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Archive for juin 2014

La Gagaouzie, une n ouvelle Ukraine ?

Source : le-gouverneur-de-gagaouzie-province-moldave-tente-par-un-scenario-ukrainien

Le gouverneur de Gagaouzie, province moldave, craint un « scénario ukrainien »

Au sud de la Moldavie et à 200 kilomètres d’Odessa en Ukraine, la province autonome moldave de Gagaouzie craint d’être rattrapée par la tourmente ukrainienne. Alors que la Moldavie opère actuellement un rapprochement avec l’Union européenne, les 160 000 Gagaouzes, majoritairement turcophones et orthodoxes, ont affirmé à une écrasante majorité leur souhait d’intégrer l’Union douanière russe à l’issue d’un référendum organisé en février 2014. Au siège du gouvernement local à Comrat, la capitale gagaouze, Mihail Formuzal, gouverneur depuis 2006, s’en explique.

Depuis 1994, la Gagaouzie est reconnue par Chisinau comme région autonome. Pourquoi des velléités séparatistes resurgissent-elles vingt années après l’obtention de ce statut ?

A la dissolution de l’Union soviétique en 1990, la Gagaouzie a été l’un des premiers pays à déclarer son indépendance. La république de Gagaouzie a existé pendant quatre ans, même si personne ne la reconnaissait. Nous avions notre président, notre soviet suprême et même des forces armées. Le 23 décembre 1994, nous avons convaincu la Moldavie de nous octroyer un statut de province autonome. Mais ces vingt dernières années, le parlement moldave n’a cessé de revenir sur les acquis de 1994 en prétextant modifier la Constitution pour s’aligner sur l’Union européenne. Peu à peu, la Gagaouzie est redevenue une simple région moldave. Nous ne sommes pas représentés dans les instances du pouvoir central. Le gouvernement nous considère comme des Moldaves de second rang.

Est-ce pour ces raisons que vous avez organisé en février un référendum ?

Le 2 février 2014, nous avons posé deux questions au peuple gagaouze : « Etes-vous d’accord pour que la Gagaouzie rejoignent l’Union douanière russe » et « Etes-vous pour l’indépendance de la Gagaouzie si la Moldavie se réunifiait avec la Roumanie ? ». A plus de 98 %, les votants ont répondu « oui » à chacune de ces questions. Car le processus de rapprochement avec l’Union européenne a pris l’allure d’une intégration par la porte roumaine. A l’école, nos enfants doivent apprendre l’histoire de la Roumanie. Nous avons notre propre identité, notre propre culture. Pourquoi apprendre l’histoire d’un autre pays ? Évidemment, le pouvoir central de Chisinau nous considère comme des séparatistes et plusieurs actions en justice ont été lancées contre moi. Pourtant, les observateurs présents à ce scrutin n’ont pas relevé d’irrégularités et l’Europe ne nous a pas condamné.

Depuis le 28 avril, les citoyens moldaves peuvent circuler librement dans l’espace Schengen. N’êtes-vous pas tentés d’en profiter ?

Pourquoi avons-nous ouvert nos frontières aux Européens alors qu’ils ne nous laissaient pas circuler librement sur leur territoire ? L’Europe se moque de nous. [L’obligation de visa] a été levée, mais l’Europe nous impose encore des conditions financières pour pouvoir voyager dans l’espace Schengen. Quelles conditions vous impose-t-on lorsque vous souhaitez nous rendre visite ? Et puis, cette libéralisation intervient avec dix ans de retard. Tous les Moldaves qui souhaitaient travailler en Europe ont déjà des passeports roumains. Ici, il n’y pas eu d’euphorie car les Gagaouzes ne se sentent pas Européens. L’Europe ne crée que des problèmes à notre pays.

Craignez-vous que le processus de rapprochement avec l’Europe engagé par Chisinau ne dégrade les relations que vous entretenez avec la Russie ?

Ce processus divise notre pays et nous pousse vers un scénario ukrainien. En Russie, nous pouvons circuler librement et près de la moitié de notre population active travaille là-bas. L’argent durement gagné par nos travailleurs émigrés est envoyé ici pour nourrir leur famille. La signature de l’accord avec l’UE risque de créer des complications pour se rendre en Russie et de nombreux Gagaouzes devront rentrer en Moldavie. Sans compter que notre économie dépend exclusivement des échanges commerciaux que nous entretenons avec les pays de l’Union douanière russe.

