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Archive for février 2016

La (triste) réalité rejoint le futur…

Source : http://information.tv5monde.com/info/robots-tueurs-un-probleme-mondial-meconnu-90548

Robots tueurs : un problème mondial méconnu

L’acteur Arnold Schwarzenegger présente un modèle de « Terminator » des films éponymes, pour la présentation d’un nouvel opus intitulé « Terminator Genesis » lors d’une conférence de presse en Corée du Sud, le 2 juillet 2015. (AP Photo/Ahn Young-joon)

Et si les robots participaient aux guerres ? C’est la question posée lors du dernier Forum mondial de Davos. Les « dispositifs de guerre autonomes » existent et commencent à poser problème. Éclairage sur un sujet de science-fiction… devenu réel.

23 fév 2016 – Mise à jour 23.02.2016 à 15:38 – par  Pascal Hérard
Les drones militaires américains, ces engins aériens télécommandés à distance étaient prévus à l’origine — au milieu des années 1990 — pour n’effectuer que des missions de surveillance. Avec l’intervention militaire américaine en Afghanistan, puis l’invasion de l’Irak, les drones ont été utilisés comme engins de mort : pilotés à distance depuis des centres de commandements aux États-Unis, ces robots téléguidés par des opérateurs humains tirent, depuis 2004, des missiles, dont les célèbres et terrifiants hellfire sur des « cibles terroristes » au sol, choisies par la Maison blanche.

Depuis un an, une campagne de l’ONG Human Rights Watch, « Stop killer robots« , demande leur interdiction.

Entre 1500 et 4000 personnes ont été tuées par les drones américains en quelques années, selon les ONG.  Les victimes de ces « exécutions aériennes » ne comptaient pas seulement des membres ou des chefs de guerre d’Al Quaïda, ou d’autres groupes terroristes. Loin de là. L’ONG Amnesty International s’en est émue et a publié un rapport édifiant sur ces « assassinats d’État » considérés hors-la-loi selon les conventions internationales du droit de la guerre, qui tuent femmes, enfants, et vieillards depuis des appareils volant à des milliers de mètres d’altitude (lire notre article : « Assassinats américains par drones au Pakistan : le rapport accablant d’Amnesty International« ).

Le drone autonome existe-t-il ?

Une récente polémique sur l’efficacité des « intelligences artificielles » du programme d’espionnage des télécommunications de la NSA, nommé « Skynet », en œuvre au Moyen-Orient, agite la sphère des spécialistes de la surveillance et des algorithmes militaires. Le site d’information en ligne ArsTechnica (dans un article écrit à partir de documents d’Edward Snowden publiés par The Intercept), met en doute les capacités de Skynet à repérer correctement des « cibles » à travers les communications des téléphones mobiles des 120 millions de citoyens pakistanais. Ce programme est censé extraire des profils terroristes à travers des milliards d’informations, pour que les drones puissent ensuite les éliminer depuis les airs.

Des robots logiciels donnent de l’information militaire pour que des opérateurs tuent des individus à distance via des drones sans pilote : les machines, dans cette configuration, ne sont pas encore décideurs d’un bout à l’autre de la chaîne de commandement, mais elles deviennent un élément crucial « d’intelligence informationnelle ». Elles sont l’élément qui détermine la cible, et donc au final, de la vie ou de la mort d’un individu. Les opérateurs ne savent même plus qui ils tuent. Seul Skynet le sait. Il y aurait, selon ArsTechnica, des centaines de victimes innocentes, tuées par… les informations de l’intelligence artificielle.

Drone américain de type Predator tirant un missile Hellfire

Le pas à franchir, pour qu’un drone soit directement connecté à un programme tel que Skynet, et puisse, à l’aide de ses caméras, capteurs, logiciels de reconnaissance visuelle, et algorithmes de vol, décider seul d’exécuter « une cible » choisie sans intervention humaine… est infime. Il est en réalité techniquement opérationnel :  il ne manque en fait que le feu vert des décideurs politiques pour que des drones autonomes « chassent » les terroristes. Et comme ce qui est possible pour les drones l’est aussi aujourd’hui pour d’autres types de robots militaires, l’inquiétude est grande chez les défenseurs des droits de l’homme et autres spécialistes des conflits, ou de l’intelligence artificielle, comme l’extrait de la table ronde de Davos au sujet des robots militaires le souligne (en anglais) :

