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Archive for the ‘Ukraine-Russie’ Category

another brics in the wall…..

12 septembre 2015 Laisser un commentaire

Source : http://fr.sputniknews.com/international/20150911/1018119245.html

L’Argentine veut rejoindre les BRICS

© Flickr/ Ministerio de Cultura de la Nación Argentina
International

18:19 11.09.2015URL courte

La présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner a exprimé l’espoir que son pays rejoigne bientôt les BRICS.

Alors que ce pays sud-américain représente une des plus grandes économies de l’Amérique latine, la chef d’Etat argentine est persuadée que les BRICS doivent s’élargir, en admettant des pays en développement, comme l’Argentine, dans ses rangs. Ainsi, en marge d’une cérémonie d’inauguration dans un quartier de Buenos Aires, Mme Kirchner a souhaité que l’ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Sivla devienne « ambassadeur afin que l’Argentine entre dans les BRICS, qui deviendraient les BRICSA ».

Ce n’est pas la première fois cette question est évoquée, mais aucune démarche concrète n’a été effectuée pour le moment.L’ensemble BRICS regroupe actuellement le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, les grandes puissances émergentes qui rassemblent plus de 40% de la population mondiale et un quart du PIB de la planète.

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Catégories :Ukraine-Russie

Sanctions… sanctionné….

Source : http://fr.sputniknews.com/international/20150825/1017779298.html

Le plus grand cauchemar des USA devient réalité

International
22:10 25.08.2015(mis à jour 22:12 25.08.2015) URL courte
56214611987

Les sanctions contre une Russie de Poutine imposées à l’initiative des USA ont provoqué une orientation de la Russie vers l’Est, surtout vers la Chine. Force est de constater que le plus grand cauchemar américain depuis le XXème siècle devient réalité, estime la revue américaine The National Interest.

L’avenir énergétique durable de la Russie se trouve en Asie et des accords de gaz et de pétrole avec la Chine, évalués à un demi-billion de dollars, aideront à maintenir une économie russe qui est passée par une période compliquée. Au lieu d’être une concurrente, la Chine devient un partenaire précieux dans la stabilisation et la modernisation de l’Eurasie, qu’elle ne considère pas comme un marais stagnant mais comme son avenir économique, explique Le National Interest.

D’après la revue américaine, un nouveau lien entre la Chine et l’Eurasie, à savoir l’initiative chinoise visant à créer la Route de la Soie terrestre et maritime du XXIème siècle, est capable de transformer son inconvénient évident, sa frontière avec 14 pays, en un atout. Tous ces pays visent à réaliser la théorie d’un Heartland eurasiatique sans rencontrer le moindre obstacle, à part peut-être l’Inde, ce qui n’est pas sûr.

Le succès du partenariat eurasiatique qui va consolider les perspectives économiques de la région en créant l’infrastructure nécessaire et mettant au pied du mur l’extrémisme menaçant les gouverneurs de Moscou, de Pékin et de l’Asie Centrale, montre l’efficacité du modèle étatique alternatif à celui de l’Occident, souligne Le National Interest. Et ce n’est pas uniquement l’Eurasie qui l’a remarqué, l’Afrique et l’Amérique Latine investissant largement dans les projets de développement.

« Dans une certaine mesure, un tel partenariat existe déjà. La Chine suit habituellement la Russie à l’ONU; elles ont ensemble bloqué les sanctions contre Assad en Syrie, faisant en sorte que l’opération de renversement du colonel Mouammar Kadhafi en Lybie soit la dernière de son genre, sous le slogan du +devoir de protéger+.  Le « recul de la démocratie » blâmé par Freedom House  (son affaiblissement dure depuis déjà neuf ans de suite) va encore s’accélérer ».

En attendant, Pékin et Moscou montrent sans scrupule leurs préférences et leurs liens avec des soi-disant « dictateurs ».

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Source : http://fr.sputniknews.com/international/20150823/1017730492.html

National Interest: alliance russo-chinoise et reconfiguration de l’équilibre mondial

© Flickr/ Mark Turner
International

19:01 23.08.2015(mis à jour 20:14 23.08.2015) URL courte
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L’alliance russo-chinoise est en passe de fonder un système financier alternatif à l’occidental, ce qui ne manquera pas d’attirer de grands acteurs géopolitiques de son côté, rapporte la revue The National Interest.

La Chine, essentiellement préoccupée par sa politique intérieure, par la stabilité et par la reprise économique, n’a pas fait partie des grands acteurs géopolitiques jusqu’à aujourd’hui. Pourtant, le développement de la Chine représente actuellement un des défis majeurs sur la scène internationale.