La Russie vous octroie déjà un statut privilégié. Ainsi, l’embargo imposé par Moscou sur le vin moldave ne vous concerne pas…

Les Européens ne comprennent pas notre situation. Nous sommes au centre de l’Europe, sur un petit territoire où vivent trois peuples : slaves, turcs et occidentaux. Nous construisons nos relations pour collaborer avec les trois parties. En Gagaouzie, il y a treize entreprises vinicoles. Si la Russie ne nous achetait pas notre production, qui le ferait ? L’Europe ? Nos vins sont réputés au sein de l’Union douanière russe. Si, demain, la signature de l’accord d’association avec l’Europe déclenche les foudres de la Russie et que Moscou décide de ne plus acheter nos vins, c’est tout notre secteur vinicole qui risque de mourir. Nous sommes prorusses car nous parlons tous russe. Nous coopérons aussi beaucoup avec la Turquie car nous parlons turc. Si nous parlions français, la France aurait été une priorité pour nous. Les Gagaouzes sont très pragmatiques.

Emile Costard (Le Monde Académie à Comrat)

 

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Catégories :Ukraine-Russie

Ukraine, la pax ne sera pas signée…

Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/06/19/importants-combats-dans-l-est-de-l-ukraine_4441041_3214.html

L’armée ukrainienne dit avoir repris la frontière aux séparatistes

Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters | 19.06.2014 à 10h20 • Mis à jour le 20.06.2014 à 12h01

Les forces gouvernementales prennent peu à peu le pas sur les séparatistes de l’est du pays. Le ministre intérimaire de la défense, Mikhaïlo Koval, a annoncé, vendredi 20 juin, que l’armée ukrainienne avait repris le contrôle de la frontière avec la Russie et pouvait désormais empêcher le passage de matériel militaire destiné aux séparatistes prorusses. Pour autant, ces derniers tiennent encore la ville stratégique de Sloviansk.

Alors que le président ukrainien Petro Porochenko a dévoilé vendredi un plan de paix pour l’est du pays, les combats continuaient à une centaine de kilomètres de la frontière russe. Ils avaient éclaté la veille à Krasny Liman, après que les séparatistes eurent apparemment tenté de franchir un cordon établi par l’armée puis refusé de déposer les armes, comme le propose ce plan de paix discuté avec le président russe Vladimir Poutine.

DES VÉHICULES BLINDÉS MOBILISÉS

Trois cents insurgés seraient morts dans les affrontements à Krasny Liman, d’après les forces gouvernementales, bilan qui n’a pas pu être vérifié. L’état-major des forces ukrainiennes fait quant à lui état de sept morts et de trente blessés parmi les militaires. Dans une vidéo, l’un des chefs séparatistes, Igor Strelkov, a annoncé que ses hommes étaient battus en nombre et en armes par les forces gouvernementales, ajoutant qu’ils allaient devoir battre en retraite à moins d’une intervention de Moscou. 

Selon une source militaire, qui n’a pas pu être confirmée, environ quatre mille combattants séparatistes seraient engagés dans ces combats pour lesquels les deux camps ont mobilisé des véhicules blindés, probablement des chars.

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Le gaz russe a d’autres conséquences….

Source : http://french.ruvr.ru/2014_06_16/Le-gaz-russe-laverstissement-chinois-7411/

Par La Voix de la Russie | L’Union Européenne s’est mise à réfléchir. Les États-Unis sont dans l’embarras. C’est ainsi que les experts caractérisent la réaction de l’Occident au contrat gazier entre la Russie et la Chine.

A Bruxelles et à Washington, les succès stratégiques de Moscou provoquent de l’inquiétude. Les plus grands fonds d’investissements remarquent : l’accord russo-chinois est une percée sérieuse. La Russie, sans aucun doute, a fait une percée dans le développement de certaines branches de l’économie nationale. Le contrat gazier avec la Chine deviendra une sorte de catalyseur pour la métallurgie, l’industrie houillère, le secteur énergétique et les industries connexes. Au dire des experts, on voit un potentiel immense de la croissance et du développement de la Sibérie et de l’Extrême-Orient. En outre, le modèle de la diversification des livraisons des ressources énergétiques « Est-Ouest » est en train de se former, dit le chef du département analytique du Fonds de la sécurité énergétique nationale Alexandre Pasetchnik.

