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Archive for août 2013

La Syrie, Kosovo bis ?

Source : http://www.lemonde.fr/international/article/2013/08/29/une-situation-diplomatique-qui-evoque-la-crise-au-kosovo_3467974_3210.html

En Syrie, une situation diplomatique qui évoque la crise au Kosovo

LE MONDE | 29.08.2013 à 11h44 | Par Piotr Smolar

La crise syrienne se présente mal sur le plan diplomatique : l’ONU paralysée par l’opposition russe ; une réflexion difficile sur le cadre légal d’une intervention et ses objectifs réalistes ; enfin, des négociations politiques impossibles entre les belligérants. Ces paramètres existaient dans le cas du Kosovo, au printemps 1999. Le parallèle entre les deux crises est esquissé ces derniers jours, à Washington comme en Europe. « C’est 1999 en Syrie« , écrit le ministre des affaires étrangères kosovar, Enver Hoxhaj, dans une tribune publiée le 23 août sur le site du magazine américain Foreign Policy, érigeant en « modèle » pour la Syrie l’intervention au Kosovo.

Sur le terrain, les deux crises divergent. Dans le cas syrien, pas de guérilla de type UCK (Armée de libération du Kosovo), aux liens étroits avec les services occidentaux, avec une structure de commandement. En outre, les répercussions régionales d’une intervention paraissent bien plus explosives. Sur le plan du droit et de la diplomatie, en revanche, la comparaison est pertinente.

  • Le cadre légal

Au printemps 1999, Bill Clinton décida de lancer une campagne de frappes aériennes contre la Serbie, qui dura soixante dix-huit jours, avec le soutien de l’OTAN mais sans résolution spécifique de l’ONU. « Des juristes expliquaient que les résolutions antérieures sur le Kosovo permettaient une interprétation interventionniste, dit Jacques Rupnik, spécialiste des Balkans, directeur de recherches au Centre d’études et de recherches internationales (CERI). Le contexte des relations entre l’Occident et la Russie n’était pas le même. On était encore dans l’idée d’un partenariat, qui marchait de moins en moins. » La Russie n’était pas mue par un sentiment de revanche et requinquée par la manne des ressources naturelles, deux traits de l’ère Poutine. Elle était affaiblie, mais ouverte à la coopération. Boris Eltsine finissait péniblement sa présidence.

Le pays avait fait partie du groupe de contact – avec les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et l’Italie – qui avait parrainé les accords de Dayton en décembre 1995, mettant fin à la guerre en Bosnie-Herzégovine. En février 1999, la Russie avait participé à la conférence de Rambouillet sur le Kosovo, dont l’échec ouvrit la voie aux frappes aériennes.

La crise kosovare fut un tournant pour la diplomatie russe. « L a dernière goutte d’unilatéralisme qui fit déborder le vase », selon M.Rupnik. Le contournement et l’effacement du Conseil de sécurité, l’affirmation de l’OTAN dans une opération visant un allié de la Russie, marquèrent Moscou pour longtemps.

Après onze semaines de frappes, Slobodan Milosevic finit par accepter le plan de paix des Occidentaux et des Russes. « Ce qui l’a fait céder, ce ne sont pas les bombardements ou l’UCK, mais probablement la fin du soutien russe, sur laquelle on ne peut compter dans le cas syrien », note Pierre Hassner, spécialiste des relations internationales au CERI. La province séparatiste fut placée sous administration internationale.

  • Les justifications d’une guerre

En 1999, l’ère Clinton touchait à sa fin aux Etats-Unis, la prospérité économique régnait. C’était avant l’Afghanistan et l’Irak. Lorsque Bill Clinton décida d’agir, les questions en suspens étaient stratégiques (la durée et l’efficacité des raids aériens, la nécessité éventuelle de troupes au sol…). Il fallait aussi faire la pédagogie de la guerre, peu d’Américains sachant alors situer le Kosovo sur une carte.

« C’est aujourd’hui qu’il faut arrêter ce conflit », disait Bill Clinton avant Rambouillet, car « la violence attire la violence, et si vous ne vous y opposez pas, elle s’aggravera jusqu’à ce que l’on décide enfin de s’y opposer. Le coût en sera alors beaucoup plus lourd dans des conditions plus dangereuses. » L’enkystement syrien, en deux ans, peut se lire à l’aune de cette phrase.