Responsabilité et droit de la guerre

Il y aurait plus de 40 pays en compétition pour développer des armes autonomes. Parmi eux, six sont en phase de développement et de tests, selon les promoteurs de la campagne « Stop killer Robots » : les États-Unis, la Chine, Israël, la Corée du Sud, la Russie, et le Royaume-Uni. Les robots terrestres autonomes, ou « robots tueurs » ne sont pas encore en action sur le terrain militaire, mais sont déjà en activité à des fins de tests. Leur potentiel est énorme, en termes de marché économique, et de… destruction :

Géopolitis (RTS et TV5Monde), mai 2015 :

Ces armements, ultra-sophistiqués et « intelligents » peuvent aujourd’hui parfaitement remplacer des êtres humains sur les champs de bataille, et les entreprises technologiques, comme les gouvernements, y voient déjà « la solution militaire du futur »… très proche. Avec les robots tueurs, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre : aucune perte humaine à déplorer sur le champ de bataille, supériorité stratégique sur l’adversaire non-équipé de matériels similaires, nouvelle économie dont le potentiel est estimé par les spécialistes, à 20 milliards de dollars.

MAARS, le robot tueur autonome de l’entreprise QuinetiQ, futur Terminator des armées ?

Face à ce constat, 3000 chercheurs en intelligence artificielle et en robotique ont signé une lettre ouverte dénonçant les armements autonomes, soutenus par les signatures de 17 000 intellectuels de champs aussi divers que la physique, le droit ou la philosophie. Des personnalités célèbres tels Stephen Hawking, Elon Musk, Steve Wozniak ou Noam Chomsky font partie de ces signataires.

Au delà des peurs — compréhensibles — de voir la machine se retourner contre son créateur pour le détruire, l’émergence des robots tueurs autonomes pose de nombreux problèmes encore non résolus. Les principaux sont ceux de la responsabilité et du droit international. Comment, en effet, appliquer la justice face à une machine qui tue par erreur des civils ou des soldats de son propre camp ? Qui est responsable : le programmeur, l’entreprise qui l’a conçue, le gouvernement qui l »utilise ?

Bidog, le robot militaire autonome créé par l’entreprise Boston Dynamics, rachetée en 2013 par… Google. Bidog peut porter 100 kilos de matériel, tomber et se relever seul, et ne demande aucune aide humaine pour accomplir ses missions.

Le droit international n’est déjà pas respecté scrupuleusement avec les assassinats par drones, comme le rappelle le spécialiste des conflits Derek Gregory dans une interview de 2014 : »Au Pakistan, par exemple, où les États-Unis se livrent à des frappes aériennes dans les régions tribales, aucune guerre n’a jamais été déclarée. On ignore, par conséquent, quel droit doit s’appliquer« , et les spécialistes semblent bien en mal de pouvoir déterminer quel droit devra s’appliquer quand des tueurs de métal, sans opérateurs humains, en toute autonomie, iront assassiner des êtres humains dans des pays lointains, sur la base de renseignements triés par des intelligences artificielles dont personne ne sera en mesure de comprendre les choix.

Le monde futuriste du film Terminator se dessine, silencieusement.

Pascal Hérard – Mise à jour 23.02.2016 à 15:38
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La guerre des étoiles.. ou dans les étoiles…

Source : http://www.leprogres.fr/france-monde/2016/02/19/la-russie-veut-modifier-ses-missiles-pour-detruire-des-asteroides

La Russie veut modifier ses missiles pour détruire des astéroïdes

Les missiles russes seraient utilisés pour cibler les astéroïdes les plus petits (de 20 mètres à 50 mètres de diamètre), qui peuvent causer des dommages importants.

Le 19/02/2016 à 13:44 – mis à jour à 13:44

La Russie envisage de modifier certains de ses missiles balistiques pour détruire des astéroïdes avant qu’ils ne frappent la Terre, selon un spécialiste russe, Sabit Saitgarayev , cité par l’agence pro-gouvernement TASS.
Les missiles russes seraient utilisés pour cibler les astéroïdes les plus petits (de 20 mètres à 50 mètres de diamètre), qui peuvent causer des dommages importants et sont relativement difficiles à détecter.

