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la crise, une tragédie grecque ?

Source : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/06/28/20002-20150628ARTFIG00177-la-greceau-bord-du-defaut-de-paiement-et-de-la-sortie-de-l-euro.php

La Grèce au bord du défaut de paiement et de la sortie de l’euroPar Jean-Jacques Mevel – Mis à jour le 28/06/2015 à 21:36

  • Publié le 28/06/2015 à 21:32

Mardi soir, le plan d’aide arrive à échéance et Athènes pourrait ne pas payer le FMI.

<a href= »http://ww691.smartadserver.com/call/pubjumpi/42296/287574/18482/S/%5Btimestamp%5D/? » target= »_blank »> <img src= »http://ww691.smartadserver.com/call/pubi/42296/287574/18482/S/%5Btimestamp%5D/? » border= »0″ alt= » » /></a>                 <a href= »http://ww691.smartadserver.com/call/pubjumpi/42296/287574/18470/S/%5Btimestamp%5D/? » target= »_blank »> <img src= »http://ww691.smartadserver.com/call/pubi/42296/287574/18470/S/%5Btimestamp%5D/? » border= »0″ alt= » » /></a>             La Grèce n’est pas encore larguée dans le vide, mais elle ressent à coup sûr le vertige. Banque centrale européenne, Eurogroupe, plans de sauvetage… les cordes de rappel de l’euro lâchent les unes après les autres et le pays commence à goûter le sort qui le guette, avec l’étirement de files d’attente devant les distributeurs de billets.

La dégringolade commence ce lundi matin avec la fermeture annoncée dimanche soir des banques pour éviter des retraits massifs. La Banque centrale européenne, garante de l’euro, a décidé dimanche de ne pas relever le plafond des liquidités d’urgence consenties aux banques de la péninsule pour faire face à l’affolement des épargnants. Avec ce contrôle des capitaux qui ne dit pas son nom, la Grèce commencera à se couper de l’union monétaire. À brève échéance, l’activité économique risque d’être paralysée, tout comme le paiement des salaires.

La faillite d’État est la seconde marche de la descente aux enfers. Mardi 30 juin à minuit, la Grèce d’Alexis Tsipras perdrait sans appel le filet de sécurité financier que lui assuraient depuis 2010 deux plans de sauvetage d’un total de 240 milliards financés par l’UE, la BCE et le Fonds monétaire international. À la même heure, le Trésor d’Athènes, à sec, se retrouverait sans doute incapable d’honorer une échéance de 1,6 milliard due à l’institution de Washington. Il tomberait en arriérés et très vite en défaut de paiement faute de rentrées prévisibles.

Un sommet pour stopper l’irréparable?

La chute et la sortie de l’euro seraient sans doute sans retour au soir du dimanche 5 juillet, si les Grecs rejettent par référendum l’offre ultime des 18 autres pays de l’euro. L’exercice serait virtuel, puisque tout ce que l’UE a mis sur la table – les crédits comme le programme – sera déjà venu à expiration le 30 juin, comme le souligne Christine Lagarde. Beaucoup dépendra aussi de la question posée, objet de laborieuses tractations à Athènes.

À Bruxelles, les moins pessimistes se rassurent en expliquant que la consultation populaire sera un vote pour ou contre la monnaie commune. Alexis Tsipras invite clairement à voter «non», ce qui l’a fâché avec ses interlocuteurs. Mais les Grecs, déjà instruits par une semaine de chaos, pourraient aussi lui infliger un «oui» politiquement mortel. Les capitales de l’euro pousseraient un énorme soupir de soulagement, malgré les dégâts financiers. Une chose est sûre, l’électeur aura le dernier mot. Et «oui» ou «non», le reste de l’Europe saura enfin à quoi s’en tenir.

C’est un scénario à très hauts risques. Après cinq ans de crise et cinq mois de diatribes avec le chef de Syriza, pourquoi ne pas laisser quelques jours de plus à la conciliation? Discrètement, Jean-Claude Juncker et quelques autres poussent à renouer, d’ici ce mardi, les fils cassés par le premier ministre grec et sa stupéfiante annonce d’un référendum. Le vote de dimanche serait maintenu. Mais Alexis Tsipras obtiendrait enfin la promesse d’un allégement du service de la dette grecque, contre l’engagement de faire campagne pour le «oui» au référendum. C’est le marché évoqué à la Commission, dit-on de source européenne.

Pour stopper l’irréparable, la partie se joue désormais au niveau politique le plus élevé: celui des chefs d’État et de gouvernement, priés de sortir des vains conseils à Alexis Tsipras et d’une distance insondable avec les «institutions» financières, laissées en première ligne. L’idée d’un sommet de l’euro, lundi ou mardi, commence à prendre corps. À Berlin et Paris, la chancelière et le président vont consulter d’urgence leurs états-majors. François Hollande réunit ce lundi, en début de matinée, un conseil restreint autour de Manuel Valls et Michel Sapin.

L’Eurogroupe tout près de s’en laver les mains

Il ne reste à vrai dire plus que les «chefs» pour éviter l’amputation de la monnaie commune. Dimanche, la BCE, rempart de la stabilité monétaire, a clairement renvoyé le mistigri à Angela Merkel, François Hollande et leurs pairs, en refusant de verser davantage dans un puits grec sans fond. Le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, est tout près de s’en laver les mains: il dit ne plus avoir envie de discuter avec une équipe Tsipras «dont on peine à croire qu’elle puisse appliquer consciencieusement» la parole donnée.

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