heurtons à la position non constructive de l’UE qui a usurpé l’enquête et empêche son bon déroulement », a indiqué M.Lavrov. Un scandale a éclaté en décembre 2010 après la publication d’un rapport dénonçant un trafic d’organes humains au Kosovo. Le rapport a été rédigé pour l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) par le rapporteur suisse Dick Marty. La préparation de ce document avait débuté en 2008, suite à la parution du livre de Carla del Ponte, ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), intitulé « La traque, les criminels de guerre et moi ». L’ouvrage évoquait le sort d’environ 300 Serbes kosovars enlevés en 1999 et transportés en Albanie pour subir des prélèvements d’organes. Le rapport de Dick Marty accusait des personnes proches du premier ministre kosovar Hashim Thaçi d’être impliquées dans des meurtres commandités, des enlèvements et le trafic d’organes humains. Ces crimes font actuellement l’objet d’enquêtes menées par les autorités serbes et la Mission de l’Union européenne au Kosovo.

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Trafic d’organes au Kosovo: un suspect arrêté en Israël

09:18 29/05/2012TEL AVIV, 29 mai – RIA Novosti

La police israélienne a confirmé l’arrestation de l’un des principaux suspects de « l’affaire Medicus », du nom de la clinique de Pristina tristement célèbre pour ces pratiques médicales, rapporte mardi le correspondant de RIA Novosti. « La cour a prolongé à neuf jours l’arrestation de Moshe Harel, résident de la ville Ramla né en 1950 », a fait savoir le porte-parole de la police israélienne Alex Kagalsky. Harel a été arrêté avec plusieurs autres personnes soupçonnées d’implication dans le trafic international d’organes humains. Jusqu’à présent, leurs noms n’ont pas été divulgués. Selon M.Kagalsky, les détenus devront faire face à plusieurs chefs d’accusation (lésions corporelles graves, traite humaine, escroquerie et évasion fiscale). D’après les enquêteurs, l’Israélien Moshe Harel a été chargé de recruter les donneurs d’organes et de les faire venir au Kosovo. Au total, plus de trente prélèvements de reins et transplantations ont été opérés illégalement dans la clinique Medicus. Les fraudeurs promettaient des dizaines de milliers d’euros aux donneurs d’organes, mais ces sommes n’ont jamais été versées. Parmi les victimes de ces « transplantations clandestines » figurent des ressortissants de Russie, du Kazakhstan, de Moldavie, d’Azerbaïdjan, de Turquie et de différents pays d’Europe orientale et d’Asie.

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Kosovo/trafic d’organes: placer l’enquête sous le contrôle de l’Onu (Moscou)

22:29 08/02/2012 -NEW YORK (Nations unies), 8 février – RIA Novosti

La Russie a appelé mercredi le Conseil de sécurité de l’Onu à soutenir une initiative serbe visant à créer un organisme d’enquête sur l’implication de certains dirigeants kosovars dans le trafic d’organes humains. « Votre soutien constituerait une contribution importante au triomphe de la justice et de la loi, car il garantirait que l’enquête ne sera plus étouffée », a déclaré le représentant de la Russie auprès des Nations unies, Vitali Tchourkine, lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée au Kosovo. Après avoir émis des doutes sur l’efficacité de l’enquête menée par la Mission de police et de justice de l’UE au Kosovo (EULEX) en vue d’établir la participation de responsables kosovars au trafic d’organes, le diplomate a souligné que « cette enquête était dirigée par les pays qui avaient contribué en leur temps à l’arrivée de ces personnes au pouvoir au Kosovo ».

« Un rôle important dans ce processus a été joué par les Etats-Unis. Et quelle surprise! C’est précisément un ressortissant américain qui dirige actuellement le groupe d’enquête », a constaté M. Tchourkine.

