Archive

Archive for décembre 2013

attentat à Volgograd

30 décembre 2013 Laisser un commentaire

Les séparatistes fondamentalistes du nord Caucase ont frappé la Russie par un attentat aveugle et meurtrier.

Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/12/30/dix-morts-lors-d-une-explosion-dans-un-trolleybus-a-volgograd_4341185_3214.html

Au moins quatorze morts lors d’une explosion dans un trolleybus à Volgograd

 

Le Monde.fr avec AFP | 30.12.2013 à 06h15 • Mis à jour le 30.12.2013 à 10h23

 
Une explosion dans un trolleybus a tué dix personnes à Volgograd, en Russie, lundi 30 décembre.

 

Au moins 14 personnes sont mortes et 28 ont été blessées à la suite d’une explosion survenue lundi 30 décembre dans un trolleybus à Volgograd, dans le sud-ouest de la Russie, où un attentat-suicide a fait 17 morts dimanche, a indiqué le ministère de la santé russe. Selon les premiers éléments de l’enquête, ouverte pour « attentat terroriste » et « trafic d’armes », « l’engin explosif a été déclenché par un kamikaze de sexe masculin ».

 

Les explosifs utilisés pour l’attentat présentent des éléments « identiques » à ceux utilisés dimanche, ce qui « confirme la version d’un lien entre les deux attentats », a précisé le comité d’enquête russe, chargé des principales investigations dans le pays.

 

L’explosion a eu lieu a 8 h 23, heure locale (5 h 23, heure de Paris), a précisé le ministère des situations d’urgence dans un communiqué. Selon les images montrées à la télévision nationale, le véhicule a été totalement détruit par la puissante explosion.

 

M. Poutine « a donné au comité national antiterroriste une série d’instructions pour renforcer la sécurité sur l’ensemble du territoire de la Fédération de Russie », a déclaré un porte-parole du comité lundi, cité par les agences russes.

 

Dimanche, les mesures de sécurité avaient déjà été renforcées dans toutes les principales gares et principaux aéroports de Russie après l’attentat dans la gare centrale de Volgograd, qui a coûté la vie à 17 personnes. Les autorités régionales avaient par ailleurs annoncé avoir mis en place un niveau élevé d’alerte antiterroriste dans la région de Volgograd pour les quinze jours à venir.

 

PLUSIEURS ATTENTATS

 

Un attentat-suicide commis par une femme kamikaze à bord d’un bus de la même ville, le 21 octobre, avait fait sept morts et une trentaine de blessés, soit l’explosion de ce genre la plus meurtrière en dehors du nord du Caucase depuis près de trois ans. Cet attentat avait été attribué par les enquêteurs à une femme de 30 ans nommée Naïda Assialova, originaire du Daghestan, une république russe en proie à une insurrection islamiste. Vendredi, l’explosion d’une voiture piégée a fait trois morts à Piatigorsk, dans le sud de la Russie.

 

Volgograd, l’ancienne Stalingrad, est une ville d’un million d’habitants située à 700 kilomètres environ au nord de Sotchi et à plusieurs centaines de kilomètres de républiques et régions musulmanes du Caucase du Nord en proie à des violences séparatistes quasi quotidiennes. Le chef de cette insurrection islamiste, le Tchétchène Dokou Oumarov, a appelé ses partisans dans une vidéo mise en ligne en juillet à recourir à « la force maximale » pour empêcher le président Vladimir Poutine d’organiser les Jeux olympiques d’hiver.

Catégories :Ukraine-Russie

kosovo, des élections en demi-teinte…

26 décembre 2013 Laisser un commentaire

Les récentes élections municipales au Kosovo ont fait ressortir les tensions entre Serbes et albanophones, sans réelle solution durable…

Source : http://balkans.courriers.info/article23899.html

Kosovo : après les élections municipales, comment reprendre le dialogue avec Belgrade ?