Le paradoxe est que le régime de Slobodan Milosevic avait commis des crimes de plus grande ampleur en Bosnie-Herzégovine, jusqu’au génocide de Srebrenica. « Le cas kosovar est spectaculaire, note Jacques Rupnik, car une guérilla de faible intensité, l’UCK, a provoqué une vaste intervention de l’OTAN. Mais le nombre de morts ne dépassait pas 10 000, contre 100 000 en Bosnie. » Ou en Syrie.

  • Protéger les civils

A l’époque du Kosovo n’existait pas encore formellement la « responsabilité de protéger », adoptée par les Nations Unies en 2005. « Cette notion plus morale que juridique ne change rien, car elle suppose une communauté internationale qui n’existe pas vraiment, dit Pierre Hassner. Elle essaie de contourner le droit d’ingérence en stipulant qu’un gouvernement a le devoir de protéger ses citoyens, et certainement pas de les tuer. Elle a été utilisée une fois, en Libye, détournée de son sens. Visiblement, l’opération consistait à changer de régime. Aujourd’hui, les pays du tiers-monde ne sont pas enthousiastes du tout. Quant à Obama, il est pris à son propre piège. Il a dit qu’Assad devait s’en aller, mais il veut être le président qui a arrêté les guerres, sans en commencer une autre. »

 

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Petite cuillère contre mariage forcé…

Voici un article intéressant sur la situation dramatique de nombreuses jeunes femmes en Angleterre… ou ailleurs…

Source : http://www.lepoint.fr/monde/une-petite-cuillere-contre-le-mariage-force-19-08-2013-1715390_24.php

Une petite cuillère contre le mariage forcé

Faire sonner le portique de sécurité à l’aéroport et se voir refuser l’accès à l’avion : l’ultime chance pour les jeunes victimes de mariage forcé.

Par Sofia Fisher

L’association britannique Karma Nirvana, qui lutte contre le mariage forcé depuis 1993, a mis au point une méthode pour le moins étonnante afin d’éviter de telles unions. Elle conseille aux jeunes femmes envoyées du Royaume-Uni vers l’étranger et craignant d’être mariées de force de cacher une petite cuillère ou autre objet métallique dans leurs sous-vêtements, plus précisément leur culotte. L’idée est de faire sonner les portiques détecteurs de métaux des aéroports, afin d’être isolées pour une fouille corporelle. Une fois séparées de leurs familles, les jeunes filles pourront s’exprimer auprès des agents de sécurité, et se voir empêchées d’embarquer vers les pays où leurs familles cherchent à les marier.

Selon l’association, citée par The Guardian, la stratégie semble avoir déjà fait ses preuves. « Nous avons été en contact avec des personnes qui, grâce à cette technique, ont pu échapper à une situation dangereuse », assure Natasha Rattu, directrice des opérations de Karma Nirvana. « Encore faut-il que les jeunes filles soient conscientes de ce qu’il va leur arriver, et qu’elles aient le courage de révéler la terrible vérité. »

Dernier rempart

Contactée par Le Point.fr, la présidente de l’association, Jasvinder Sanghera, explique : « Je suis moi-même une survivante d’un mariage forcé. Et donc je sais pertinemment bien que dans ce genre de cas, il faut isoler la victime des parents. » La jeune femme a fui sa propre famille à l’âge de 16 ans, après que sa soeur se fut immolée par le feu pour avoir été obligée d’épouser un inconnu. « Se faire arrêter aux portiques de sécurité est une mesure de dernière instance, bien sûr. Il est toujours préférable de pouvoir extirper l’enfant de cette situation avant. Mais comme tout mariage forcé se déroule à l’étranger, l’aéroport est le dernier lieu où l’on peut encore faire quelque chose. Alors quand une victime nous appelle (on reçoit 600 appels par mois) et nous explique que sa famille l’emmène hors du Royaume-Uni sans trop comprendre pourquoi, on lui propose la solution de la cuillère pour alerter quelqu’un, car souvent, c’est une fois à l’aéroport qu’on leur annonce la nouvelle. » Elle ajoute : « 15 % de nos appels proviennent de jeunes garçons. Les filles ne sont malheureusement pas les victimes exclusives de ces pratiques abusives. »