Il a rappelé à cette occasion que l’ex-procureure du Tribunal pénal international sur l’ex-Yougoslavie (TPIY), Carla del Ponte, avait fait état de « sérieuses obstacles dressés par les présences internationales et les autorités kosovares pour entraver l’enquête sur les transplantations illégales d’organes humaines au Kosovo ».

En 2010, le parlementaire suisse Dick Marty a publié un rapport accusant le premier ministre kosovar Hashim Thaçi d’avoir dirigé, à la fin des années 1990, un groupe criminel responsable de meurtres commandités, d’enlèvements de personnes et du trafic d’organes humains. En août 2011, le diplomate américain John Clint Williamson a été nommé à la tête du groupe d’enquête chargé de vérifier les faits énoncés dans ce rapport. Ce groupe est actuellement placé sous l’autorité de la mission EULEX.

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Kosovo/trafic d’organes: Moscou soutiendra les initiatives serbes (Lavrov)

15:25 19/04/2011 -BELGRADE, 19 avril – RIA Novosti

La Russie soutiendra les initiatives de la Serbie visant à mener une enquête impartiale sur le trafic d’organes humains au Kosovo dans les années 1990, a déclaré mardi à Belgrade le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. « Nous comprenons parfaitement ce désir de justice, et nous soutiendrons cette initiative de la Serbie », a annoncé M.Lavrov au cours d’une conférence de presse. Selon le chef de la diplomatie serbe, Vuk Jeremic, dans les jours qui viennent, Belgrade exposera sa vision de l’enquête sur le trafic d’organes au Kosovo au secrétaire général de l’ONU. « La Serbie ne fait pas partie du Conseil de sécurité, mais nous pouvons compter sur le soutien de la Russie », a indiqué M.Jeremic. La 17 décembre dernier, le parlementaire suisse Dick Marty a présenté un rapport impliquant les autorités kosovares dans le trafic d’organes au Kosovo à la fin des années 1990. Selon ce document, l’actuel premier ministre kosovar, Hashim Thaçi, fut le chef d’un réseau criminel responsable d’un trafic d’organes prélevés sur des prisonniers serbes.

 

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Trafic d’organes: Moscou règlera leur compte aux bouchers du Kosovo

15:01 19/01/2012 -Par Andreï Fediachine, RIA Novosti

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a promis mercredi, lors de la conférence de presse consacrée au bilan de la diplomatie russe en 2011, que la Russie ferait tout pour mener jusqu’au bout l’enquête sur l’implication des autorités du Kosovo dans le trafic d’organes. Bien que les capacités de Moscou soient limitées, cela porte l’affaire du niveau européen (l’enquête est menée par les organismes de l’UE) au niveau international. D’autant plus que des citoyens russes font partie des victimes. Comme l’a récemment annoncé le porte-parole du Comité d’enquête de Russie, Vladimir Markine, Moscou possède les dépositions de deux citoyens russes, qui ont été victimes des transplantations illégales à Pristina en 2008. Ils ont été attirés au Kosovo par des promesses d’argent, et après le prélèvement de leurs reins ils ont été renvoyés chez eux avec des queues de prunes. Et des dizaines de personnes originaires de Turquie, du Kazakhstan, de Moldavie et d’Azerbaïdjan ont subi le même sort. Les documents auraient dû être transmis à la mission de l’UE au Kosovo (EULEX) la semaine dernière, mais le dossier n’a pu être communiqué en temps voulu en raison d’un retard, fréquent dans le travail des organismes d’investigation.