« En perspective, quand l’itinéraire oriental sera construit, cela crée les conditions pour le succès des négociations sur la réalisation du projet « Altai » – l’itinéraire occidental des livraisons du gaz en Chine. Il y aura finalement deux grandes branches : le gazoduc oriental et occidental. Alors, toute la base de ressources sera réunie. Et donc, le gaz provenant des gisements qui le fournissent en Europe, pourra être canalisé vers l’Asie, la Chine, en particulier. »

Quant aux États-Unis, d’après l’avis des analystes, cela peut rendre inefficaces les projets nationaux sur le gaz liquéfié. Vu les grands espoirs des États-Unis concernant la croissance de l’exportation du gaz naturel liquéfié, cela anéantit pratiquement toute la conjoncture américaine des prix des ressources énergétiques. Et l’Europe devra maintenant agir, quand même, en fonction des réalités commerciales, et non politiques. Après le contrat russo-chinois, les tentatives de l’UE de réduire la dépendance du gaz russe aux frais de la Russie paraissent ridicules. Le contrat avec la Chine nivelle la pression de l’UE sur la Russie dans les débats gaziers, dit le président de l’Institut de l’énergie et des finances Vladimir Feiguine. « L’Europe, certes, veut choisir d’autres fournisseurs. Mais quand les fonctionnaires commencent à analyser, ils voient que rien ne peut se faire vite. Et « l’Eldorado » énergétique ou gazier qui leur donnerait des livraisons aux prix plus avantageux et en n’importe quelle quantité n’existe simplement pas dans le monde. » Et pour les États-Unis, l’alliance énergétique entre la Russie et la Chine, c’est un autre signal alarmant. Les Américains qui pensent qu’ils sont des leaders en tout, sont renversés du podium – lentement, mais inévitablement.

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La Russie coupe le gaz…

Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/06/16/la-negociation-sur-les-prix-du-gaz-entre-l-ukraine-et-la-russie-n-aboutit-pas_4438697_3214.html

La Russie coupe le gaz à l’Ukraine

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 16.06.2014 à 01h15 • Mis à jour le 17.06.2014 à 09h42

La Russie a totalement interrompu ses livraisons de gaz à Kiev, selon Iouri Prodan, le ministre de l’énergie ukrainien. L’Ukraine, par laquelle transite une part importante des exportations de gaz naturel russe vers l’Union européenne (UE), promet de garantir la continuité de ses fournitures à ses clients. Mais si « les semaines à venir ne seront pas problématiques », « nous aurons un problème en cas d’hiver rigoureux » en Europe, a mis en garde Günther Oettinger, le commissaire européen à l’énergie.

Quinze pour cent de la consommation européenne de gaz passe par l’Ukraine. Le ministre ukrainien de l’énergie, Iouri Prodan, a donc assuré que son pays ne perturberait pas les transferts vers l’Europe. Mais Gazprom, le géant gazier russe, a mis en garde l’UE en évoquant de « possibles perturbations » si l’Ukraine prélevait du gaz sur les volumes en transit, comme ce fut le cas pendant les précédents conflits liés au gaz, en 2006 et 2009. L’Ukraine a une autre idée pour affronter cette coupure. Le groupe public Naftogaz a annoncé qu’une délégation ukrainienne se rendra mardi à Budapest pour demander aux Européens de leur céder une partie du gaz russe qu’ils importent. Gazprom a d’ores et déjà déclaré que de telles livraisons seraient illégales.

DIALOGUE DE SOURDS

Cette coupure du gaz russe intervient après l’expiration, lundi à 10 heures (8 heures à Paris), de l’ultimatum fixé par le géant gazier russe pour le remboursement par l’Ukraine de sa dette de 4,5 milliards d’euros. En conséquence, la Russie a introduit un système de prépaiement« Aucun paiement pour juin n’a été effectué. A partir de ce jour, la société ukrainienne ne recevra plus que les volumes qu’elle aura payés », a ainsi expliqué Gazprom dans un communiqué. Intraitable, le directeur général de Gazprom, Alexeï Miller, a estimé lundi après-midi en conférence de presse qu’il n’y avait « plus matière à discussion » avec Kiev. Très agacé, le patron du gaz russe n’a cessé de marteler que l’Ukraine devait régler ses dettes, accusant Kiev de parler d’une « guerre du gaz » et de pratiquer un « chantage » sans faire « une seule proposition » en vue d’un compromis.Le ministre de l’énergie russe, Alexandre Novak, s’est lui montré plus ouvert en estimant que de nouvelles discussions étaient possibles concernant les livraisons futures « si la dette de 4,5 milliards de dollars est remboursée ». Il a indiqué maintenir un contact téléphonique avec le commissaire européen à l’énergie, Guenther Oettinger. « Nous sommes ouverts au dialogue, à la poursuite des négociations (…) mais encore une fois à condition que la dette soit remboursée », a-t-il déclaré. Et c’est là le problème :  l’Ukraine refuse de rembourser ses dettes tant que la Russie n’aura pas baissé le prix du gaz, augmenté à un niveau sans équivalent en Europe après l’arrivée au pouvoir de pro-occidentaux en février – les mille mètres cubes de gaz étaient alors passés de 268 dollars à 485 dollars. 