La Grande-Bretagne lutte activement contre les unions forcées et s’est engagée à protéger tout citoyen britannique, quelles que soient les traditions culturelles de la famille, et ce à l’intérieur de ses frontières comme à l’étranger. En 2012, le gouvernement a fait du mariage forcé une infraction criminelle, en plus de ses efforts de coordination avec les corps des enseignants, médecins, assistants sociaux et employés aériens.

Le danger des vacances scolaires

Le gouvernement britannique a d’ailleurs demandé au personnel aéroportuaire d’être particulièrement attentif en cette période estivale, notamment en août. En effet, les vacances scolaires sont particulièrement risquées pour les adolescents : les enseignants ne sont plus présents pour faire remarquer des comportements inhabituels chez l’élève ou des périodes d’absence prolongées. Le 10 août dernier, le gouvernement a lancé un appel de sensibilisation aux signes d’alerte potentiels : l’attitude de la famille de l’enfant, le malaise du jeune, la période de l’année, l’âge de la personne, et surtout des billets d’avion à sens unique.

En 2012, l’unité gouvernementale de lutte contre les mariages forcés a recensé 1 485 cas, dont la moitié se sont déroulés au Pakistan. Elle a aussi pris en charge des plaintes concernant une soixantaine de pays d’Asie, du Moyen-Orient, d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord. Plus de 600 victimes avaient moins de 26 ans au moment de la plainte, et la victime la plus jeune, signalée en mars 2013, avait 2 ans. « Ce n’est que la pointe de l’iceberg », se désole Jasvinder Sanghera. Et elle n’a pas tort, chaque année, les pouvoirs publics estiment entre 1 500 et 5 000 les cas de mariages forcés.

Le Point.fr – Publié le 19/08/2013 à 18:01

Faire sonner le portique de sécurité à l’aéroport et se voir refuser l’accès à l’avion : l’ultime chance pour les jeunes victimes de mariages forcés.

Le Point.fr – Publié le 19/08/2013 à 18:01

Faire sonner le portique de sécurité à l’aéroport et se voir refuser l’accès à l’avion : l’ultime chance pour les jeunes victimes de mariages forcés.

 

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Sur un air de Russie…

 

La Russie a connu de puissant bouleversements durant toute son histoire. Ivan III a émancipé la grand duché de Russie de la tutelle mongole au XIVe siècle, contraignant même la Horde d’or à lui céder le terrain sans même livrer bataille. Par la suite, cette nouvelle nation n’a eu de cesse de conquérir de nouveaux territoires, jusqu’à la Mer Baltique sous Pierre le Grand (il fonde St Petersbourg qui devient la nouvelle capitale en 1712), et jusqu’à la Mer Noire sous Catherine II dans sa lutte contre l’Empire Ottoman (sous son règne, la Russie a augmenté son territoire de 518 000 km²…). Alexandre 1er poursuit cette politique d’expansion, son alliance à la France (paix de Tilsit en 1807) lui laisse assez de répit pour entrer en guerre avec la Suède et annexer la Finlande, avant de reprendre les hostilités contre Napoléon en 1812, la défaite de la Grande Armée confère à la Russie une place de grande puissance européenne. Alexandre II gagne un accès au Danube et achève la conquête du Caucase, la création du royaume de Bulgarie et l’indépendance de la Serbie et de la Roumanie ajoute au prestige de la Russie, dont l’influence s’étend sur le monde slave.