Les États-Unis inquiets

En 2013, un astéroïde de 20 mètres de large avait explosé dans le ciel de Chelyabinsk, en Russie, avec une force équivalente à 300.000 tonnes de TNT ou plus, brisant les vitres des bâtiments et faisant plus de 1.000 blessés.
La perspective de voir la Russie modifier ses missiles nucléaires inquiète l’armée américaine. Le directeur du renseignement national a déjà exprimé sa préoccupation à ce sujet.

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Tensions en Mer de Chine

Source : http://www.liberation.fr/planete/2016/02/17/pekin-degaine-des-missiles-en-mer-de-chine-meridionale_1433922

Pékin dégaine des missiles en mer de Chine méridionale

Par Arnaud Vaulerin, Correspondant au Japon 17 février 2016 à 10:57
      

Le régime chinois a déployé deux batteries de huit lanceurs sur Woody Island, défiant les Etats-Unis qui appellent à un arrêt de la militarisation d’une région sous tension.

Pékin dégaine des missiles en mer de Chine méridionale

Même si ce n’était pas l’intention, le déploiement par la Chine de missiles sur Woody Island constitue un camouflet pour Barack Obama. L’information, révélée par la chaîne Fox News et confirmée par des officiels américains et taïwanais, a été annoncée au moment où le président américain concluait, mardi à Palm Springs (Californie), un sommet des dirigeants de l’Asie du sud-est consacré précisément à la sécurité maritime. «Nous avons discuté de la nécessité de mesures tangibles pour faire baisser les tensions en mer de Chine du Sud», a dit le président américain, appelant notamment à «l’arrêt de nouvelles revendications, de nouvelles constructions et de la militarisation des îles disputées».
C’est pourtant ce qui est en train de se passer à Woody Island, l’île de l’archipel des Paracels revendiquée par Taïwan et le Vietnam, que les Chinois occupent depuis 1956 et dénomment Yongxing. Pékin y a déployé deux batteries de huit lanceurs. Selon des clichés d’Image Sat International publiés par Fox News, les équipements auraient été installés entre le 3 février et dimanche dernier. Il s’agirait d’un système chinois de défense aérienne de type Hongqi-9, susceptible de frapper un avion civil ou militaire, un navire ou un autre missile dans un rayon de 200 kilomètres.
Localisation de l'île de Woody Island

Bétonnage à tout va des Paracels

Cette inquiétante surenchère militaire intervient deux semaines après le passage d’un navire de guerre américain dans les eaux des Paracels. Fin janvier, le destroyer USS Curtis Wilbur avait croisé dans les eaux de l’île Triton au titre de la «liberté de navigation» que Washington entend défendre dans la région. Il s’était attiré les foudres de Pékin qui avait fustigé une action «extrêmement dangereuse et irresponsable», les autorités chinoises accusant les Américains d’être la «plus grande cause de la militarisation dans la mer de Chine méridionale».
La Chine, surtout depuis l’arrivée en novembre 2012 du président Xi Jinping, affiche son expansionnisme militaire et maritime à tout va. Elle ne cesse de réaffirmer que la quasi-intégralité de la zone lui appartient, multipliant les opérations de bétonnage et de construction des archipels coralliens des Spratleys et des Paracels. Au cœur des routes commerciales et stratégiques de toute l’Asie, ces îles très riches en ressources halieutiques et en hydrocarbures sont ardemment convoitées par presque tous les Etats de la région qui, depuis près de deux ans, s’en prennent aux agissements de la Chine.
Ce déploiement de missiles bat en brèche les revendications d’une hégémonie pacifique tant vantée par la Chine depuis qu’elle a entrepris d’accroître son influence sur les mers. Il écorne également l’image de la deuxième puissance de la planète qui entend présenter son activisme en mer de Chine méridionale comme autant d’actions à but civilo-humanitaires. Le mois dernier, l’amiral chinois Wu Shengli avait confié à l’amiral John Richardson, le chef des opérations navales des Etats-Unis, que les travaux dans les Spratleys étaient à des fins civiles. «Nous n’allons certainement pas rechercher la militarisation des îles et récifs, mais nous ne négligerons pas la mise en place de défenses. Le nombre de défenses dépendra entièrement du niveau de menace qui nous guette», avait déclaré Wu.