CHAMBRE D’ARBITRAGE DE STOCKHOLM SAISIE

Or les deux parties ne sont pas parvenues à s’entendre sur le prix du gaz dans le cadre des discussions menées, sous l’égide de la Commission européenne jusque dans la nuit de dimanche. Kiev, qui accuse Moscou d’utiliser l’arme du gaz à des fins politiques, a refusé la « dernière offre » russe à 385 dollars et réclame un rabais plus important. Lundi soir, les Etats-Unis, par la voix de la porte-parole du département d’Etat, Jennifer Psaki, ont exhorté la Russie à reprendre ses discussions avec l’Ukraine. Sans résultat pour l’instant.  Le groupe gazier ukrainien Naftogaz a répliqué à la coupure de Gazprom en intentant une action en justice : il a annoncé, lundi, avoir saisi la chambre d’arbitrage de Stockholm pour contester le prix du gaz fixé par la Russie et réclamer 6 milliards de dollars versés, selon lui, de façon indue au géant russe Gazprom depuis 2010. Naftogaz précise dans son communiqué qu’il demanderait à la cour d’arbitrage d’établir « un prix juste » pour les livraisons futures de gaz russe. Gazprom a indiqué avoir saisi la même institution. Lundi, l’entreprise russe Gazprom a elle aussi saisi la même cour d’arbitrage internationale concernant la dette gazière de l’Ukraine. Puis en début de soirée, le géant gazier russe a menacé de saisir cette cour une deuxième fois, cette fois-ci pour un contentieux de dix-huit milliards de dollars. Cette coupure du gaz russe en Ukraine intervient dans un contexte d’insultes diplomatiques et de manifestations contre la Russie à Kiev après la mort de 49 soldats ukrainiens dans un avion abattu par des séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine.

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Ukraine, le conflit se durcit…

Source : http://www.leparisien.fr/international/ukraine-des-insurges-prorusses-occupent-la-banque-centrale-de-donetsk-16-06-2014-3927617.php

Ukraine : des insurgés prorusses occupent la Banque centrale de Donetsk

 Publié le 16.06.2014, 13h42 | Mise à jour : 14h11

La situation reste chaotique dans l’est de l’Ukraine. Des séparatistes ont occupé lundi le bâtiment de la Banque centrale à Donetsk, chef-lieu de la région ukrainienne de l’est en proie à une insurrection armée prorusse. «Une réunion est actuellement en pour subordonner la Banque centrale, le ministère des Impôts et le Trésor à la République populaire de Donetsk» autoproclamée, précise Olexandre Matiouchine, l’un des hommes armés en treillis et gilet pare-balle postés devant le bâtiment, d’où sortaient les employés de la Banque. «Nous ne voulons plus verser d’impôts à Kiev, nous voulons les garder pour nous», a-t-il poursuivi. Selon lui, les forces de l’ordre «n’ont pas empêché l’occupation du bâtiment», elles y ont même «contribué». La mairie de Donetsk a demandé aux habitants de cette ville d’un million d’habitants de ne pas se rendre dans le quartier où se trouve la Banque centrale. «La circulation est bloquée» dans le quartier, souligne la mairie dans un communiqué. Les deux régions de l’est de l’Ukraine, celles de Donetsk et de Lougansk sont depuis mars en proie à une insurrection armée prorusse. L’armée ukrainienne y mène depuis le 13 avril une opération militaire qui a déjà fait plus de 300 morts.  Les tensions se cristallisent par ailleurs entre Kiev et Moscou. Ce matin la Russie a en effet annoncé qu’elle couperait le gaz à l’Ukraine, en raison d’impayés.  