 

Le 20e siècle a connu une Révolution qui a impacté toute la planète, et a vue s’instaurer un régime qui a duré 80 ans. 1986 a vue la chute du Mur de Berlin et l’effondrement du régime communiste, octobre 1993 a connu ce que l’on a nommé « l’octobre rouge de Boris Eltsine », de terribles combats dans les rues, et les chars T 72 ouvrant le feu sur le Parlement sur ordre du Président. Le terrible épisode du sous-marin Koursk et le délabrement de l’économie ont donné une triste image d’un pays en crise. Depuis, son visage a bien changé, la Russie est redevenue une puissance économique et politique de premier ordre. Loin d’être faible et soumise à ses voisins ou aux autres puissances de la planète. L’actuel conflit diplomatique entre Moscou et Washington l’illustre parfaitement. Un fait est certain, la position russe se développe et se renforce, que ce soit à travers le soutien à la Syrie d’El Hassad, ou à l’accueil d’Edouard Snowden, sur la scène internationale, son influence diplomatique tend devenir aussi importante que durant l’ère soviétique.

 

 

Un autre secteur est en forte croissance : l’économie. La crise grecque a révélé plusieurs années d’une forte influence de la Russie dans l’économie grecque (Crète, Grèce continentale, Chypre). Certains parlent déjà de colonisation économique, la situation géopolitique de la Grèce est exceptionnelle, un accès entre la Mer Noire et la Méditerranée via le Bosphore permettrait une formidable expansion commerciale pour les entreprises russes, et des opportunités militaires sans précédent. Au-delà, la question religieuse est très importante, malgré le silence des médias occidentaux sur le sujet. Le rôle de l’église orthodoxe russe auprès des Serbes du Kosovo (ou de Bosnie) n’est pas négligeable. Il permet un soutien politique, diplomatique et peut-ête militaire pour répondre aux menaces et persécutions dont sont victimes ces populations. L’église représente en effet un soutien de poids et fait de Moscou le « grand frère », protecteur de tous les orthodoxes dans les Balkans. La défiance envers l’Europe de Bruxelles et l’Amérique de Washington creusent un fossé déjà profond, en cas de nouveau conflit dans les Balkans, il n’est pas certain que la Serbie soit de nouveau bombardée sans déclencher une violente riposte du grand frère moscovite (ou de Pékin, profitant de l’occasion pour s’affirmer sur le plan diplomatique ou militaire)…

 

Catégories :Ukraine-Russie

Kosovo, la suite…

Au milieu du silence assourdissant sur la situation au Kosovo, je poste ce petit article très éclairant sur cette région d’Europe à nos portes…

Le jour où le prochain conflit se déchaînera, on ne pourra dire que l’on ne savait pas…

Source  : http://french.ruvr.ru/2013_08_01/231934431/

La voix de la Russie

1 Août, 21:29 1

Le Kosovo est une partie du territoire serbe (diplomate russe)

 

Россия москва директор четвертого европейского департамента Маслов Андрей Михайлович МИД РФ

Andreï Maslov

 

Andreï Maslov, directeur du IVe département européen du ministère des Affaires étrangères de Russie, a commenté en exclusivité pour La Voix de la Russie le problème des Balkans.

 

Le peuple serbe fait tout son possible pour conserver le Kosovo-Metohija en dépit de la volonté des pays occidentaux de détacher ce territoire de la Serbie. Quelle est la position de la Russie à ce sujet ?

« La position de la Russie sur le règlement au Kosovo reste intangible. Nous sommes fermement et invariablement attachés aux principes fondamentaux du droit international, au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats dans leurs frontières internationalement reconnues. L’attachement de Moscou et de Belgrade à ces principes a été réitéré dans la déclaration de partenariat stratégique signée le 24 mai dernier par les présidents russe et serbe. L’expérience de l’histoire mondiale, d’autant plus celle de l’histoire des Balkans de ces dernières décennies, met en évidence le danger que recèlent les tentatives de modification des frontières entre les Etats à titre unilatéral. En ce qui concerne le règlement au Kosovo, la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU 1244 est le document juridique international clé. La Russie accorde un soutien invariable à la Serbie amie eu égard à la sauvegarde de son intégrité territoriale. Les positions de nombreux Etats, des membres de l’Union européenne et de l’OTAN compris, sont similaires. Nous partons du fait que les Serbes eux-mêmes détermineront mieux que quiconque leurs propres intérêts nationaux. Belgrade et Pristina mènent des négociations au niveau politique et sous l’égide de l’Union européenne en vue de parvenir à un règlement du problème du Kosovo. Nous accepterons toute solution adoptée par les deux parties. »

La Russie et l’Eglise orthodoxe russe ne reconnaissent pas l’indépendance du Kosovo-Metohija. Au cours de sa première visite officielle en Russie, le patriarche Irénée de Serbie a demandé au patriarcat de Moscou de contribuer à maintenir l’orthodoxie sur son territoire. Croyez-vous que la participation du patriarcat de Moscou au règlement de la question kosovare est importante ?