Fusée nord-coréenne

Mais selon Mira Rapp-Hooper, experte de la région au sein du Center for a New American Security, ce n’est pas la première fois que la Chine installe de tels dispositifs sur l’archipel des Paracels. «Je ne crois pas que des missiles sol-air constituent un événement considérable», tempère la spécialiste, citée par l’agence Reuters. «S’ils ont été déployés, c’est probablement parce que la Chine cherche à envoyer une réponse aux opérations sur la liberté de navigation, mais je ne crois pas que ce soit totalement sans précédent.»
L’installation des HQ-9 sur Woody Island témoigne néanmoins d’une montée des tensions sans répit depuis trois ans. Moins de dix jours après l’essai balistique nord-coréen, elle participe d’une dégradation du climat sécuritaire dans la zone Asie-Pacifique où Pékin et Washington s’affrontent de plus en plus ouvertement.
Quelques heures après le tir de la fusée de Pyongyang le 7 février, les responsables militaires américains et sud-coréens avaient annoncé l’ouverture de discussions officielles sur la mise en place de Thaad (Terminal High Altitude Area Defense), un bouclier antimissile parmi les plus sophistiqués au monde. Les négociations doivent commencer cette semaine à Séoul. La Chine a critiqué ce projet qui, selon elle, menace ses intérêts immédiats et sa dissuasion nucléaire.
Dans un long éditorial publié ce mercredi, le quotidien Global Times, proche du pouvoir chinois à Pékin, écrit que la Chine n’aura d’autre solution que d’installer davantage de missiles dans la région et de prendre «le plus haut niveau de précautions» contre le bouclier antimissile américain, s’il venait à être déployé en Corée du Sud. Pékin ne restera pas l’arme au pied.
Arnaud Vaulerin Correspondant au Japon

 

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L’aviation turque viole l’espace aérien grec…

Source : http://fr.sputniknews.com/international/20160216/1021792552/turquie-viole-espace-aerien-grec.html

Turquie: 20 nouvelles violations de l’espace aérien grec en un jour

10:54 16.02.2016(mis à jour 11:35 16.02.2016) URL courte
Mardi 15 février, six chasseurs turcs sont entrés illégalement dans l’espace aérien grec en mer Egée ayant, au total, violé la frontière plus de 20 fois.
Athens News Agency rapporte qu’au moins deux fois des avions grecs se sont vus obligés d’escorter les chasseurs turcs jusqu’à la frontière.
La Grèce craint qu’Ankara puisse profiter de la crise migratoire pour accroître sa présence en mer Egée étant donné que l’incident s’est produit à la veille de l’opération navale de surveillance du flux migratoire en mer Egée avec la participation de l’Otan. La récente rencontre des ministres de la Défense de l’alliance a débouché sur la décision d’envoyer dans la région un deuxième groupe naval sous le commandement de l’Allemagne.

Il convient de rappeler que la Turquie réagit de manière très dure à toute menace à son espace aérien, même si elles ne sont pas évidentes. Ainsi, en novembre dernier, un F-16 des forces aériennes turques avait abattu un bombardier russe Su-24 sous le prétexte que ce dernier aurait violé l’espace aérien de la Turquie dans la région de la frontière syrienne.
L’équipage du bombardier abattu s’est éjecté, mais le commandant de bord Oleg Pechkov a été fusillé depuis la terre. Le navigateur Konstantin Mourakhtine a été sauvé par les militaires russes. Au cours de l’opération lancée pour évacuer les pilotes de l’avion abattu,  les terroristes ont fait sauter l’hélicoptère Mi-8, causant la mort d’un fusilier-marin, Alexandre Posynitch. Cet incident a fortement aggravé les relations entre la Russie et la Turquie.