Ce pays a bien sûr ses points faibles, et certains estiment qu’en absence de réformes politiques fondamentales, il est possible qu’il subisse le même sort que l’Union Soviétique, mais il ne faut pas trop y compter. La Chine est moins portée à une désintégration que l’URSS, son système économique est plus solide, et le président de la République populaire de Chine Xi Jinping est un réaliste ayant un sens pratique, à la différence du « romantisme » de Gorbatchev, lit-t-on dans l’article de The National Interest.

Malgré le fait que les ambitions géopolitiques de la Chine soient limitées, son développement économique, aussi bien que les relations russo-chinoises raffermies et sur lesquelles l’Occident est bien sceptique, constituent un risque pour la volonté hégémonique des Etats-Unis.

Pour le moment, la politique américaine extérieure est très primaire. Dans le contexte actuel où il n’y a pas de superpuissance concurrentielle qui puisse contrer leur influence, les Etats-Unis mènent une politique extérieure simpliste, moralisatrice et présomptueuse, d’après The National Interest.

Pour leur part, la Chine et la Russie agissent comme « un aimant » pour les autres pays, en commençant à créer une nouvelle infrastructure économique en tant que complément, et dans le futur — en tant qu’alternative au système financier international, contrôlé par l’Occident.

Ce rapprochement diplomatique de la Russie et la Chine influencera à coup sûr le monde entier et pourra entraîner un certain remaniement sur la scène internationale, d’après l’expert chinois Yan Xuetong.

Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150825/1017779298.html#ixzz3k5WUIvFT

Catégories :Ukraine-Russie

un bataillon musulman en Ukraine ?

Source : http://fr.sputniknews.com/international/20150827/1017805512.html

Ukraine: bientôt un bataillon musulman à la frontière avec la Crimée?

International

La création d’un bataillon musulman dans la région de Kherson (sud de l’Ukraine) figure parmi les principales questions débattues lors du Congrès mondial des Tatars de Crimée à Ankara, indique Ünver Sel, président de l’Association turque des organisations des Tatars de Crimée.

Le Congrès mondial des Tatars de Crimée a eu lieu le 1er et 2 août à Ankara. Parmi ses organisateurs principaux figurent Moustafa Djemilev, ancien président du Majlis (« Assemblée ») du peuple tatar de Crimée, et son successeur Refat Choubarov, interdits d’entrée en Crimée pour « incitation à la haine ethnique ».

« Ce congrès est un projet personnel de Djemilev. Son objectif est de prendre en main la diaspora des Tatars de Crimée afin d’user au maximum de son influence et de ses possibilités. Le premier congrès de ce genre s’est tenu en Crimée en 2009. Comme la diaspora restait méfiante à l’égard de Djemilev, les congrès n’ont pas eu lieu pendant 6 ans. A présent, le Majlis du peuple tatar de Crimée a cessé son activité. Cherchant à établir sa légitimité et à bénéficier d’une aide financière, Djemilev a convoqué le Congrès d’Ankara. Un autre objectif est d’obtenir le soutien de la Turquie afin de créer un bataillon musulman dans la région de Kherson », relève Ünver Sel.

D’après Djemilev, le bataillon déployé à la frontière de la Crimée devrait être placé sous la juridiction du ministère de la Défense de l’Ukraine. Il a également ajouté que les troupes seraient chargées de surveiller le transit des marchandises et des personnes entre l’Ukraine et la péninsule.

Au moins 1.000 personnes, parmi lesquelles il y a des membres de l’Etat islamique (EI) venus de Syrie à travers la Turquie, ont déjà intégré le bataillon, affirme M. Sel.

« Certains combattants de l’EI se sont rendus à Kherson afin d’intégrer le bataillon musulman », remarque le président de l’Association turque des organisations des Tatars de Crimée.

« Djemilev joue avec le feu sans se rendre compte qu’il entraîne son peuple dans une guerre. Je considère que cette situation est inacceptable », souligne Ünver Sel. Selon lui, il est hors de question que le gouvernement turc munisse d’armes le bataillon musulman en Ukraine. Quant à l’aide financière de la part d’Ankara, la question reste en suspens.

