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Archive for août 2014

des fêlures dnas le bloc anti-russe…

Source : http://french.ruvr.ru/2014_08_29/Sanctions-la-Slovaquie-ne-suivra-pas-l-UE-comme-un-mouton-qu-on-conduit-a-l-abattoir-9142/

Sanctions : la Slovaquie ne suivra pas l’UE comme un « mouton qu’on conduit à l’abattoir »

Par La Voix de la Russie | La guerre commerciale déclenchée par l’Union européenne contre la Russie divise le monde politique slovaque y compris celui du plus haut échelon.

Les journaux locaux affichent à la une : « Président Kiska versus premier ministre Fico ». Les intérêts économiques ne doivent pas primer les valeurs fondamentales que sont la liberté et la démocratie, insiste le chef de l’Etat alors que son premier ministre charismatique ne mâchent pas ses mots pour défendre une position contraire. La Slovaquie ne suivra pas l’Union européenne comme un « mouton qu’on conduit à l’abattoir », déclare le chef du gouvernement. Et d’ajouter qu’adopter des sanctions sans en analyser les conséquences est suicidaire et que les sanctions sont déjà revenues en boomerang. Ce sont les petits et moyens agriculteurs slovaques qui seront les premiers touchés, estime l’économiste, professeur de l’Université paneuropéenne de Bratislava Vladimir Batchichine.

« La surabondance des marchandises que connaît le marché européen se répercutera sur celui slovaque, conduira à l’effondrement des prix (le prix d’achat des pommes est déjà en train de baisser), mettra sur la paille les petites et moyens entreprises, explique le professeur Batchichine. Il y avait de fortes craintes quant à la filiale de la banque russe Sberbank à Bratislava qui est le premier établissement de crédit au pays. La Slovaquie et l’Autriche ont conjugué leurs efforts pour éviter que les filiales de Sberbank à l’étranger tombent sous le coup des sanctions. Et c’est formidable ! Parce que cette banque a accordé un énorme prêt d’un montant de 870 millions d’euros à la société Slovenske Elektrarne. Si elle avait cessé ses activités en Slovaquie, cela aurait été une véritable catastrophe ».

Les opposants aux sanctions évoquent également le préjudice direct que celles-ci pourraient porter à la défense nationale la collaboration russo-slovaque étant très poussée dans le domaine militaire. Il y a aussi le préjudice indirect que les sanctions portent à l’économie slovaque. Si, par exemple, l’Allemagne, l’Italie ou la France limitent leur commerce avec la Russie, les entreprises de ces pays réduiront leurs commandes passées aux entreprises slovaques. Le troisième paquet de sanctions antirusses aura par ailleurs pour l’effet de faire baisser le taux de croissance jusqu’à 1% en 2015 contre 3,1% prévus.

« La Slovaquie, bien qu’elle soit Etat membre de l’Union européenne, essaye de mener une politique étrangère relativement autonome, explique Vladimir Batchichine. Tous ne sont pas d’accord, le monde politique slovaque est divisé. Il y a beaucoup de ceux qui se trouvent sous l’influence de l’interprétation limitée des événements en Ukraine. Les médias sont transformés en instruments de propagande. C’est toujours ainsi lorsqu’une guerre oppose deux parties. Mais les hommes politiques, ce ne sont pas sur les spéculations qu’ils doivent s’appuyer mais sur les faits. La meilleure solution de toutes est celle diplomatique. Toutes les parties doivent toutefois afficher leur volonté de négocier. On voit pourtant que l’Ukraine privilège la solution militaire de la crise dans les régions de Donetsk et de Lougansk. Je ne sais pas comment elle veut adhérer à l’Union européenne, si elle rejette la volonté de sept millions de ses habitants qui constituent la minorité russe ? On ne comprend pas comment elle entend respecter les standards européens dans ses affaires intérieures qui prévoient qu’une minorité doit se voir garantir les mêmes droits que la nation constitutive de l’Etat. Est-ce par la force de ses armes qu’elle compte assurer le respect de ces standards-là ? »

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L’Ukraine, un dossier toujours aussi brûlant…

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/ukraine-la-revolte/20140829.OBS7562/ukraine-la-russie-menacee-de-sanctions-pour-son-incursion-evidente.html

UKRAINE. Kiev réclame des armes à l’Otan, mais pas de troupes

Par Le Nouvel Observateur avec AFP – Publié le 29-08-2014 à 05h44Mis à jour à 16h02

 

Poutine a demandé aux séparatistes d’ouvrir « un couloir humanitaire » pour les soldats ukrainiens encerclés à Llovaïsk. La preuve, pour Kiev, que Poutine contrôle les rebelles.

