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De la Russie…

 
La réaction russe, contrairement à ce que l’on nous présente au quotidien, n’est que la conséquence d’une politique d’extension de la zone OTAN aux pays anciennement signataires du Pacte de Varsovie. Ainsi, cette extension arrive à un point limite car il atteint désormais une frontière terrestre avec la Russie, ce qui représente une situation que Moscou refuse. En outre, la possibilité de remettre en question le port militaire de Crimée constitue une réelle menace, une complète remise en cause des projet sur la Mer Noire qui devra peut-être déboucher sur le contrôle, à terme, du détroit du Bosphore, véritable verrou qui ouvre la Mer Noire vers la Mer Egée et la Méditerranée, avant l’Atlantique…

 
Perdre la Mer Noire, c’est à terme perdre tout débouché maritime au sud et partager une frontière avec un pays membre de l’OTAN et donc susceptible d’abriter des bases militaires américaines. Déjà, en 2008 la présence de navire de l’OTAN en Mer Noire a déclenché une forte réaction russe, suite à l‘opération militaire en Géorgie. En 2009 un accord entre les Présidents Obama et Medvedev a stoppé le programme de bouclier antimissile et donc l’installation de radars à longue portée en République Tchèque et en Pologne. En 2010, la Roumanie a donné un accord de principe, la base de Devenelu est choisie en 2011 pour accueillir près de 200 militaires américains d’ici 2015. La même année, la Turquie signe un memorandum pour l’installation d’un radar sur la base de Kurcelik. A terme, en 2018, le bouclier en Europe devrait être opérationnel.
 
Dans de telles conditions, Moscou ne peut se permettre de rester sans réagir. Est-ce à dire que le Président Poutine serait susceptible d‘une contre offensive ?
La question reste entière, en effet les régime syrien de Bachar El Assad (une fois stabilisé) pourrait probablement accueillir une ou plusieurs installations militaires russes dans le cadre d’accords d’investissements commerciaux…
Que dire alors de la Serbie, des enclaves serbes du Kosovo et de Bosnie ou encore de la Grèce où les investissements russes sont particulièrement importants ?
 
La crise de l’euro a révélé cette présence russe chez le « petit frère orthodoxe  » au grand public, une telle présence représente une masse financière importante, des investissements très utiles pour une économie mise à mal. Elle représente peut-être également une garantie contre la Turquie (« l’ennemi de 400 ans) accessible sur ses côtes nord par la Mer Noire, à deux pas de la flotte militaire russe en Crimée...
Sur ce modèle, comment les autorités de l’OTAN pourraient réagir devant une politique expansionniste russe ?
Cette question lourde de conséquence n’a pas encore apporté de réponse, mais bien des interrogations. Il serait peut-être sage que l’on s‘en pose également…

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Catégories :Ukraine-Russie
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