180 organisations de la société civile de 12 pays ont participé au Congrès. Tout en saluant les participants du deuxième Congrès des Tatars de Crimée, le président turc n’y a pas pris part.Récemment, les présidents de Russie et de Turquie Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan ont discuté de la situation des Tatars de Crimée dans le cadre de la réunion au sommet du Conseil de coopération russo-turc. Erdogan a soutenu les démarches de Poutine concernant la population de la presqu’île, après avoir relevé « l’approche positive » de la question criméenne manifestée par le président russe.

Erdogan a déclaré dans son intervention: « Nos frères Tatars de Crimée ont désormais les droits qu’ils n’avaient pas avant, à savoir que la langue tatare a maintenant le statut de langue officielle ». « Mon homologue Vladimir Poutine a souligné lors des négociations que la Russie pensait aux intérêts et au bien du peuple tout entier et pas seulement à ceux d’un groupe particulier, et c’est très important. Nous sommes solidaires avec cette position », a ajouté Erdogan.

Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150827/1017805512.html#ixzz3k0kDd9bX

Catégories :Ukraine-Russie

à l’Est, rien de nouveau…

Source : http://fr.sputniknews.com/international/20150730/1017296480.html

13:52 30.07.2015(mis à jour 13:54 30.07.2015) URL courte

Situation économique en Grèce (100)

La politique menée par le parti de gauche Syriza a contribué au dégel des relations russo-grecques, estime Kostas Isihos, député grec et ex-ministre adjoint de la Défense. Des députés du parlement grec se prononcent pour le renforcement des relations bilatérales russo-grecques, a déclaré Kostas Isihos dans une interview accordée à l’agence d’informations RIA Novosti.

La gauche européenne à l’épreuve du Diktat imposé à la Grèce

« Nous continuons à lutter pour le développement des relations russo-grecques. Nous le faisons non seulement parce que nous aimons et respectons le peuple russe, mais aussi parce que nous croyons que cela répond aux intérêts des deux peuples », a-t-il expliqué. Le député a fait savoir que le parlement continuait à soutenir tous les accords qui avaient été signés avec la Russie jusqu’à présent. Pourtant, dans le contexte de l’adoption de l’accord avec les créanciers occidentaux de la Grèce, on ne voit pas encore très bien quelle politique a choisi le gouvernement grec. « En ce moment je ne peux pas prévoir la politique extérieure du pays. La signature du troisième mémorandum pourrait nous empêcher de mener la politique multidimensionnelle pour laquelle nous nous prononçons, mais nous espérons que cela ne sera pas le cas », a fait remarquer l’ex-ministre adjoint de la Défense.

Grèce: le parlement approuve l’accord avec les créanciers

Selon certains experts, sous Antonis Samaras, ancien premier ministre grec, les relations entre la Grèce et la Russie étaient « gelées ». Pourtant, la politique du parti Syriza avec Alexis Tsipras à sa tête a contribué au « dégel » et au renforcement des relations entre les deux pays. « Nous pouvons renforcer nos liens avec la Russie en particulier et avec les pays du groupe BRICS en général, et voir ainsi un « printemps » dans le développement de nos relations. Nous espérons que cette tendance se poursuivra. Cette coopération doit avoir un caractère multidimensionnel — politique, culturel, économique, énergétique — afin de contribuer à la paix et à la stabilité dans la région et dans le monde entier », a fait savoir M.Isihos.

Coopération énergétique

Evoquant la coopération énergétique, Kostas Isihos a assuré que les remaniements ministériels qui ont récemment eu lieu n’empêcheraient pas la réalisation du projet de gazoduc Turkish Stream, censé délivrer le gaz russe en Europe en contournant le territoire ukrainien.

Prolongement de Turkish Stream en Grèce: Moscou et Athènes signent
« Le projet d’accord concernant le gazoduc Turkish Stream que la Russie et la Grèce ont déjà signé est un investissement considérable effectué par Syriza. Cet accord énergétique et économique joue un rôle très important pour la stabilité politique de la région et pour le développement de la Grèce », a souligné le député. Selon lui, la réalisation du projet contribuera à la création de plus de 20.000 emplois dans le nord de la Grèce, ainsi qu’au développement des infrastructures, comme les ports ou les aérodromes. C’est pour cette raison que le gouvernement grec doit accomplir le projet, même si certains pays membres de l’UE, tels que la Slovaquie ou la République tchèque, ainsi que les Etats-Unis, s’y opposent.

Turkish Stream: les livraisons de gaz débuteront en 2016
« Je pense qu’il y a des intérêts géopolitiques des Etats-Unis qui ne veulent pas qu’un gazoduc liant la Russie et l’Europe existe. Certains pays de l’Europe sont méfiants également. Pourtant le gouvernement doit être ferme dans sa volonté de mettre le projet en œuvre, car il a une importance économique, énergétique et géopolitique extrême pour la Grèce et pour l’Europe », a expliqué M.Isihos.