L’Ukraine aimerait recevoir des armes de l’Otan, mais n’attend pas de l’Alliance qu’elle envoie des troupes combattre les séparatistes pro-russes à ses côtés, a affirmé vendredi son ambassadeur.

« Ce dont nous avons besoin, c’est de plus d’aide, y compris militaire. Il est clair que l’Otan ne peut pas nous aider avec des troupes, et nous n’en attendons pas tant des Etats membres », a déclaré Ihor Dolhov, chef de la délégation ukrainienne auprès de l’Otan, après une réunion de la commission Otan-Ukraine.

« Nous n’envisageons pas cela en tant qu’option pour le moment », a-t-il ajouté. « Nous pouvons assurer notre propre protection, mais nous avons besoin de l’aide » des Alliés « pour arrêter l’agression » de la Russie et « pour appeler le président (Vladimir) Poutine à faire la paix ».

Les Etats membres de l’Otan n’ont « malheureusement » pas fourni d’armes à l’Ukraine, a regretté Ihor Dolhov. « Nous voulons » des armes, a-t-il insisté. Au sommet de l’Otan des 4 et 5 septembre au Pays de Galles, la création de quatre fonds de soutien devrait être décidée pendant une réunion à laquelle le président ukrainien Petro Porochenko sera présent. Ihor Dolhov a espéré que cela donnerait « des résultats pratiques ». « En ce qui concerne la logistique, nous avons non seulement besoin de conseils mais aussi quelque chose de concret comme des logiciels par exemple », a-t-il dit.

Vers une adhésion à l’Otan ?

La situation en Ukraine risque de devenir « hors de contrôle » avec une « confrontation immédiate » entre troupes russes et ukrainiennes, a mis en garde vendredi le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, dès l’ouverture d’une réunion avec ses homologues européens à Milan.

« Il faut savoir que la situation, qui était déjà dangereuse dans l’est de l’Ukraine, a atteint une nouvelle dimension. […] Les violations de la frontière que nous observons nous laissent craindre que la situation ne soit devenue hors de contrôle. C’est pourquoi il faut y mettre fin si l’on veut empêcher une confrontation militaire immédiate entre les forces russes et ukrainiennes », a ajouté le ministre.

Il a exhorté la Russie à laisser « la raison prévaloir », et à « jouer cartes sur table », en négociant avec Kiev un règlement politique avant qu’il ne soit trop tard. Les 28 Etats membres de l’Otan se sont eux réunis d’urgence vendredi matin à Bruxelles, l’Alliance atlantique ayant évalué jeudi à « plus de mille » le nombre des soldats russes combattant dans l’est de l’Ukraine aux côtés des séparatistes et à 20.000 le nombre de ceux massés le long de la frontière. Les ambassadeurs se sont ensuite réunis avec leur homologue ukrainien, peu de temps après l’annonce par le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, d’un projet de loi destiné à annuler le statut de non-appartenance de l’Ukraine aux blocs et à revenir sur la voie de l’adhésion à l’Otan. Selon Ihor Dolhov, le Parlement dissous peut s’en saisir avant les élections du 26 octobre. « Ce Parlement va continuer à travailler (…) c’est le Parlement légitime jusqu’à ce qu’une nouvelle assemblée soit élue », a-t-il souligné.

Des soldats ukrainiens encerclés

Le président russe Vladimir Poutine avait demandé, dans la nuit de jeudi à vendredi, aux séparatistes pro-russes d’ouvrir un « couloir humanitaire » pour les forces ukrainiennes encerclées à Llovaïsk par les séparatistes pro-russes dans l’est de l’Ukraine.

« J’appelle les forces rebelles à ouvrir un couloir humanitaire pour les troupes ukrainiennes qui ont été encerclées, afin d’éviter des victimes inutiles et afin de leur donner l’opportunité de se retirer de la zone des opérations », a déclaré Poutine dans un communiqué de presse destiné « aux insurgés de la Novorossia » (Nouvelle Russie), mot qu’il utilise pour désigner plusieurs régions russophones du sud-est de l’Ukraine.