Le vice-président de la commission des Affaires étrangères du parlement russe Léonide Kalachnikov a récemment qualifié les militaires turcs de terroristes ayant déclaré qu’ils violaient constamment eux-mêmes l’espace aérien d’autres pays, notamment de la Grèce.
« Somme toute, ce sont des terroristes revêtus du pouvoir d’Etat. S’ils le font pratiquement chaque jour ou chaque semaine sur la frontière grecque, est-ce que cela signifie qu’il faut abattre les avions turcs? », a ajouté le député.

Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20160216/1021792552/turquie-viole-espace-aerien-grec.html#ixzz40Khk2eYg

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Un conflit oublié sur le point de reparaître ?

Source : http://www.rfi.fr/emission/20160119-croatie-serbie-inquietante-course-armements

Balkans: la Croatie et la Serbie peuvent-elles vraiment se réarmer?
Par Laurent Geslin – Diffusion : mardi 19 janvier 2016
Depuis des mois, c’est à une inquiétante course aux armements que se livrent les frères rivaux croates et serbes. Le Premier ministre serbe, Aleksandar Vučić, a ainsi répété à plusieurs reprises l’intention de Belgrade d’aller « faire du shopping en Russie », tandis que les Croates affirment vouloir acheter du matériel de guerre américain. Des déclarations belliqueuses qui interviennent dans un climat régional de plus en plus tendu.

De notre correspondant dans les Balkans,

La visite à Belgrade du vice-Premier ministre russe, Dmitri Rogojine, a fait couler beaucoup d’encre dans les Balkans. Il est venu les poches pleines de promesses, proposant d’installer en Serbie un centre de maintenance pour hélicoptères et assurant qu’il serait possible de trouver des « arrangements » si la Belgrade décidait de s’équiper du missile sol-air S-300.
Et dans le même temps, le Premier ministre du pays multiplie les mises en garde envers le voisin croate. « Je suis inquiet », a déclaré Aleksandar Vučić, « les missiles balistiques que la Croatie prévoit d’acheter ont une portée de 300 à 350 kilomètres, ils peuvent atteindre n’importe quelle ville de Serbie centrale ». Et d’ajouter que « la Serbie est encerclée de pays de l’Otan, alors qu’elle est militairement neutre ». De son côté, la Croatie espère bientôt recevoir 16 hélicoptères de combat des Etats-Unis et la presse locale a annoncé que Zagreb avait demandé à Washington la livraison de lance-roquettes multiples.

Des ambitions militaires qui coûtent chères
La Croatie et la Serbie ont les caisses vides. Même si les Américains se décidaient à livrer leurs lance-roquettes, Zagreb n’aurait pas l’argent pour acheter les munitions nécessaires à leur bon fonctionnement. Quant à la Serbie, elle dépenserait déjà 94 % de son budget militaire en coûts opérationnels et en salaires. L’armée serbe n’a pas les moyens nécessaires à la modernisation et au renouvellement de son matériel. Selon certains experts dans ce pays, le budget de l’armée lui permet tout juste, cette année, d’acheter la moitié d’un hélicoptère MI-17. D’autre part, les accords de stabilisation et d’association signés avec Bruxelles rendent délicat l’achat de matériel russe.

Agitations nationalistes
Ces derniers mois, les relations entre les deux pays se sont singulièrement dégradées. Au mois de septembre dernier, au plus fort de la crise des migrants, les autorités croates ont accusé leurs homologues serbes de ne rien faire pour ralentir les flux de réfugiés qui pénétraient leurs frontières. De son côté, le Premier ministre serbe, Aleksandar Vučić, ne perd jamais une occasion de fait vibrer la fibre patriotique de ses concitoyens pour assurer son pouvoir, notamment en jouant sur le mythe de la citadelle assiégée, menacée par de puissants ennemis. Mais de fait, même si le gouvernement serbe fait les yeux doux à Moscou, notamment en développant sa coopération militaire avec la Russie, Aleksandar Vučić a engagé son pays dans un partenariat avec l’Otan. Les forces serbes s’entrainent en effet régulièrement avec celles des armées occidentales de l’Alliance atlantique. Reste cependant que cette agitation nationaliste est un signal négatif envoyé aux sociétés des deux pays, alors que Croates et Serbes semblaient avoir, depuis longtemps déjà, tourné la page des guerres des années 1990.