Sanctions antirusses

En évoquant la question des sanctions le parlementaire grec a estimé qu’elles avaient un impact négatif pour toutes les parties prenantes. Grèce: des députés russes demandent au président une levée de l’embargo
Selon lui, les sanctions provoquent des mesures de riposte, qui nuisent au développement de l’agriculture en Grèce.

« La politique des sanctions antirusses introduites par des pays occidentaux n’aura que l’impact négatif pour les peuples de l’Europe et de la Russie. Nous estimons qu’il faut nous faire entendre mieux dans les institutions européennes afin qu’un autre chemin soit choisi », a-t-il fait remarquer.

La crise ukrainienne

Le député a également insisté sur le fait que la Grèce devait adopter une position ferme à l’égard du drame qui se déroule actuellement en Ukraine.

« La Grèce a intérêt que cette crise soit réglée (…). Je crois qu’il y a assez de néonazisme en Europe, il n’en faut pas encore davantage », a expliqué M.Isihos.

Iatseniouk: la Grèce tire toute la couverture à elle, aux dépens de l’Ukraine
« En Ukraine, il y a des forces politiques qui sont nostalgiques par rapport au nazisme et l’hitlérisme. On voit les mêmes tendances dans le parti d’extrême droite en Grèce (…). Je pense que la Grèce doit soutenir le règlement politique de la guerre civile en Ukraine pour ses propres intérêts également », a-t-il rajouté.

Kostas Isihos, qui occupait le poste de ministre adjoint de la Défense, a été renvoyé du ministère suite au vote contre le nouvel accord avec les créanciers de la Grèce. Il faisait partie de la commission greco-russe sur la coopération économique, industrielle et scientifique, et s’est prononcé pour le renforcement des relations entre les deux pays. Malgré son départ du ministère, il a l’intention de continuer à se battre pour cette politique.

Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150730/1017296480.html#ixzz3hqvPcwR6

Catégories :Ukraine-Russie

Un revirement de la Transnistrie ?

Source : http://balkans.courriers.info/article26854.html

Moldavie : lâchée par la Russie, la Transnistrie se rapproche de l’UE

Traduit par Béranger Dominici – Publié dans la presse : 20 mars 2015 – Mise en ligne : mercredi 25 mars 2015
La petite république sécessionniste à l’est de la Moldavie s’apprête-t-elle à mordre la main qui la nourrit ? Depuis que la crise a imposé à Moscou de revoir ses priorités économiques, la Transnistrie délaissée semble prendre goût au volte-face. Une situation qui pourrait profiter à Bruxelles.

Par Danilo Elia

 

L’annexion de la Crimée, qui a indigné l’Europe occidentale, a rempli la Transnistrie d’un enthousiasme qui s’est exprimé par des mesures très concrètes venant rappeler son désir de devenir un sujet de la Fédération de Russie. On se souvient de cette réforme constitutionnelle par laquelle l’Assemblée de Tiraspol a fait sien l’ordre juridique russe, et de Dmitri Rogozine, représentant spécial du Kremlin pour la Transnistrie, bloqué dans son avion contenant les 30 000 signatures demandant le rattachement de facto de ce territoire à la Russie. Et pourtant, ces deux coups d’éclat n’ont pas été suivis d’effets – loin s’en faut.



On le sait : la survie de la petite république d’au-delà du Dniestr dépend de la Russie. D’après Le Guardian, 70% du budget de Tiraspol est alimenté par des fonds russes. Un flux d’argent indispensable, qui commence néanmoins à se tarir. Le quotidien russe Nezavisimaja Gazeta affirme, en citant des sources internes au Soviet suprême de Transnistrie, que, pour la première fois, Moscou ne versera pas son aide de 100 millions de dollars permettant le versement des salaires et le financement du système de retraites.

Les conséquences sont déjà palpables. Dès début 2015, les autorités transnistriennes ont supprimé le « bonus russe » de 200 roubles sur les retraites et réduit les dépenses publiques de 20%. En outre, et c’est une première, le chauffage au gaz sera désormais payant et les retraités ne bénéficieront plus de la gratuité dans les transports en commun. Dans sa détresse, le gouvernement en est à mettre en place une plus que douteuse « procédure spéciale pour le financement des salaires et des retraites » prévoyant le paiement immédiat de 70% de la somme due – les 30% restant étant comptabilisés comme un avoir dont les bénéficiaires recevront le montant de façon progressive…

Pourquoi Moscou s’éloigne

D’où vient ce revirement de Moscou à l’égard de Tiraspol, au risque de mettre cette dernière face à sa faiblesse économique ? La crise frappant la Russie, conjonction de l’écroulement du rouble, de l’effondrement du prix du baril de pétrole et des sanctions conjointes des États-Unis et de l’Union européenne après l’annexion de la Crimée, a joué un rôle certain dans le désengagement russe en Transnistrie.