Des combattants loyalistes ukrainiens sont encerclés depuis plus d’une semaine dans la ville d’Illovaïsk située à 40 kilomètres au sud-est du bastion séparatiste de Donestk et dont la chute n’est qu' »une question de jours » à en croire des insurgés pro-russes interrogés jeudi par l’AFP. Ces soldats ukrainiens se sont retrouvés encerclés après « les succès considérables [des séparatistes] contre l’opération militaire de Kiev », a encore souligné Vladimir Poutine. Kiev a reconnu jeudi avoir perdu le contrôle de la ville côtière de Novoazovsk sur la mer d’Azov située à 40 kilomètres du port stratégique ukrainien de Marioupol qui relie par la côte la frontière russe à la Crimée, péninsule ukrainienne annexée en mars par la Russie. Un porte-parole militaire ukrainien a affirmé que les « troupes russes » ont pris le contrôle de Novoazovsk (11.000 habitants) à 100 km au sud du bastion rebelle de Donetsk, un revers considérable pour les forces armées ukrainiennes.

Les pro-russes prêts à écouter Poutine

Poutine, qui a appelé Kiev « à cesser les combats, à établir un cessez-le-feu et à négocier avec les représentants du Donbass », a aussi demandé aux séparatistes pro-russes de fournir « une aide médicale » aux soldats blessés, ajoutant que la Russie « se tenait prête et fournira de l’aide humanitaire à la population du Donbass ». Les insurgés pro-russes se sont dits prêts à suivre les consignes du président russe.

« Avec tout le respect dû […] au président d’un pays qui nous aide surtout moralement, nous sommes prêts à ouvrir pour les unités ukrainiennes, encerclées dans ce guêpier, un couloir humanitaire à condition qu’elles nous rendent leurs armes et leurs munitions », a répondu vendredi matin le « Premier ministre » de la république séparatiste Donetsk Alexandre Zakhartchenko à la chaîne de télévision russe Rossia 24.

De son côté, l’armée ukrainienne affirme que l’intervention de Vladimir Poutine montre que les rebelles « sont dirigés et contrôlés directement depuis le Kremlin ». La Russie a été accusée jeudi par Kiev et les Occidentaux d’avoir envoyé des troupes régulières dans l’est de l’Ukraine, plus de mille selon l’Otan.

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Du commerce… à la paix ?

Source : http://french.ruvr.ru/2014_08_27/Un-nouvel-espoir-pour-l-Ukraine-2134

Un nouvel espoir pour l’Ukraine

Un nouvel espoir pour l’Ukraine

Par La Voix de la Russie | Le sommet des leaders russe, kazakh, ukrainien et biélorusse donne un nouvel espoir d’établir la paix et de reprendre les liens dans l’immense espace eurasiatique.L’intrigue principale s’est déroulée tard dans la soirée. Vladimir Poutine et Piotr Porochenko ont passé en tête à tête près de deux heures à la table de négociation. Les experts ne s’attendaient pas à une percée tout en signalant la nécessité des pourparlers en ce format. Poutine n’a avancé bien sûr aucune condition concernant le cessez-le-feu ni d’éventuelles ententes entre Kiev, Donetsk et Lougansk. La Russie peut seulement contribuer à l’ambiance de confiance et elle fera à ces fins tout ce qui est en son pouvoir parce qu’il importe d’engager les pourparlers le plus vite possible. Le président du Kazakhstan Noursoultan Nazarbaev a formulé l’idée commune des participants au sommet :

« Je voudrais exhorter les parties à proclamer une trêve pour la période d’opération humanitaire. Il faut assurer la désescalade du conflit, un règlement de paix et renoncer à l’emploi de la force entraînant des victimes parmi les civils. L’OSCE devrait participer activement à ce processus en tant que garant du respect des ententes internationales ».

Quoi qu’il en soit, la guerre civile en Ukraine se terminera tôt ou tard et il faut réfléchir à la paix dès aujourd’hui. C’est pour ça que Vladimir Poutine a attiré l’attention des délégués sur le potentiel réuni d’intégration des quatre Etats. Ils sont à tel point liés entre eux que toute tentative de rompre ces liens débouche sur une tragédie. L’exemple de l’Ukraine le confirme.