 

Traduit par Mandi Gueguen

 

 

Publié dans la presse : 17 décembre 2013 -Mise en ligne : mardi 24 décembre 2013

 

Les récentes élections municipales au Kosovo risquent de peser pour beaucoup dans le processus de normalisation des rapports entre Pristina et Belgrade. Les problèmes et les doutes persistent encore, surtout au nord de Mitrovica. Retour sur un scrutin compliqué, qui risque de changer la donne.

 

Par Tatjana Lazarević

« ZSO », « CIK », « Srpska » : voici de nouveaux termes apparus dans le vocabulaire politique du nord du Kosovo. Ils sont les signes avant-coureurs d’un changement qui devrait advenir dans les prochains mois, après 14 années de résistance aux missions internationales et à l’intégration dans l’Etat du Kosovo.

Selon les données définitives produites par la Commission électorale centrale du Kosovo, la Liste citoyenne Srpska, souvent perçue comme la « liste de Belgrade », a obtenu la majorité des sièges dans les cinq municipalités kosovares à large majorité serbe du Kosovo du Nord, mais ce ne fut pas le cas au nord de Mitrovica. Dans la ville divisée, la « Sprska » a obtenu le même nombre de sièges (six), que la Liste citoyenne « Serbie, démocratie, justice » (SDP), dirigée par Oliver Ivanović, après la répétition du vote dans deux bureaux à la suite des incidents survenus pendant le premier tour du 3 novembre.

La liste « Sprska » a fait élire neuf maires sur une possibilité de dix municipalités à majorité serbe sur tout le territoire du Kosovo. Le nouveau maire de Mitrovica Nord sera Krstimir Pantić, élu de liste « Srspka », qui a battu en ballotage avec quelques centaines de voix le vice-secrétaire pour le Kosovo du gouvernement de Belgrade, Oliver Ivanović. Au Nord, la participation moyenne aux trois tours des 3 et 17 novembre et 1er décembre a dépassé de peu les 20%.

Le fiasco du 3 novembre

Le premier tour des élections administratives, tenu le 3 novembre, a été un échec total au nord de Mitrovica. L’OSCE a déclaré que les conditions n’étaient pas réunies pour permettre l’expression d’un vote libre, alors que des hommes masqués et armés de bâtons ont fait irruption dans quelques bureaux de vote en fin d’après-midi et ont détruit les urnes électorales. La participation avait été extrêmement basse jusqu’à la survenue des faits et d’autres irrégularités avaient été constatées.

Les partisans du boycott ont rappelé leur position : clore « les élections illégitimes de l’Etat non-reconnu du Kosovo ». Même si les principaux médias ne l’ont pas repris, leur leader avait alerté l’opinion publique sur l’éventualité d’incidents le jour des consultations administratives. Il a soutenu, peu de temps avant que ces incidents ne se produisent, qu’ils auraient été organisés justement pour délégitimer la campagne pour le boycott. Marko Jakšić a voulu ainsi ne pas être rattaché à ces violences. Or, ses déclarations se sont répandues dans les médias sociaux alors que les médias traditionnels et les membres des listes électorales signalaient de nombreux cas d’intimidations dirigés contre les électeurs.

Les partisans du boycott ont été repérés aux alentours des bureaux de vote, en train de crier « traîtres » aux petits groupes d’électeurs, qui souvent accompagnés de leurs supérieurs hiérarchiques, se rendaient aux urnes affichant un air préoccupé et inquiet. Bien des électeurs étaient amis, parents ou des soutiens des candidats en lice. Jusqu’à la survenue des incidents, qui a mis fin à la journée électorale, la participation ne dépassait pas les 12% au Kosovo du nord et les 7% à Mitrovica.

Pour les médias, ces violences étaient la conclusion logique d’une journée électorale extrêmement problématique. Une vidéo d’amateur a circulé ensuite sur le Net où on pouvait voir fuir le groupe d’agresseurs du bureau de Mitrovica. De nombreux commentaires mettaient en cause l’implication possible d’Aleksandar Vulin, ministre sans portefeuille pour le Kosovo et la gendarmerie serbe.