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Ukraine, de nouveaux moyens… pour aggraver le conflit…

Source : http://www.leparisien.fr/international/ukraine-un-avion-militaire-abattu-par-des-insurges-pro-russes-14-06-2014-3922481.php

Ukraine : 49 morts dans un avion militaire abattu par des insurgés pro-russes

 Publié le 14.06.2014, 07h56 | Mise à jour : 15.06.2014, 00h50

L’espoir d’une détente né une semaine plus tôt après les premiers contacts entre le nouveau président ukrainien Petro Porochenko et son homologue russe Vladimir Poutine risque d’être mis à mal.  Samedi un militaire de transport ukrainien a été abattu par des insurgés pro-russes à Lougansk, dans l’est du pays, un des bastions des insurgés. L’attaque a fait 49 morts, neuf membres d’équipage et 40 parachutistes. C’est la plus meurtrière dans les rangs des forces ukrainiennes depuis le déclenchement en avril d’une opération «antiterroriste» de Kiev dans l’est rebelle. L’avion a été complètement détruit et calciné. Des images d’une caméra de vidéo-surveillance de l’aéroport montrent un bref éclair dans le ciel au moment où l’avion est touché. 30 secondes plus tard, un intense rougeoiement embrase l’horizon, au moment où l’appareil explose à l’approche de l’aéroport.

Deuil national et manifestations à Kiev

La réponse sera «adéquate» a promis le président ukrainien Petro Porochenko. «Ceux qui sont impliqués dans l’acte terroriste de cette ampleur seront punis. L’Ukraine a besoin de la paix, mais les terroristes recevront une réponse adéquate » a assuré le président dans un communiqué décrétant une journée de deuil national dimanche. Réagissant à cette attaque, quelque 300 manifestants ukrainiens rassemblés devant l’ambassade de Russie à Kiev ont décroché le drapeau russe, renversé des voitures diplomatiques et jeté des œufs sous les yeux de policiers qui ne sont pas intervenus. La foule scandait «Fascistes!». «Russie tueuse!», «Kremlin, bas les pattes!» ou «Non aux négociations avec Poutine» pouvait-on lire sur des banderoles. Dans la soirée, un cocktail Molotov a été jeté sur un mur de l’ambassade, le feu a vite été maîtrisé par des pompiers. Les Etats-Unis ont immédiatement condamné cette attaque de l’ambassade de Russie et appelé les autorités ukrainiennes à respecter la Convention de Vienne qui les oblige à assurer la sécurité des bâtiments diplomatiques. De son côté, Moscou a dénoncé dans la soirée «l’inaction» des autorités ukrainiennes.

Washington, Berlin et Paris appellent à une désescalade

Lors d’un entretien avec le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, Kerry a appelé la Russie à une désescalade en cessant son soutien aux séparatistes. Il a aussi appelé à travailler activement avec l’Ukraine à un cessez-le-feu et à un dialogue politique. Lors de cet entretien, Lavrov avait appelé les Etats-Unis à «user de leur influence» sur les autorités ukrainiennes pour qu’elles mettent fin aux violences dans l’est du pays. François Hollande et Angela Merkel se sont également entretenus par téléphone dans l’après-midi avec Vladimir Poutine. Le président français et la chancelière allemande «ont marqué l’importance de parvenir rapidement à un cessez le feu en Ukraine» et appelé à «créer les conditions effectives d’une désescalade sur le terrain».

La ville de Marioupol reprise par les autorités

L’attaque de l’avion s’est produite après une journée d’affrontements entre les troupes ukrainiennes et les séparatistes pro-Russes, à Marioupol, un port stratégique de près de 500 000 habitants dans la région de Donetsk. Après des combats à l’aube, les troupes régulières ont, selon Kiev, fini par s’emparer de cette ville des rives de la mer d’Azov. «Grâce à l’héroïsme des militaires ukrainiens, la situation a été stabilisée à Marioupol», a déclaré le président ukrainien Petro Porochenko, cité sur le site internet de la présidence. Il a indiqué que Marioupol deviendrait provisoirement la capitale administrative de la région de Donetsk et que le siège de l’administration régionale y serait installé. Un drapeau ukrainien flottait sur la mairie de Marioupol vendredi, s’est félicité le ministre de l’Intérieur Arsen Avakov. L’armée ukrainienne effectue depuis deux mois, jour pour jour, une opération pour mater l’insurrection armée pro-Russe dans l’est de l’Ukraine qui a déjà fait 270 morts.