Dans le même temps, la Russie se montre disposée au dialogue. Au micro Vladimir Poutine :

« Nous préconisons une coopération plus étroite entre l’UE et la Communauté économique eurasiatique en quête de moyens de corréler les deux processus d’intégration. J’espère que les participants à cette réunion se fixent l’objectif stratégique de créer l’espace économique uni de Lisbonne à Vladivostok. La Russie est prête à envisager toutes les variantes de coopération fondées sur le respect des intérêts réciproques ».

Selon les experts, l’ambiance à la réunion de Minsk porte à croire qu’il est possible de mettre fin à l’escalade de la tension internationale. Disposés au travail sérieux en vue de régler la crise, les leaders se sont abstenus de déclarations éloquentes et de démarches audacieuses. Cela permet d’espérer que la paix sera établie en Ukraine et une nouvelle impulsion sera donnée au développement de l’Eurasie.

 

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De l’Ukraine… et du reste…

La situation en Ukraine est très préoccupante, on voit de nouveau deux blocs s’opposer avec d’un côté les Etats-Unis avec l’OTAN qui accroît considérablement sa zone d’influence à tous les pays ex-signataires du Pacte de Varsovie, et de l’autre la Russie qui vit cette extension comme une provocation, une menace directe de son territoire. En effet, la forte progression de la zone OTAN s’accompagne d’un développement économique et de nombreux débouchés pour les entreprises américaines sur un espace qui lui était interdit pendant près de 50 ans jusqu’à la chute du Mur de Berlin en 1989. Désormais, c’est ce marché économique touche toute l’Europe de l’Est, les Balkans qui leur permet d’étendre leur position bien au-delà de ses frontières de la zone Euro ou de l’espace Schengen. D’ailleurs le développement de l’espace Schengen suit cette évolution et pose les premiers échelons d’une « occidentalisation » de cette partie du globe. Le paysage de certaines grandes villes comme Prague a radicalement changé depuis ces 20 dernières années. Les grandes surfaces sont apparues et ont fortement développées comme le tourisme à l’image de Budapest. Les mentalités ont également changé, la nouvelle génération qui n’a pas connu le système communiste, qui n’a connu que le libéralisme à l’occidentale, est née avec la fièvre capitaliste et les investissements de masse. Loin de tenir ses promesses de développements, le « mythe de l’Ouest » au lieu de l’apport de richesses et de la consommation de masse, c’est la flambée des prix, le chômage et la spéculation qui sont devenus la réalité. Le rêve des parents est devenu le cauchemar de leurs enfants…

Cette extension est aussi culturelle, en effet il y a eu une rupture entre la culture communiste d’avant 1989, la culture post-communiste des années 1990 et la culture actuelle, ouvertement capitaliste, axée sur la société de consommation et l’économie de marché. Une profonde mutation que seule la génération d’avant 1989 peut mesurer à sa juste valeur. Une telle révolution culturelle s’est dotée de tous les outils nécessaires pour transformer l’ensemble de l’Europe de l’Est, pour la faire ressembler le plus possible à l’Europe de l’Ouest. Les cinémas qui diffusent largement le mode de vie américain, et les grandes surfaces qui uniformisent la consommation via la mode vestimentaire, les supports audio, vidéo et informatiques. Tout est fait pour remodeler la société en profondeur et l’intégrer au marché mondial. Ce nivellement culturel du « Village Monde » permet en sous-main de diffuser des valeurs, un mode de vie, des habitudes et des modes de pensée surtout.

Enfin, le dernier volet, le grand intérêt de l’extension de l’OTAN est le volet militaire. La conversion du Pacte de Varsovie (qui a disparu avec le régime) à l’OTAN donne accès à des zones jusque-là inaccessibles depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et permet de menacer directement les forces russes. L’affaire ukrainienne est donc véritablement un test de puissance, à la fois une manière de mesurer et de tenir en respect la puissance militaire russe, mais aussi d’étendre l’aire d’influence militaire américaine. Pas seulement, en effet, la crise de 2008 a gravement altéré l’image de la toute puissance économie américaine et de l’hégémonie du dollar. Cette atteinte profonde et durable se devait de prendre fin par une action spectaculaire et désormais traditionnelle du leadership américain dans le monde, et des démonstrations de force. Ce fut le cas lors des deux guerres du Golfe (1990-1991 et 2003). L’extension de l’OTAN aux anciens pays signataires du Pacte de Varsovie ne marque pas seulement la fin du régime communiste, c’est aussi une éclatante victoire de Washington sur Moscou.