Des témoins oculaires ont mentionné des « visages inconnus, portant des joggings et des vestes en cuir, aux cheveux très courts », comme l’a confirmé le leader de l’Initiative anti-élections, Nebojša Jović. La nouvelle de la présence à Mitrovica de l’ancien commandant de la gendarmerie serbe, Bratislav Dikić, a bien animé la ville. D’autres « éléments intéressants » semblaient être présents, comme l’homme d’affaires Zvonko Veselinović, réputé proche du Parti progressiste serbe et de Mladen Obradović, leader du mouvement de l’extrême droite « Obraz ». Le leadership politique de la Serbie, a annoncé avoir tiré au clair les responsabilités de l’échec, mais aucun responsable n’a publiquement été identifié.

Le retournement de situation au second tour

Le second tour du 17 novembre dans deux bureaux de vote au nord de Mitrovica et dans trois bureaux de vote de Zvecan, a été marqué par une participation atteignant les 22%. Des groupes d’ouvriers, menés par leurs superviseurs, se sont présentés pour voter. L’atmosphère par rapport au premier tour était de tout évidence plus pacifiée.

Les médias ont rapporté des pressions exercées sur des citoyens pour les « convaincre » de participer aux élections. Les plus insistantes provenaient des institutions financées par Belgrade, qui ont poussé leurs salariés à aller voter. Beaucoup de ces derniers se sont retrouvés entre « le sens du devoir envers l’Etat [serbe] » et leurs intimes convictions de s’abstenir. Seulement quelques uns ont eu le courage d’admettre publiquement avoir subi ces pressions. Mais uniquement dans les médias sociaux, les autres médias ne leur ont pas vraiment prêté attention.

Vesna Čosić, « mère courage »

Elle a incarné l’exemple le plus dramatique des pressions « pro-vote ». Au chômage et enceinte, cette habitante du nord de Mitrovica, a dénoncé, via Facebook, avoir subi les chantages d’un fonctionnaire des services sociaux. L’homme lui aurait dit que ses aides lui seraient versées si elle votait pour le candidat de la « Srpska » Krstimir Pantić.

L’histoire de Vesna Čosić a immédiatement été utilisée par le rival du maire élu, Oliver Ivanović, qui a promis d’aider cette femme. Cette dernière a annoncé qu’elle ne prenait parti pour aucun des candidats en lice mais qu’elle dénonçait fermement le népotisme et la corruption des pouvoirs locaux aux allures mafieuses. En déclarant faire partie de ces rares personnes qui ont défendu Mitrovica en 1999, Vesna Čosić a fini par s’exprimer contre les élections.

Elections sous tension

Le 1er décembre, la participation électorale est à nouveau descendue à 17%. Aucun incident majeur n’a été enregistré, exception faite des escarmouches lancées par les deux candidats à la mairie, Oliver Ivanović et Krstimir Pantić. Le premier accusait le dernier à être le candidat des Albanais et des pays occidentaux, qui dénonçait à son tour le choix de Belgrade de soutenir une seule liste au Kosovo, la « Sprska ». Après le dépouillement des bulletins, les deux semblaient conscients de la nécessité de collaborer au sein de l’administration de la ville dans les mois à venir, après la constitution de l’Association des municipalités serbes obtenue par Belgrade à la table des négociations de Bruxelles.

Malgré la complexité de cette affaire, les Serbes semblent partager en nombre et en privé l’idée que les trois tours électoraux ont été une humiliante farce pour tenir dans le cadre de l’implémentation forcée des accords de normalisation des rapports entre le Kosovo et la Serbie. Bien loin des élections démocratiques, décrites par les médias « alignés ».