Gaz : nouvelles négociations en vue entre Kiev et Moscou

La Russie avait donné son «accord préliminaire» pour relancer les négociations sur le gaz avec l’Ukraine. Les dernières discussions sous l’égide de l’Union européenne avaient échoué mercredi à Bruxelles, l’Ukraine ayant refusé une proposition«finale» du président russe Vladimir Poutine de 385 dollars les 1000 m3, après un rabais de 100 dollars. Les discussions de samedi n’ont pas permis d’arriver à un compromis et reprendront dimanche. Le géant semi-public russe Gazprom a repoussé à lundi son ultimatum à l’Ukraine sur le remboursement de sa dette gazière de 1,95 milliard de dollars. Faute de remboursement, il est envisagé de passer à un système de pré-paiement qui pourrait signifier la coupure de l’approvisionnement. Le commissaire européen à l’Energie Guenther Oettinger avait déclaré vendredi espérer que de nouvelles discussions sur le gaz pourraient avoir lieu au cours du week-end. Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk avait toutefois laissé entendre vendredi que Kiev campait sur ses positions en ordonnant au gouvernement de se préparer «dès lundi» à une coupure de gaz russe.

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L’Ukraine, on est loin de voir la fin du conflit…

Source : http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203562195734-ukraine-le-chef-des-separatistes-de-donetsk-echappe-de-peu-a-une-explosion-1012251.php

Ukraine : le chef des séparatistes de Donetsk échappe de peu à une explosion

Les Echos | Le 12/06 à 22:58, mis à jour à 23:13 | Lu 4259 fois

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203562195734-ukraine-le-chef-des-separatistes-de-donetsk-echappe-de-peu-a-une-explosion-1012251.php?V5LOMsSwO0rcLPjC.99

«  La voiture de Denis Pouchiline a explosé. Il n’était pas dedans mais trois gardes du corps ont été blessés », a déclaré une porte parole des insurgés.

Une explosion a fait sauter dans le centre de Donetsk (est de l’Ukraine) la voiture du chef des insurgés séparatistes de la ville, Denis Pouchiline, faisant trois blessés, a indiqué à l’AFP une porte-parole des séparatistes. « La voiture de Pouchiline a explosé. Il n’était pas dedans mais trois gardes du corps ont été blessés », a dit par téléphone une porte parole des insurgés, Klavdia Koulbatskaya.

Denis Pouchiline est un des leaders de la « République populaire de Donetsk » (auto-proclamée). Une violente explosion, suivie de plusieurs autres moins fortes qui ressemblaient à des tirs d’artillerie, avaient retenti peu après 22H00 locales (19H00 GMT) jeudi dans le centre de Donetsk, ont constaté des journalistes de l’AFP. Le quartier-général des séparatistes est situé dans l’ancien bâtiment du gouverment au centre de la ville minière de Donetsk.

 
 

Alors qu’il présentait à Vladimir Poutine son plan de paix pour l’Est (voir ci-dessous), le nouveau président ukrainien Petro Porochenko aurait déclaré à celui-ci que l’incursion présumée de trois tanks en territoire ukrainien était « inacceptable », a indiqué un porte-parole du gouvernement ukrainien. Moscou a démenti.

 
Porochenko présente à Poutine son plan de paix pour l’Est séparatiste

Le président ukrainien Petro Porochenko a présenté jeudi à Vladimir Poutine son plan de paix pour l’Est séparatiste prorusse lors de leur premier échange « substantiel » sur la pire crise entre l’Est et l’Ouest depuis la fin de la guerre froide.
« Le président ukrainien a fait part à Vladimir Poutine de son plan de résolution de la situation dans le sud-est de l’Ukraine », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
La présidence ukrainienne a confirmé cette conversation qualifiée de « longue et substantielle ». Selon Kiev, les deux dirigeants « ont parlé des mesures à prendre pour obtenir un cessez-le-feu et parvenir à une sortie de crise pacifique ».
Quelques heures plus tôt, le chef de la diplomatie russe SergueÏ Lavrov avait encore dénoncé « l’absence d’un quelconque progrès dans les efforts d’apaisement de la violence » et la poursuite de l’ »opération répressive » de Kiev pour mater l’insurrection prorusse.

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