Cependant, la Russie des années 1990 était faible, en pleine crise politique, économique et militaire. Le tragique épisode du Koursk en août 2000 a donné au monde entier l’image d’une ancienne superpuissance à l’agonie. Il n’en restait désormais plus qu’une seule à l’Ouest, en position de leadership mondial. L’affaire de Crimée quant à elle a prouvé plusieurs choses. Tout d’abord, l’apparition d’une nouvelle Russie capable de défendre ses intérêts militaires et son image en assurant la défense d’un site stratégique, l’accès aux mers chaudes et d’un port militaire en eaux profondes. La perte de la Crimée aurait sans aucun doute achevé de réduire la Russie à sa plus simple expression, une petite puissance qui tente péniblement de remonter la pente après le choc d’un Empire qui s’est effondré, emportant avec lui une gloire appartenant irrémédiablement au passé. Les Etats-Unis n’auraient eu désormais en face d’eux qu’un seul adversaire encore capable de lui tenir tête : la Chine.

Les choses se sont passé autrement, la Russie actuelle est bel et bien une puissance qui a su renaître de ses cendres. La récupération de la Crimée sans affrontement armé n’est pas seulement une victoire militaire, c’est aussi une victoire diplomatique à forte valeur symbolique. Moscou aspire à redevenir une superpuissance, à l’image de ce qu’elle était durant près de 50 ans. Il lui a simplement fallu montrer ses muscles pour ne pas avoir à s’en servir. C’est déjà une première victoire en soi, mais aussi contre son rival outre-Atlantique. Le président Poutine a clairement l’ambition de faire de la Russie une nouvelle superpuissance à fort rayonnement. Depuis la fin de la seconde guerre, la course au surarmement a profondément miné une économie soviétique inadaptée à un tel effort. Les choses sont différentes, très différentes. Des armures corporelles Ratnik aux nouveaux bombardiers capable de rivaliser avec le B-2 américain (qu’ils soient de conception purement russe ou sino-russe) en passant par le nouveau fusil d’assaut AK-12, la Russie a fait la preuve de ses compétences techniques dans le domaine militaire. C’est désormais une puissance avec la quelle il faut compter, au-delà de ses frontières, elle est capable de conclure des contrats d’armement comme l’ont montré l’affaire des Mistral avec la France, les accords militaires avec l’Egypte ou la Syrie, la fabrication du missile subsonique Brahmos avec l’Inde, la production de munitions avec l’Algérie, la coopération militaire avec le Viet-Nam en 2013 ou avec le Maroc en 2014, la liste n’est pas exhaustive.

Ce deuxième pôle mondial ne cesse de se développer, de se renforcer et de s’étendre. La Crise Ukrainienne est loin d’être terminée avec l’arrivée des premiers camions d’aide humanitaire russe en cette fin août 2014. Elle ne doit pas occulter les puissants accords commerciaux et financiers à l’image de celui conclu entre Moscou et Pékin afin d’évincer le dollar comme unique monnaie d’échange, comme monnaie de référence. C’est en effet un grand projet du Président Poutine que de créer une zone économique de libre échange qui rassemblerait la Russie et d’autres Etats comme la Biélorussie et le Kazakhstan et des pays asiatiques comme la Chine. Sa politique énergétique l’incite d’ailleurs à s’intéresser davantage à l’Est qu’à l’Ouest ne serait-ce que pour des questions de rentabilité comme le souligne très justement Pascal Marchand (« Géopolitique de la Russie », 2014). Par ailleurs, la présence économique russe est aussi variée que conquérante, très fortement présente en Grèce, elle est également très active dans toute l’Asie et en Afrique. Face à un tel géant politique économique et militaire, l’Ukraine a de quoi s’inquiéter…

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Ukraien, loin d’un accord de paix, la violence se déchaîne…

Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/08/19/l-armee-ukrainienne-a-l-assaut-des-bastions-prorusses-de-donetsk-et-louhansk_4473408_3214.html

Ukraine : l’armée resserre son étau autour de Donetsk et Louhansk

Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters | 19.08.2014 à 12h25 • Mis à jour le 19.08.2014 à 17h22

L’armée ukrainienne poursuit mardi 19 août son offensive lancée depuis plusieurs mois pour reprendre le contrôle des villes de Donetsk et Louhansk, toujours aux mains des séparatistes prorusses. Des bombardements faisaient toujours rage dans de nombreuses localités autour des deux grandes villes, déjà prises en étau par les troupes loyalistes et les bataillons de volontaires qui les accompagnent.