Massacre à la chaîne au bistouri

Il est question de l’affaire de la clinique Medicus à Pristina, liée au scandale retentissant en 2008 qui suivit la publication du livre de l’ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie Carla Del Ponte. Le procès de cette affaire a commencé en automne dernier. Notons tout de suite que Medicus n’est que la partie émergée de l’iceberg. Parallèlement, depuis l’automne dernier, le procureur spécial d’EULEX John Williamson mène une enquête sur des faits similaires pendant la seconde moitié des années 1990, qui ont été présentés dans le rapport du sénateur suisse et membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) Dick Marty en décembre 2010. En janvier 2011, l’APCE a approuvé une résolution spéciale sur ce document et a appelé à ouvrir une enquête. Chose qui a été faite par l’EULEX. Le 25 janvier une année se sera écoulée depuis l’approbation par l’APCE du rapport en tant que document officiel. Et les 25 et 26 janvier, l’assemblée organisera des audiences sur l’évolution de l’enquête. On suppose qu’elle prendra plusieurs mois. L’aide de la Russie avec ses témoignes sera très utile. Car il est très difficile de trouver des témoins au Kosovo. Tout a commencé à l’époque de la guerre civile yougoslave et de la guerre au Kosovo à la fin des années 1990, lorsque les prisonniers serbes étaient transportés par dizaines sur des bases spéciales de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) paramilitaire, y compris en Albanie du Nord, pour prélever leurs organes. Certains étaient maintenus en vie pour être opérés plusieurs fois. Dans son rapport, Dick Marty déclare que l’UCK a utilisé près de 300 prisonniers en tant que donneurs d’organes. Quant aux Serbes, ils affirment avoir été au moins 2.000. Tout le monde le savait en Serbie depuis les années 1990 et tous les journaux en parlaient. Les médias britanniques et américains ont également évoqué ce sujet. Mais…

Mais ni à la fin des années 1990, ni au début des années 2000, lorsque se préparait l’indépendance du Kosovo (proclamée en février 2008), il n’était « convenu » de croire les Serbes, car cela aurait pu saper les efforts visant la diabolisation des Serbes en tant que principaux bandits des Balkans. D’autant plus que, comme l’affirmait le rapport de Dick Marty, le chef de l’Armée de libération du Kosovo, le premier ministre actuel du Kosovo Hashim Thaçi, était directement impliqué dans le trafic d’organes. Dick Marty à mis deux ans à élaborer son rapport avec un groupe d’experts. En principe, il n’a rien découvert de nouveau, il a simplement rassemblé tous les faits et témoignages sur les affaires des mafias albanaise et kosovare et de l’UCK pendant le conflit yougoslave dans un seul dossier. D’après le rapport, Hashim Thaçi est le chef du clan le plus puissant et le plus violent de l’UCK – le Groupe de Drenica. Il affirme également que le FBI et la CIA, ainsi que cinq organismes antidrogues européens étaient au courant des affaires mafieuses et de drogue de Thaçi dès les années 1990.

Il existe un lien direct entre les événements des années 1990 et l’affaire Medicus. D’autant plus que les faits montrent que depuis les années 1990 les transplantations illégales n’ont pas cessé et que les prélèvements se sont poursuivis jusqu’en 2008. Cela a fait surface par hasard, lorsqu’à l’aéroport de Pristina un Turc a perdu connaissance. Il avait des points de suture récents dans la région d’un rein. Et ce n’est qu’à ce moment-là que le scandale a éclaté. Or même la procureure générale du Tribunal pénal internationale pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) Carla Del Ponte était au courant du trafic d’organes pratiqué couvert par l’UCK au Kosovo. L’ex-procureure a publié début 2008 le livre La Traque: les criminels de guerre et moi sur son travail en tant que procureure du TPIY (1997-2007). Plus tard, le livre a été traduit en anglais et en français. Elle a écrit que selon les informations disponibles, les Albanais du Kosovo prélevaient les organes des prisonniers serbes afin de les envoyer en Occident aux fins de transplantation. Carla Del Ponte affirme qu’elle n’a rien pu faire, car il était impossible de recueillir des preuves au Kosovo, où les bandits et les criminels étaient à tous les coins de rue, ils intimidaient les témoins, et même les juges de la Haye craignaient les « combattants de la liberté » kosovars.

« Je crois que certains juges du TPIY craignaient que les Albanais s’en prennent à eux », écrit-elle.