Tanja Vujisić, correspondante de Radio Belgrade et reporter pendant les élections a affirmé : « le vote au nord, surtout le 17 novembre, avait des allures d’un vrai état de siège. On n’avait pas vu une telle accumulation de forces de l’ordre même dans les moments les plus chauds des confrontations interethniques. Les élections devraient être, par définition, un processus libre. Mais à Mitrovica, elles ont été accompagnées de soldats, de véhicules militaires, d’hélicoptères de la police. Le silence électoral a largement été violé, surtout par les chaînes de télévision. Du matériel électoral a été distribué même à l’intérieur des bureaux de vote. Aucune sanction n’est tombée. Le 1er décembre, l’OSCE a interdit aux médias de filmer les bureaux de vote, de recueillir des déclarations des électeurs. Cameraman, photographes et reporters n’ont pas pu observer la clôture de la journée électorale et l’ouverture des urnes. La Commission électorale centrale a tenu seulement quelques conférences de presse dans la journée, ce qui est bien insuffisant pour assurer une bonne surveillance du processus de vote et de la participation. La campagne informative pour expliquer les règles du vote a été désastreuse et a entraîné l’annulation de très nombreux bulletins. Aussi parce que les bulletins eux-mêmes étaient confus ».

Intégration ou nouvelles résistances

Malgré l’importance de ces élections tant pour la Serbie que pour le Kosovo, les Serbes du Nord sont mitigés : pour certains, elles représentent le début d’une silencieuse intégration de la région dans la société kosovare, pour d’autres, la tentative de transformer la toute nouvelle Association des municipalités serbes en une sorte de « micro-Etat ».

Tous refusent, toutefois, de se voir comme étant des « Kosovars », et restent fidèles, au moins partiellement, à la « Serbie dans le Kosovo ». De nouveaux défis sont désormais plantés sur le chemin de l’application des accords de Bruxelles : l’entente sur les douanes et sur l’ouverture du Tribunal au Nord de Mitrovica.

Catégories :Kosovo-Balkans

La situation des Serbes du Kosovo, toujours préoccupante…

26 décembre 2013 Laisser un commentaire

Au lendemain de noël, la situation des Serbes du Kosovo demeure source d’inquiétude, un élément de plus qui confirme les tensions communautaires sans solution à ce jour…

Source : http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2013/12/20/01006-20131220ARTFIG00328-mgrtheodose-au-kosovo-les-serbes-vivent-dans-la-peur.php

Mgr Théodose : «Au Kosovo, les Serbes vivent dans la peur»

Par Jean-Christophe Buisson – Publié le 20/12/2013 à 10:52

Retranchés dans des enclaves protégées par les forces de l’ONU ; obligés de vivre leur foi sous protection internationale ; interdits de déplacements libres dans leur propre pays… Telle est la situation des 100.000 Serbes orthodoxes vivant encore en Kosovo-Métochie, qui est à la Serbie ce que la Touraine est à la France: son berceau historique. Depuis l’intervention de l’Otan en 1999, puis l’indépendance unilatérale du Kosovo (non reconnue par Belgrade, mais pas non plus par l’Espagne, la Grèce ou la Roumanie), se produit ici, au cœur de l’Europe, ce que Nikola Mirkovic, dans un livre très complet et très documenté, Le Martyre du Kosovo, nomme «le chemin de croix du peuple serbe». En dépit du travail remarquable d’organisations humanitaires comme Solidarité Kosovo , qui organise notamment chaque année un convoi de Noël dans les enclaves serbes, la situation peine à s’améliorer. Pour Le Figaro Magazine, Mgr Théodose témoigne.

  •  
       
 

Cet article est réservé aux abonnés

Catégories :Kosovo-Balkans

Grenoble, une ville de pointe…..

20 décembre 2013 Laisser un commentaire

Grenoble est une ville résolument novatrice, elle le prouve une fois de plus avec le projet de véhicules I-road disponibles à la location courant 2014.

Source : https://www.lenergieenquestions.fr/tag/grenoble/?gclid=COHn-tfVvrsCFSj3wgodangAzQ

L’i-Road, un véhicule électrique en libre-service à Grenoble en 2014

Borne de recharge EDF © EDF - Aldo SperberSon nom : l’i-Road. Même si son design semble futuriste, ce bi-place électrique présenté lundi 4 mars en exclusivité mondiale au salon automobile de Genève circulera bientôt dans les rues de Grenoble. L’i-Road , ainsi qu’un autre modèle de véhicule électrique conçu par le constructeur japonais Toyota (la mini-citadine COMS selon le site MobiliCité), seront mis à disposition des grenoblois dès 2014, en libre-service, dans le cadre d’un partenariat conclu avec EDF et l’agglomération iséroise.