L’armée ukrainienne évoque « des combats de rue dans le centre-ville » de Louhansk, sans plus de précisions. Des combats et des bombardements ont été signalés à Ikovaysk et Makiïvka, deux villes situées dans un rayon de 20 kilomètres autour de Donetsk. Des explosions retentissaient y compris dans la grande ville, vraisemblablement dans le faubourg Mospyné, à l’est et dans les quartiers ouest où se trouve l’aéroport. Toutes ces informations sont à prendre avec beaucoup de précautions, car les communications sont coupées dans la région, ce qui interdit toute vérification indépendante. Lundi, les deux camps se sont mutuellement accusés d’avoir attaqué un convoi d’autocars transportant des civils lors duquel au moins 15 personnes ont été tuées.

ans les deux bastions, mais aussi dans toute la région de l’est du pays, la situation humanitaire devient critique. L’eau, l’électricité, les communications et l’approvisionnement sont coupés depuis plus de deux semaines et les accès à la ville fermés.

A Louhansk, où les habitants vivent sans eau ni courant depuis 17 jours, la mairie évoque des morts après des bombardements massifs dans la nuit et dit craindre l’apparition de maladies en raison de l’accumulation de déchets.

A Donetsk, qui comptait 1 million de personnes avant la guerre, des files d’attente se sont formées devant les kiosques qui vendent de l’eau minérale au litre. Les autorités ont organisé de leur côté la distribution d’eau non potable depuis des citernes devant lesquelles une vingtaine de personnes attendaient leur tour avec des bonbonnes en plastique vides ou des seaux.

RENCONTRE ENTRE POUTINE ET POROCHENKO

Dans ce contexte d’urgence humanitaire, la Croix-Rouge a annoncé qu’elle espérait obtenir un accord « dans un futur très proche » pour permettre l’arrivée dans les zones sinistrées d’un convoi d’aide russe, bloqué depuis six jours à la frontière ukrainienne. L’acheminement de l’aide humanitaire est le seul point sur lequel se sont accordés les représentants de la Russie, de l’Ukraine, de la France et de l’Allemagne, qui se sont réunis dimanche à Berlin, sans parvenir à obtenir un cessez-le-feu. La chancelière allemande, Angela Merkel, se rendra samedi 23 août à Kiev, à la veille de l’anniversaire de l’indépendance du pays. Le Kremlin a également annoncé que le président russe, Vladimir Poutine, rencontrerait son homologue Petro Porochenko et des représentants de l’Union européenne à Minsk, en Biélorussie, mardi 26 août.

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Ukraine, la tentative de compromis dans l’impasse…

Source : http://www.lepoint.fr/monde/crise-en-ukraine-la-russie-fait-etat-de-certains-progres-18-08-2014-1854570_24.php

Le Point.fr – Publié le 18/08/2014 à 10:13 – Modifié le 18/08/2014 à 12:49

Crise en Ukraine : aucun progrès sur un cessez-le-feu

La réunion quadripartite survenue ce dimanche à Berlin n’a encore rien donné. De longues discussions sont encore à prévoir pour aboutir à une solution.