Le principal figurant de l’affaire Medicus est le médecin turc Yusuf Sonmez, surnommé le docteur Frankenstein. Il a été appréhendé à Istanbul le 11 janvier 2012 suite à un mandat délivré par Interpol. Yusuf Sonmez, qui à la fin des années 1990 avait été arrêté en Turquie à plusieurs reprises sur le soupçon de trafic d’organes, a également laissé des traces en Azerbaïdjan et en Ukraine. Mais il n’a pas particulièrement cherché à se cacher. Il est arrivé à Istanbul en provenance de Bakou pour « rendre visite à la famille. »

Rappelons que selon la législation du Kosovo, toute transplantation dans une clinique privée kosovare est interdite. Rappelons également que toutes les opérations clandestines ont eu lieu précisément à l’époque où le Kosovo se trouvait sous les projecteurs de l’ONU et où tous les organismes juridiques et policiers étaient dirigés par les fonctionnaires de la Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK), créée en 1999. L’EULEX l’a remplacée en 2008. Mais la clinique Medicus avait un statut particulier. Elle était sous la protection du ministère de la Santé du Kosovo en la personne de son secrétaire (vice-ministre) de l’époque Ilir Rrecaj. La clinique recevait régulièrement des autorisations pour réaliser des prélèvements d’organes, qui partaient comme à la chaîne à destination de patients canadiens, israéliens, polonais, allemands, américains et bien d’autres. 15-20.000 euros étaient promis aux donneurs turcs, kazakhs, moldaves, ukrainiens, azerbaïdjanais et russes, mais ils ne voyaient pas la couleur de cet argent, et les organes étaient revendus 80-100.000 euros et plus. Rien qu’en une année Medicus réalisait jusqu’à 30 opérations.

Peut-on découvrir la vérité au Kosovo?

La liste des emplacements de fosses communes de Serbes et les adresses des prisons secrètes au Kosovo et en Albanie du Nord a été transmise à la Cour pénale internationale de la Haye par les autorités serbes en 2001 avec les listes des personnes portées disparues. Mais cela n’a rien donné. Et on ignore quel sera le résultat de l’enquête actuelle de John Williamson sur le rapport de Marty. Le Kosovo est un territoire particulier. La légalité au sens européen du terme est confinée au siège de l’EULEX à Pristina. Tout le reste est contrôlé par les autorités locales et les forces de l’ordre formées par l’UCK. Beaucoup de témoins dans l’affaire des « bouchers kosovars » qui ont voulu parler ont déjà disparu sans laisser de trace. Voici une parfaite illustration de l’état de choses au Kosovo. Le bureau de John Williamson n’est pas basé au Kosovo, où tous les crimes mentionnés ont eu lieu et où, selon toute logique, l’enquête devrait être menée, mais à Bruxelles. Il ne s’est rendu qu’une seule fois en Serbie, au Kosovo et en Albanie. Ainsi, Carla Del Ponte avait parfaitement raison lorsqu’elle déclarait dans son livre que les procureurs feraient mieux de se tenir à l’écart du Kosovo. Et c’est précisément ce qui se passe. Et très probablement l’enquête de Williamson ne confirmera pas les arguments du rapport. Les bases et les cliniques clandestines des années 1990 ont été depuis longtemps détruites par les Albanais et les Kosovars. Et il est difficile de trouver des témoins. Et cela ferait désordre s’il s’avérait qu’après la guerre de 1999 un gang mafieux, kidnappant des individus et se livrant au trafic d’organes, de stupéfiants, d’armes et au racket, était arrivé au pouvoir au Kosovo.
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Kosovo/trafic d’organes: l’EULEX interrogera un chirurgien turc (journal)