 

Une flotte de 70 véhicules

Le parc de micro-voitures électriques grenoblois comptera 70 véhicules. Il sera expérimenté pour une durée de trois ans.

La location sera gérée par l’opérateur Citelib qui assure déjà la location de voitures électriques à Grenoble. Les utilisateurs pourront donc, avec une carte d’abonnement unique, louer une voiture électrique ou l’un des deux modèles de micro-véhicules proposés par Toyota.

L’i-Road est un véhicule bi-place à trois roues, conçu pour le milieu urbain et les déplacements de courte distance. Mesurant 2,35 mètres de long et seulement 85 centimètres de large (approximativement la largeur d’un scooter), il permet de se faufiler dans le trafic pour contourner les embouteillages.

Une batterie électrique développée par le CEA de Grenoble

Ses deux batteries électriques de 2 kW assurent à l’i-Road une autonomie de 50 kilomètres à une vitesse constante de 30 km/h. Cette pile de nouvelle génération, développée par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Grenoble, pourrait équiper tout les exemplaires d’i-Road qui seront vendus en Europe.

Des bornes de recharge EDF sont implantées à des emplacements stratégiques de la ville de Grenoble. La vérification de la disponibilité et la réservation des véhicules pourront s’effectuer à partir d’un Smartphone.

EDF et la voiture électrique

Le groupe EDF s’est engagé à acquérir 5.000 véhicules électriques sur la période 2011-2015.

Il s’est également lancé sur le marché émergent de la location de voitures électriques en proposant une offre de location aux entreprises.

A Strasbourg, EDF vient de lancer l’expérimentation de huit bornes de rechargement nouvelle génération.

De son côté, ERDF, qui gère l’essentiel du réseau de distribution d’électricité français, a signé un protocole d’accord en vue d’harmoniser la répartition géographique des sites de recharge et la géolocalisation des bornes.

En savoir plus 

→ Grenoble, Toyota et EDF lancent l’i-Road électrique en libre-service (MobiliCité)

Catégories :grenoble

Une page sombre des Balkans….

19 décembre 2013 Laisser un commentaire

Une des pages les plus sombre des Balkans du 21e siècle n’en finit plus de disputer le flou à l’indignation….

Source : http://balkans.courriers.info/article23867.html

Trafic d’organes au Kosovo : les principaux suspects échappent toujours à Eulex

 

 

Mise en ligne : mercredi 18 décembre 2013

 

Cela fait maintenant deux ans et demi que les deux principaux suspects ont été mis en examen dans l’affaire de trafic d’organes à la clinique Medicus. Pourtant activement recherchés, fichés par Interpol, le médecin turc Yusuf Sönmez et l’Israélien Moshe Harel sont toujours introuvables. La justice d’Eulex s’impatiente.

 

(Avec Balkan Insight) – Plus de huit mois après les premières condamnations dans l’affaire de trafic d’organes à la clinique Medicus, la mission Eulex a reconnu qu’elle ne disposait toujours pas d’informations lui permettant d’arrêter les deux principaux suspects.


Retrouvez notre dossier :
Trafic d’organes : « Au Kosovo, tout le monde était au courant »


Le médecin turc Yusuf Sönmez et l’Israélien Moshe Harel, accusés de trafic d’organes et de crime organisés sont en cavale depuis qu’ils ont officiellement été inculpés en juin 2011. Ils figurent pourtant sur les fichiers des criminels activement recherchés d’Interpol.