Source AFP

Aucun progrès n’a été obtenu sur un cessez-le-feu et sur un règlement politique en Ukraine, à l’issue d’une réunion quadripartite dimanche à Berlin, a déclaré lundi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. « Là où nous ne pouvons pas encore faire état de résultats positifs, c’est avant tout (sur) le cessez-le-feu et le règlement politique » en Ukraine, a souligné Sergueï Lavrov, s’exprimant devant la presse à Berlin et cité par les agences russes. « Nous avons confirmé notre position selon laquelle un cessez-le-feu (…) doit être sans condition », a-t-il indiqué. Mais « nos collègues ukrainiens continuent malheureusement de poser des conditions, qui sont en plus assez floues, comme celle d’assurer l’impénétrabilité de la frontière » russo-ukrainienne, a regretté le ministre russe. « Nous n’avons rien contre (l’aspiration de Kiev de mettre en place, NDLR) le contrôle du régime de traversée de la frontière qui serait le plus efficace possible. Tout ce qui dépend de nous, nous le faisons », a-t-il assuré en estimant que l’Ukraine pourrait à son tour y contribuer de manière « plus efficace ». Sergueï Lavrov a également fait état des discussions sur un éventuel octroi de drones aux observateurs d’une mission de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), déployée à une partie de la frontière russo-ukrainienne. Il s’agit de fournir à « la mission de l’OSCE des aéronefs sans pilote pour contrôler la frontière du côté ukrainien, depuis l’espace aérien ukrainien. Nous soutenons cette approche », a déclaré Sergueï Lavrov. « Le plus efficace sera le travail de la mission, le mieux cela sera », a-t-il ajouté.

 Des discussions difficiles

Les chefs de la diplomatie russe, ukrainienne, française et allemande, qui se sont réunis dimanche à Berlin, ont parlé de « la situation en Ukraine dans tous ses aspects en accordant une attention particulière aux tâches visant à mettre fin aux actions militaires (…) et à créer les conditions permettant d’entamer le processus de règlement politique le plus vite possible », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Les parties ont également évoqué les questions concernant la sécurité à la frontière russo-ukrainienne et la livraison d’aide humanitaire vers le sud-est de l’Ukraine. « Cinq heures de conversation difficile. Mais peut-être que, pour sortir du statu quo, il faudra beaucoup de (telles) séquences de cinq heures », a prévenu le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Pavlo Klimkine, sur son compte Twitter. « Il n’y a pas de place pour un compromis si l’État doit franchir sa ligne rouge. L’Ukraine ne l’a pas franchie. Nous avons senti le soutien de nos partenaires. » Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, avait déjà fait état de « progrès sur certains points », à l’issue d’une réunion dimanche avec ses homologues russe Sergueï Lavrov, ukrainien Pavlo Klimkine et français Laurent Fabius, tout en admettant que les discussions avaient été « difficiles ». De source diplomatique française, on a aussi indiqué que, « malgré le climat difficile, des progrès avaient été enregistrés », sans plus de précisions. Le sud-est de l’Ukraine est le théâtre depuis quatre mois de combats de plus en plus intenses entre les forces régulières de l’armée ukrainienne et les insurgés pro-russes. Kiev et l’Occident accusent la Russie de fournir en armes et en hommes les insurgés séparatistes, ou à tout le moins de fermer les yeux sur ces approvisionnements, ce que Moscou dément. La Russie demande pour sa part un cessez-le-feu dans l’est de l’Ukraine pour pouvoir y acheminer une aide humanitaire actuellement bloquée à la frontière russo-ukrainienne.

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Source : http://french.ruvr.ru/news/2014_08_18/Kiev-doit-renoncer-a-lusage-de-la-force-pour-resoudre-la-crise-Lavrov-5685/

Kiev doit renoncer à l’usage de la force pour résoudre la crise (Lavrov)

 

Par La Voix de la Russie | Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que les efforts internationaux visant à résoudre la situation dans le Sud-est de l’Ukraine étaient inutiles tant que Kiev utiliserait la force.Cette déclaration a été faite après la réunion de ministres des Affaires étrangères de la Russie, de l’Allemagne, de la France et de l’Ukraine.Le chef du ministère des Affaires étrangères a également déclaré que son attitude négative aux demandes de l’Ukraine à l’OTAN et à l’Union européenne concernant la fourniture d’une assistance militaire à Kiev s’expliquait par le fait que ces demandes étaient « contraires à tous les accords qui ont été conclus sur la nécessité d’un cessez-le-feu et afin d’entamer des négociations ».

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un nouvel accord financier Russie-Chine

Source : http://french.ruvr.ru/2014_08_16/La-Russie-et-la-Chine-evinceront-le-dollar-en-menant-les-transactions-en-monnaies-nationales-0207/

La Russie et la Chine évinceront le dollar en menant les transactions en monnaies nationales

La Russie et la Chine évinceront le dollar en menant les transactions en monnaies nationales

Par La Voix de la Russie | Moscou et Pékin facilitent les relations commerciales mutuelles sur le fond des sanctions économiques. La Banque centrale de Russie et la Banque populaire de Chine se sont mises d’accord sur l’organisation des échanges financiers (des swaps) en roubles et en yuans. Il s’agit des transactions qui prévoient simultanément l’achat et la vente d’une monnaie en échange de la monnaie d’un autre pays.