18:13 16/01/2011 -SARAJEVO, 16 janvier – RIA Novosti
Les procureurs de la Mission de police et de justice de l’UE au Kosovo (EULEX) Jonathan Ratel et Guido Estreich interrogeront prochainement à Istanbul le médecin turc Yusuf Sönmez soupçonné de trafic d’organes humains au Kosovo, a annoncé dimanche le quotidien Vecernje Novosti paraissant à Belgrade. M. Sönmez figure parmi les neuf personnes soupçonnées d’avoir commis ces crimes à Pristina. Interpellé en vertu d’une accusation de trafic d’organes et de transplantations illicites en Azerbaïdjan et au Kosovo, il a été libéré mercredi sous caution par un tribunal d’Istanbul. Soutenues par les Etats-Unis et certains pays membres de l’UE, les autorités albanaises du Kosovo ont unilatéralement proclamé le 17 février 2008 l’indépendance de cette province serbe. En décembre 2008, l’EULEX s’est chargée de protéger l’ordre légal sur tout le territoire de la province sécessionniste.  Selon le quotidien de Belgrade, les procureurs de l’EULEX ont transmis à leurs collègues turcs « trois boîtes de documents » attestant la culpabilité de Yusuf Sönmez surnommé par les médias mondiaux « docteur Frankenstein ».

« Ces documents doivent convaincre la justice turque que Sönmez était le principal chirurgien dans le groupe qui attirait des personnes démunies de Turquie, du Kazakhstan, de Moldavie et d’Azerbaïdjan dans la clinique Medicus à Pristina », rapporte le Vecernje Novosti.

M. Sönmez s’est déclaré prêt à rencontrer les procureurs de l’EULEX, mais il a catégoriquement refusé de se rendre au Kosovo.

« Je leur dirai tout ce que je sais. J’ai été au Kosovo, j’y ai effectué des opérations chirurgicales, mais je n’ai jamais pratiqué de trafic illicite », a-t-il dit.

L’attention des médias pour les activités du chirurgien turc s’est accrue sur fond de scandale international autour d’un rapport du parlementaire suisse Dick Marty. Le rapport accuse le premier ministre kosovar Hashim Thaçi d’avoir dirigé à la fin des années 1990 un groupe criminel qui perpétrait des meurtres commandités, des enlèvements de personnes et le trafic d’organes humains.

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20:13 17/12/2010 -BERLIN, 17 décembre – RIA Novosti
L’ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, Carla del Ponte, se félicite de l’enquête lancée par l’Assemble parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) sur le trafic d’organes humains au Kosovo. Jeudi dernier, lors d’une réunion de la Commission des questions juridiques et des droits de l’homme de l’APCE à Paris, le rapporteur suisse Dick Marty a présenté un rapport dénonçant un trafic d’organes humains au Kosovo à la fin des années 1990. La préparation de ce document a débuté en 2008 à la suite de la publication du livre de Mme del Ponte « La traque, les criminels de guerre et moi » qui évoquait le sort d’environ 300 Serbes kosovars enlevés en 1999 et transportés en Albanie pour se faire prélever des organes dans le cadre d’un trafic organisé.

« Je remercie le Conseil de l’Europe pour son travail », a-t-elle déclaré dans une interview au quotidien suisse Tages-Anzeiger publiée vendredi. Et d’ajouter: « Ce qui s’est passé au Kosovo et dans le nord de l’Albanie est tellement horrible qu’il faut faire une enquête approfondie ».

Mme del Ponte, actuellement ambassadeur de la Suisse en Argentine, affirme n’avoir pas pu recueillir en son temps suffisamment de preuves pour étayer ses soupçons à cause de l’hostilité des autorités albanaises.