Le juge d’Eulex Malcolm Simmons s’est dit « inquiet que rien ou presque n’ait eu lieu depuis ». « Nous ne pouvons faire que le strict minimum tant que les accusés n’ont pas été arrêtés », a-t-il rappelé lors d’une audience qui s’est tenue à Pristina pour rendre compte de l’évolution de l’enquête sur le trafic d’organes.

Pour le procureur d’Eulex Allen Cansick, « Harel se trouve toujours en Israël », tandis que « la mission a des informations qui indiquent que Sönmez se déplace tout autour de la planète ». Le procureur se veut néanmoins optimiste : « il y a des chances qu’ils soient un jour conduits au Kosovo ».

Les accusés ne peuvent pas être jugés par contumace, de sorte qu’un éventuel futur procès dépend de leur extradition.

Catégories :Kosovo-Balkans

Ukraine… une voix dissonante…

13 décembre 2013 Laisser un commentaire

L’actuelle « révolution de Kiev » a de airs de « révolution orange », il faut être cependant plus nuancé et élargir l’analyse de cet événement par une vision quelque peu différente…

Source : http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/74538918/255507553/

L’Ukraine ou la grande œuvre au noir des décideurs occidentaux

L’Ukraine ou la grande œuvre au noir des décideurs occidentaux

Télécharger le fichier audio

Richard Labévière, qui a fait ses premières armes au service de la France à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), rédacteur en chef de la page cors@ir consacrée à la Défense, nous a livré ses impressions des événements ukrainiens, enjeu des technocrates bruxellois et de Washington.

La Voix de la Russie. Que pensez-vous de l’Ukraine et du rôle joué par l’Occident dans cette affaire ?

Richard Labévière. « La première remarque déjà : on a l’impression d’assister à un film ! C’est du déjà vu avec les fameuses révolutions de couleur en Géorgie et ailleurs… Les révolutions de couleur – et chacun le sait ! – ont été puissamment financées par George Soros, par les ONG qui, à son tour, ont été abreuvées par la Fondation Ford et d’autres bailleurs de fonds occidentaux ou plus précisément, américains.

Il s’agit de la poursuite d’un processus amorcé depuis la fin de la Guerre Froide et depuis la chute du mur de Berlin, et qui cherche à diminuer, à contester et à amoindrir l’influence de la Fédération de Russie. Ils considèrent que Moscou c’est toujours l’Union Soviétique et que Vladimir Poutine c’est toujours Lénine. Je dirais qu’il y a une vieille perception de la Guerre Froide par Washington et l’OTAN. C’est également comme ça que cela se reflète dans l’esprit des pays européens qui continuent à reproduire cette image et à considérer la Russie comme un ennemi.

Secundo, pour ce faire, les pays anglo-saxons n’ont cessé de générer ces révolutions de couleur. Plus précisément, ma deuxième remarque est la suivante : il est étonnant de voir aujourd’hui – chose assez significative ! – que la porte-parole du gouvernement américain déclare qu’il a été alloué plusieurs centaines de milliers de dollars à l’Ukraine pour sa « modernisation » et « un ensemble de mesures qui permettraient d’accélérer son chemin vers l’intégration européenne. A ne parler que de la position de M. Barroso, ce cheval de Troie des Américains à Bruxelles… Et tout cela s’opère avec l’appui des fonds privés, à l’instar de George Soros, un spécialiste des ONG au service de la géopolitique américaine et occidentale.

Autre remarque. Pourquoi connaît-on l’Ukraine et la région ? Parce qu’en fait, l’Ukraine est ce qu’on appelle « la première Russie » : beaucoup d’élites russes aujourd’hui – politiques, économiques et culturelles – tirent leurs origines de l’Ukraine. On sait pertinemment que sur le plan économique les relations entre la Russie et l’Ukraine sont extrêmement importantes, surtout dans le domaine de l’emploi. Par conséquent, on ne peut que comprendre les interrogations de Moscou sur le rôle à jouer par Moscou dans le processus actuel. Il est également étonnant de voir Madame Ashton et d’autres politiques européens de donner des leçons de démocratie aux Ukrainiens. Et on comprend que pour la Russie c’est tout à fait insupportable. Lorsque je parlais avec mes amis européens, je leur disais : « Imaginez que les amis de Poutine ou d’autres responsables russes ou les responsables d’autres pays de l’Europe Centrale, aient fait des commentaires sur la Manifestation du mariage pour tous en France ou sur les manifestations à propos des écotaxes ou fermeture d’entreprises en Europe ! On trouverait cela insupportable !