Le projet d’accord sur les swaps a enfin été coordonné par les gouvernements des deux pays. Cependant la Banque centrale de Russie et la Banque populaire de la RPC n’ont fait aucun commentaire sur le volume éventuel des swaps en monnaies nationales. Et elles n’ont pas donné la date du lancement de ce programme. Pourtant, ce qui est évident, c’est que les deux pays vont faire tout leur possible pour ne pas s’entraîner dans des procédures formelles trop longues avant la signature de l’accord. Car les régulateurs ont déjà donné leur feu vert, ce qui permettra aux sociétés russes d’avoir l’accès au renminbi (yuan chinois). Quant à leurs partenaires chinois, ils auront également un accès direct au rouble russe.

Cet accord entre les régulateurs russe et chinois est également un signal pour les Etats-Unis, qui montre que la Russie et la Chine construisent un nouveau modèle de collaboration sur le fond des sanctions, et ce modèle leur permettra de se passer du dollar américain.

« Le renforcement de la pression de la part des pays occidentaux sur la Russie suscite naturellement l’élargissement des relations financières et commerciales de Moscou avec d’autres pays, et en premier lieu avec les pays d’Asie », analyse Sergueï Khestanov, administrateur délégué du groupe de société Alor. « Un accord pour une durée de 30 ans sur la livraison du gaz russe en Chine a été conclu en mai dernier. Et après la signature de ce contrat, il est devenu évident que le vecteur des intérêts économiques de la Russie est en train de se déplacer progressivement des pays occidentaux vers les pays orientaux. Cela ne peut ne pas déplaire aux pays occidentaux ».

Les sanctions des pays occidentaux contre la Russie avec sa position sur l’Ukraine ont déjà fait remonter le pouvoir financier du yuan chinois auprès des sociétés russes, alors que la monnaie chinoise bénéficiait d’une grande confiance sur le marché financier. En juillet, le volume des transactions « yuan-rouble » a fait un bond de 52% comparé au mois de juin. Et le 31 juillet dernier le binôme yuan-rouble a montré le meilleur résultat de toute son histoire des cotations à la Bourse de Moscou. Selon le chercheur de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales (IMEMO) de l’Académie des sciences de Russie Alexandre Salitski, cette tendance ne fera que s’atténuer à l’avenir.

« Nous allons devenir de plus en plus dépendants de la Chine », explique-t-il. « Il s’agit d’une tendance objective dans le développement de l’économie mondiale. La Chine est déjà une grande nation commerciale. Et la part des marchandises que nous allons acheter en Chine va inévitablement augmenter. En conséquence, notre part dans l’exportation des marchandises vers la Chine va augmenter aussi, notamment grâce aux contrats sur les hydrocarbures que nous avons signés. Il est donc important de prévoir que nos sociétés du complexe pétrolier et gazier puissent accepter les yuans pour les transactions commerciales réalisées avec la RPC. Peut-être que l’un des moyens d’accroître leur intérêt pour ce genre de transactions pourrait être la présence croissante de nos sociétés sur le marché intérieur chinois. Cela permettra d’accroître considérablement le volume des transactions en yuans et en roubles, faisant sortir de la circulation le dollar dans ce secteur d’économie ».

Les experts soulignent que pour les États-Unis, les événements en Ukraine ne sont qu’un prétexte pour imposer les sanctions sur les livraisons de l’équipement gazier et pétrolier vers la Russie. Leur objectif – c’est de redessiner la carte mondiale de l’énergie, où la Russie joue actuellement un rôle dominant. Mais Moscou peut répondre à ces sanctions en évinçant progressivement le dollar de ses transactions avec les hydrocarbures. Le règlement des ventes du gaz et de pétrole en monnaies nationales avec la Chine, l’Inde, l’Iran, la Turquie, et en roubles et euros avec l’Union européenne, priverait les Etats-Unis de ce levier monétaire qui leur permettait jusqu’à présent de faire pression sur la Russie. Et ce nouvel accord créera une nouvelle marge de manœuvre permettant de se débarrasser de l’hégémonie du dollar dans le monde.
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