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L’Europe attire toujours…

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2016/02/15/01003-20160215ARTFIG00250-quels-sont-les-pays-candidats-a-une-adhesion-a-l-union-europeenne.php

Quels sont les pays candidats à une adhésion à l’Union européenne ?

 

 

INFOGRAPHIE – La Bosnie-Herzégovine est le sixième pays à être actuellement candidat à une adhésion à l’UE. Parmi eux, de nombreux pays des Balkans qui cherchent à se réformer afin de répondre aux critères européens, mais aussi la Turquie.

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Pour prétendre adhérer à l’Union européenne, un pays doit répondre à un processus strict. Tout pays qui répond aux critères d’adhésion peut poser sa candidature. Appelés «critères de Copenhague», ils concernent l’économie de marché, la démocratie, l’État de droit et l’adoption de la législation européenne, y compris l’euro. La Commission européenne commence par examiner le dossier et émet un avis. Il peut arriver que, même si l’avis est négatif, le pays accède au statut de candidat comme ce fût le cas pour la Grèce. Si le pays répond favorablement à certains critères, les négociations sont officiellement lancées. Elles se composent de 35 chapitres qui doivent tous être étudiés. Lorsque les 35 chapitres sont clôturés, un traité d’adhésion peut alors être ratifié.
Les pays des Balkans ont des accords propres à eux instaurés à la fin des guerres de Yougoslavie: les accords de stabilisation et d’association. Adaptés à chaque pays, ils instaurent des zones de libre-échange entre l’UE et les pays concernés et définissent des objectifs économiques communs.
La Bosnie-Herzégovine a officiellement déposé sa candidature d’adhésion lundi 15 février 2016. Dans un communiqué, la vice-présidente de l’UE Frederica Mogherini et le commissaire européen Johannes Hahn ont déclaré: «C’est un jour de célébrations (…): il y a seulement vingt ans, c’était dans les pays des Balkans que l’une des plus affreuses pages de l’histoire européenne s’est écrite.» Le premier rapprochement entre le pays et l’UE est initié en 2008 avec la signature de premiers accords commerciaux. En 2010, la Commission évoque dans un rapport quelques réserves quant aux progrès du pays. Elle appelle les dirigeants, accusés de bloquer les réformes clés, à se conformer aux règles européennes concernant, entre autres, la citoyenneté et la sécurité alimentaire. Après l’application de plusieurs réformes, l’UE lui accorde le statut de pays candidat tout en prévenant qu’il ne rejoindra pas l’UE avant «quelques années».
L’Albanie est reconnue candidate en 2014 après l’application de réformes de son système judiciaire, de l’administration publique et la révision des règles de procédures parlementaires. Car depuis la chute du régime dans les années 1990, tous les scrutins ont été perturbés par des incidents, des morts, et les résultats, toujours contestés, ont souvent davantage approfondi les querelles politiques qu’ils ne les ont apaisées.
Le Kosovo est reconnu en tant que candidat potentiel à une adhésion en 2008. L’objectif de l’UE est principalement de l’associer aux programmes économiques ou culturels afin d’aider au développement. Proclamé indépendant en 2008, le pays était placé sous administration internationale par l’ONU depuis 1999.
En 2008, le Monténégro soumet sa candidature qui est validée par la Commission européenne en 2010 en échange de sept points clés sur lesquels ils s’engagent à travailler. Les «principaux sujets de préoccupation» sont «la lutte contre les discriminations, la liberté d’expression et les relations du gouvernement avec la société civile, la situation des personnes déplacées provenant de la Croatie, de la Bosnie-Herzégovine et du Kosovo», précise la Commission. Le 29 juin 2012, le Conseil lance l’ouverture des négociations d’adhésion. Depuis, sept chapitres sur trente-cinq ont été négociés.
La Macédoine a soumis sa candidature à l’Union européenne en 2004. Le 16 décembre 2005, le Conseil européen accorde officiellement le statut de candidat et se prononce en mai 2013 en faveur de l’ouverture des négociations d’adhésion. Les critères politiques d’adhésion sont satisfaisants mais la défense de l’État de droit, le recul de la liberté d’expression et les tensions communautaires ralentissent le processus.
La Serbie est identifiée comme candidat potentiel à l’Union européenne lors du Conseil européen de Thessalonique en 2003. En 2009, le pays soumet officiellement sa candidature qui est acceptée en mars 2012 par le Conseil européen. Mais le refus de reconnaître l’indépendance du Kosovo complique la mise en place de l’accord de stabilisation et d’association (ASA), un traité international de libre-échangesigné avec l’UE qui a pour but de faciliter une adhésion future, qui finira par entrer en vigueur en septembre 2013. En janvier 2014, une première conférence intergouvernementale est organisée entre l’UE et la Serbie et les négociations d’adhésion débutent. En effet, les élections législatives anticipées de mars 2014, ont doté le gouvernement d’un mandat clair afin de conduire sans entraves les réformes structurelles indispensables.
Candidat à l’adhésion à la communauté économique européenne (CEE) en 1987, la Turquie n’a jamais cessé de vouloir intégrer le bloc européen. En 1999, le pays devient candidat mais les négociations qui suivent sont difficiles. En tout, 15 des 35 chapitres de négociations ont été ouverts, le dernier datant de décembre 2015, les négociations d’adhésion ayant été gelée pendant deux ans due au refus de reconnaissance de la Chypre par la Turquie. La Commission insiste sur les progrès à faire concernant les critères politiques, des droits de l’Homme et de la protection des minorités. Enfin, les relations tendues de la Turquie avec Chypre et l’Arménie et l’opposition de certains pays à son adhésion ralentissent la progression. De 2013 à 2015, les négociations d’adhésion ont ainsi été gelées.
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Une technologie militaire qui inquiète