Un dernier point : je dirais à nos amis ukrainiens et russes que pour nous, Français, l’UE aujourd’hui, ce n’est certainement pas la liberté et le progrès économique. Elle incarne plutôt la dérégulation et la privatisation ! C’est la casse du secteur industriel et de la branche agroalimentaire. On voit bien que ce processus est financé par les fondations américaines et autres. On perçoit également que la finalité est de réduire l’influence géopolitique de la Russie. »

 

Commentaire de l’Auteur. Richard Labévière ne mâche pas ses mots. Il a raison de dire qu’après avoir réussi à en découdre avec la France gaulliste qui essaie désespérément de renaître de ses cendres, l’Amérique est en train de s’attaquer à ce que les stratèges appellent le sanctuaire national russe ! C’est un peu comme si les fusiliers marinsrusses débarquaient en Floride pour lancer la grande révolte des Sudistes contre Washington ! Malheureusement, force m’est de constater que cette rude manœuvre réduit à néant deux décennies d’efforts des politiques européens qui cherchaient à rapprocher la Russie de l’Europe. Les Russes, ensemble avec une grande partie de la population ukrainienne, vivent ce comportement occidental comme une tentative de s’ingérer dans les affaires intérieures d’un pays comme c’était déjà le cas récemment en Yougoslavie, en Libye, en Syrie, en Irak, au Liban, en Palestine, en Egypte, au Maroc et ailleurs. Nombreux sont ceux qui se souviennent de la Seconde Guerre mondiale et qui disent que la bête occidentale sort de son antre pour semer la discorde et la terreur dans les pays adjacents. En même temps, les manuels d’histoire sont là pour nous rappeler l’Entente cordiale des pays occidentaux en 1917 qui a accaparé une grande partie de l’Ukraine, le Caucase et pour les Américains – la région du Nord et de l’Extrême-Orient, ensemble avec les Japonais. C’est du vécu qui est resté dans le subconscient collectif slave. Le jour d’aujourd’hui ne fait que corser la facture expansionniste d’une Europe Occidentale hyper pernicieuse et agressive. T

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur.

Catégories :Ukraine-Russie

la Grèce… la crise et le reste…

13 décembre 2013 Laisser un commentaire

La crise de l’euro n’en finit plus de ravager certains pays comme la Grèce, de quoi refroidir les nouveaux adhérents…

Source : http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Constantin-Tsoukalas-Nous-vivons-une-crise-humanitaire-en-Grece-2013-12-13-1075457

Constantin Tsoukalas :  « Nous vivons une crise humanitaire en Grèce»

 

Un entretien avec Constantin Tsoukalas, sociologue, professeur émérite de l’université d’Athènes

 

13/12/13 – Mis à jour le 13/12/13 – 13 H 37
 

 

Pour Constantin Tsoukalas, la crise balaye l’idée d’Europe solidaire.

Socrates Baltagiannis/ pour la Croix

Pour Constantin Tsoukalas, la crise balaye l’idée d’Europe solidaire.

 

Comment jugez-vous la situation en Grèce ?

Constantin Tsoukalas : Le recul du niveau de vie est considérable. Nous vivons une crise humanitaire. Nous pensions que cela était réservé aux pays les plus pauvres du tiers-monde et voilà que la crise humanitaire arrive en Europe. C’était pourtant impensable dans l’Europe de l’après-Seconde Guerre mondiale. Faute de pouvoir dévaluer notre monnaie, il a fallu appliquer le concept de « dévaluation intérieure », c’est-à-dire d’autodévaluation. Autrement dit, les salaires et retraites ont été baissés de 35 % ! 