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11:27 15/12/2010 MOSCOU, 14 décembre – RIA Novosti

Le premier ministre kosovar Hashim Thaçi a été le chef d’un réseau criminel responsable du trafic d’organes prélevés sur des prisonniers serbes et albanais, affirme un rapport de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), cité par les médias européens. « Nous avons établi que Hashim Thaçi, célèbre homme politique kosovar, était à la tête du groupe criminel de Drenica », lit-on dans le rapport publié un jour après que le parti de Thaçi a remporté les législatives kosovares. Selon le rapport, de 1998 à 2000, des prisonniers, principalement serbes, auraient été conduits en Albanie puis abattus pour que leurs organes soient prélevés dans un laboratoire clandestin situé à proximité de l’aéroport de Tirana. L’auteur du rapport affirme également que les pays occidentaux ignoraient les informations faisant état des crimes graves commis au Kosovo à la fin des années 1990. Le dossier sera officiellement présenté jeudi 16 décembre, mais il est déjà disponible sur le site du Conseil de l’Europe. Hashim Thaçi est un des fondateurs de l’UCK (l’Armée de libération du Kosovo), qui luttait pour l’indépendance de la région contre la Serbie en 1998-1999. Le groupe de Drenica constituait la formation dominante au sein de l’UCK. Les autorités kosovares ont déjà qualifié le rapport d' »infondé et diffamatoire ».

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NEW YORK (Nations Unies), 5 juin – RIA Novosti. Moscou demandera au Tribunal pénal International pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) d’informer le Conseil de Sécurité de l’ONU de son enquête sur le trafic d’organes humains au Kosovo, a déclaré mardi le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU Vitali Tchourkine. »Nous espérons que le tribunal présentera un rapport détaillé sur les mesures prises par le TPIY à la suite des révélations de l’ancien procureur Carla del Ponte concernant des faits cachés par le tribunal », a indiqué M.Tchourkine devant les membres du Conseil de sécurité. Début avril, la Suissesse Carla Del Ponte, ancien procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, a publié un livre de mémoires révélant que l’Armée de libération du Kosovo (UCK) avait kidnappé plus de 300 habitants des enclaves serbes du Kosovo, ainsi que de femmes d’Albanie, de Russie et d’autres pays pour les déporter vers le nord de l’Albanie en 1999. Leurs organes auraient été vendus à des trafiquants internationaux et Hashim Thaci, l’actuel chef du gouvernement kosovar, aurait été informé de cette affaire, qui n’a toujours pas été élucidée à ce jour, selon l’ex-procureur. « Nous avons l’impression que le TPIY ignore les accusations sérieuses, notamment celles de prélèvement massif d’organes humains, prétextant qu’il faut respecter les délais d’achèvement des travaux du tribunal ou qu’il n’y a pas assez de preuves », a noté le diplomate russe.Le TPIY « se doit d’enquêter sur ces faits ». « Quand on aura tout vérifié, on pourra étudier les moyens de traduire en justice les personnes coupables de ces crimes épouvantables tout en respectant la stratégie de clôture des travaux du Tribunal », a conclu M.Tchourkine.
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une nouvelle indépendance ?

L’indépendance du Kosovo n’en finit plus de donner ses fruits, à présent ce sont les Serbes du Kosovo qui souhaitent leur indépendance, soutenus par Belgrade…

(Source : la voix de la russie)

Kosovo : la Serbie réclame l’autonomie pour les enclaves serbes

22.01.2013, 18:08, heure de Moscou
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Приштина Косово Сербия крыши панорама

Photo : RIA Novosti

Belgrade a l’intention d’obtenir le statut d’autonomie pour le nord du Kosovo, peuplé majoritairement de Serbes. Le premier ministre de Serbie Ivica Dacic a annoncé que les enclaves serbes seraient à l’ordre du jour de ses prochaines négociations avec son homologue kosovar Hashim Thaçi en février. Il a souligné que Belgrade n’envisageait pas de discuter de la reconnaissance du Kosovo.

Précédemment le parlement serbe s’était exprimé en faveur de l’ocrtoi aux enclaves serbes du Kosovo du statut d’autonomie à l’instar de la Catalogne en Espagne. Toutefois les autorités du Kosovo rejettent formellement cette idée. T

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