« La contribution de l’Eglise orthodoxe russe et de l’Eglise orthodoxe serbe au renforcement des liens séculaires entre nos deux pays ne saurait être sous-estimée. Il est évident que les souffrances des coreligionnaires en Serbie en ces temps difficiles pour l’orthodoxie au Kosovo-Metohija ne laissent pas indifférente l’Eglise orthodoxe russe. Mais il vaut mieux que les représentants des Eglises sœurs s’entendent eux-mêmes sur la coopération entre le patriarcat de Moscou et l’orthodoxie serbe. »

Le problème du Kosovo ne réside pas seulement dans la destruction des reliques orthodoxes serbes. C’est aussi les groupes terroristes de séparatistes albanais, le trafic d’armes, le trafic de drogue dont parle souvent La Voix de la Russie. Les Etats-Unis, l’UE et la Russie ont-ils établi une « feuille de route » pour sortir de l’impasse kosovare et est-ce possible dans un avenir prévisible?

« En effet, ce qui se passe dans la partie du Kosovo contrôlée par Pristina – je parle aussi bien de la destruction du patrimoine culturel de l’humanité tout entière et non seulement des croyants orthodoxes que des crimes non dissimulés à l’échelle internationale – présente une menace directe pour les pays limitrophes et le reste de l’Europe. Par exemple, des personnes originaires du Kosovo ont été repérées dans les rangs de l’opposition armée en Syrie. Tous les acteurs internationaux sérieux doivent être intéressés à contrer cette menace. Il va de soi que nous nous prônons une approche concertée de la Russie, de l’Union européenne et des Etats-Unis. Pour ce faire, nous organisons des consultations régulières sur les problèmes des Balkans avec nos collègues des diplomaties occidentales. Pour ce qui est de la « feuille de route », j’ai déjà mentionné que le gouvernement de Serbie et les autorités de Pristina avaient opté pour la voie des négociations sous l’égide de l’Union européenne, formulée dans la fameuse résolution de l’Assemblée générale de l’ONU de septembre 2010. En fin de compte, le Kosovo est, de jure, une partie du territoire serbe et le gouvernement de la Serbie a le droit de décider comment agir. »

Quel est le rôle des médias occidentaux dans la solution des problèmes du Kosovo ? Il est bien connu que le lavage des cerveaux en Europe et aux Etats-Unis, tout comme les accusations contre la Serbie à la veille de l’attaque de Belgrade par l’OTAN, étaient sans précédent. Comment la Russie et la Serbie doivent-elles procéder pour sensibiliser l’opinion publique mondiale ?

« La responsabilité des médias est, certes, immense, lorsqu’il s’agit de questions aussi sensibles que les « points chauds » ou les tensions interethniques. Les schémas dans lesquels des pays ou des peuples sont divisés au préalable en noirs et blancs ne doivent pas être éclipser la situation objective. En ce sens, La Voix de la Russie et la chaîne de télévision Russia Today, qui gagne en popularité auprès du public international, fournissent un exemple d’approche pondérée des sujets qu’elles évoquent. »

Le président de La Voix de la Russie, Andreï Bystritski, a proposé de créer un portail Internet consacré aux Balkans où les politiques et les experts pourraient exposer leur opinion sur les événements dans cette région à problèmes. Trouvez-vous cette idée utile ?

« Un tel portail est au premier chef utile parce qu’il permettra de canaliser les passions souvent démesurées dans les Balkans vers une discussion sereine, menée dans l’esprit de respect réciproque et avec expertise. J’espère que vous réussirez à faire participer à l’analyse des problèmes régionaux des spécialistes prêts à exposer leur vision professionnelle des problèmes des Balkans. 

Nous vous remercions d’avoir apporté à nos questions des réponses utiles et concrètes.

Catégories :Kosovo-Balkans