Certains pensent qu’il faudrait aller encore plus loin en baissant de nouveau les revenus, en ôtant les barrières aux licenciements, en expulsant les personnes qui ne peuvent plus honorer leurs traites. Il n’y aurait ainsi pas d’autre solution que de s’appauvrir.

Vous contestez cette vision  ?

C. T. : Nul ne doute des effets désastreux d’une telle expérience politique qui consiste à aller le plus loin possible. Nous allons finir par épouser la rhétorique du philosophe anglais du XIXe  siècle Herbert Spencer, selon lequel les pauvres qui n’arrivent pas à survivre n’ont qu’à mourir. La crise balaie toute idée d’Europe solidaire, rationnelle et humaniste. La convergence des pays de l’Union européenne est oubliée bien qu’elle figure en tête de la constitution européenne. L’on sait pourtant qu’il s’agit d’un projet politique de très long terme. Regardez comment l’ex-Allemagne de l’Est reste sous développée par rapport à l’Allemagne de l’Ouest plus de vingt ans après la réunification, en dépit des sommes colossales qui ont été déversées. Que peut-on espérer dans une Europe de plus en plus divergente ?

Les Grecs semblent pourtant résignés…

C. T. : L’illusion de confort et d’aisance qui prévalait avant la crise s’écroule de manière très brutale. Lorsque votre retraite de 1 200 € chute à 650 €, vous ne vivez plus, vous survivez, même si la notion de privation est toujours relative. La classe moyenne est laminée. Le nombre de dépressions nerveuses augmente, de même que les suicides et les internements. Et l’on ferme des hôpitaux psychiatriques ! 

C’est démentiel mais c’est vrai. Les gens sont en suspens. Ils ont perdu leur travail ou ils ont peur de le perdre. Tout le monde se sent en insécurité, a peur pour son travail, son argent, sa maison, sa santé. Le désespoir est contagieux. Il est devenu endémique. Tout comme l’est la véritable hémorragie de confiance dans les institutions et les garants des institutions. Beaucoup ne croient plus en l’avenir. Or appartenir à une société, c’est précisément croire en l’avenir.

Comment expliquer qu’il n’y ait pas d’explosion sociale ?

C. T. : Cet excès de précarité est très néfaste d’un point de vue psychique. La douleur psychique s’alimente d’une douleur sociale. L’on sent la tristesse et l’abattement mais aussi la révolte. Il est possible de passer de la colère à l’apathie et inversement. Ces états se renforcent l’un l’autre. La distance est minime entre l’intériorisation, l’acceptation et l’explosion. Il n’y a certes pas d’explosion sociale. Peut-être vaudrait-il mieux dire pas encore. Le gouvernement s’oppose – mais jusqu’à quand ? – à la demande de la troïka (1) de lever le moratoire sur les expulsions car il sent bien que cela risquerait d’enflammer le pays. Cependant, les révoltes ne sont jamais prévisibles, elles peuvent éclater n’importe quand pour n’importe quel prétexte.

Les nombreuses initiatives solidaires n’incitent-elles pas à l’optimisme ?

C. T. : Comme souvent, la crise alimente l’expression artistique, intellectuelle et citoyenne. La vie ne s’arrête pas. On joue de la musique, des théâtres voient le jour. Partout des mouvements de solidarité s’organisent. Ces phénomènes sont réconfortants, même s’ils ne peuvent à eux seuls résoudre le problème et ils témoignent de la destruction de l’État social.

C’est le cas en Grèce ?

C. T. : Selon la méthode du salami, on coupe chaque jour une « tranche », dans l’éducation, la sécurité sociale, les pensions, etc. Tout ce qui a été conçu depuis la Seconde Guerre mondiale vole en éclats.

recueilli par MARIE VERDIER (à Athènes)

(1) Le FMI, la Commission européenne et la Banque centrale européenne forment la troïka chargée de trouver une solution à la crise des dettes souveraines en Europe.

 

Catégories :Kosovo-Balkans