Source : http://fr.sputniknews.com/international/20160130/1021336738/russie-choque-occident.html

Armes de pointe: la Russie choque l’Occident

Ces dernières décennies, les pays occidentaux regardaient avec condescendance le développement des matériels militaires russes, mais récemment, ils ont dû admettre que les réussites de Moscou à moderniser son complexe militaro-industriel étaient « incroyables », écrit The Independent.
La Russie a choqué l’Occident et Israël dans l’utilisation de hautes technologies pour créer des matériels militaires. Naguère, les responsables militaires occidentaux notaient avec condescendance que la stratégie et les matériels militaires russes avaient fait leur temps. Mais ce que les pays occidentaux ont vu en Syrie a été pour eux un véritable choc, rapporte le journal britannique Independent.

Les chasseurs russes effectuaient parfois plus de sorties en Syrie en une journée que les forces de la coalition dirigée par les Etats-Unis en faisaient en un mois, alors qu’en même temps la marine russe lançait des missiles de la mer Caspienne à une distance de plus de 1.400 kilomètres.
Le chef de l’armée américaine en Europe Ben Hodges a récemment déclaré que les succès de la Russie dans le déploiement des systèmes de guerre électronique en Syrie et en Ukraine étaient incroyables.

Le commandant de l’armée de l’air américaine en Europe Frank Gorenc, à son tour, estime que Moscou envisage de mettre en place en Crimée et à Kaliningrad ce type d’infrastructure de défense aérienne qui pourrait compliquer l’accès de l’Otan à certains domaines sécurisés, en particulier en Pologne.

Israël, selon The Independent, regarde également anxieusement le développement de l’armée russe car l’Etat juif craint que ces armes de pointe russes soient éventuellement achetées par l’Iran, qu’Israël considère comme une menace pour son existence. En particulier, Tel Aviv craint que Téhéran puisse obtenir les systèmes de missiles anti-aériens S-400.

Au début de l’opération en Syrie, la Russie utilisait indifféremment de vieux et de nouvelles armes. Maintenant, par exemple, les chasseurs-bombardiers polyvalents Su-34 sont utilisés plus souvent, car les vieux Su-25 peuvent être plus vulnérables aux missiles antiaériens portatifs que, selon Moscou, la Turquie et l’Arabie saoudite auraient fournis aux rebelles.

La présence russe en Syrie a été le facteur qui a redistribué les cartes. Maintenant, ce qui se passe en Syrie, en grande partie, dépend du président russe Vladimir Poutine, conclue le journal.

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