Mais Moscou est également contrainte par le jeu diplomatique qui s’est constitué autour de la crise ukrainienne. Les sanctions commerciales étant l’une des armes de la guerre diplomatique, la Russie ne s’est pas privée d’en faire usage à l’encontre de la Moldavie – au risque d’affecter directement la Transnistrie. En effet, toute production qui, partie de Transnistrie, souhaite entrer en Russie, doit transiter par l’Ukraine, laquelle exige la présentation de documents émis par les autorités moldaves… En conséquence de quoi, en 2014, les exportations transnistriennes vers la Russie ont chuté de près d’un quart – comparé à 2013.

Pour Tiraspol, la Moldavie est seule responsable de la crise actuelle, à cause de son rapprochement avec l’UE concrétisé par la signature de l’accord d’association comprenant un accord de libre-échange. Pour le Kremlin, c’est l’Ukraine qui tire les ficelles. Sergeï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a eu l’occasion de s’en expliquer en marge d’une rencontre avec son homologue gabonais : « L’attitude de l’Ukraine aboutit à la création d’un embargo sur la Transnistrie, dans le seul but de l’affaiblir pour la soumettre aux desiderata de la politique moldave ».

Vers une redistribution des cartes ?

Dans la situation actuelle, il paraît clair que la perspective d’annexion de la Transnistrie par la Russie ne cesse de s’éloigner. Déjà, à la requête déposée par Tiraspol un an plus tôt, Moscou avait répondu par un « niet » catégorique.

Sergeï Lavrov a par ailleurs récemment rappelé que les accords de résolution du conflit gelé « prévoient un statut spécial pour la Transnistrie, dans le respect de l’intégrité territoriale de la Moldavie, qui est un État souverain ». Toutefois, il a ajouté que la Moldavie devait rester un pays politiquement et militairement neutre. Une allusion évidente au projet de rapprochement de la Moldavie aussi bien de l’OTAN que de l’UE, et une manière de dire que la Russie est disposée à faire usage de son moyen de pression dans la région.

La situation économique dramatique de la Transnistrie pourrait bien redistribuer les cartes géopolitiques. Le Président transnistrien Evgueni Chevtchuk a déclaré à l’agence de presse russe Tass que 30% des exportations du pays allaient vers l’UE, qui exigeait un réalignement politique sous peine de sanctions.

La Transnistrie n’a pas signé l’accord de libre-échange conclu entre l’UE et la Moldavie. Mais Bruxelles a unilatéralement levé les droits de douanes sur les produits transnistriens jusqu’à janvier 2016. C’est un membre du Soviet suprême, Dmitri Soïne, qui a le mieux traduit les pensées d’Evgueni Chevtchuk : « Si, d’ici la fin de l’année, la Transnistrie ne fait pas un pas vers l’Europe pour maintenir la levée des droits de douanes, nous nous exposerons à quelques difficultés ».

Catégories :Ukraine-Russie

Ukraine, une guerre économique ?

Source : http://www.latribune.fr/economie/international/l-ukraine-risque-de-perdre-l-aide-du-fmi-a-cause-de-son-creancier-russe-464346.html

L’Ukraine risque de perdre l’aide du FMI à cause de son créancier russe

Kiev espère obtenir un allègement de dette de 15 milliards de dollars. (Crédits : Reuters)

latribune.fr avec AFP  |  27/03/2015, 9:25  –  443  mots

Un défaut de l’Ukraine sur les 3 milliards de dollars dus à la Russie d’ici à la fin de l’année pourrait menacer l’aide du FMI à Kiev. Selon son règlement, l’institution, ne peut prêter à un pays s’il fait défaut sur une créance détenue par un Etat ou une institution publique…

L’Ukraine cherche un second souffle. Kiev espère obtenir un allègement de dette de 15 milliards de dollars et a entamé des négociations avec ses créanciers qui pourraient englober les 3 milliards de dollars prêtés par Moscou en 2010 à l’ancien gouvernement ukrainien.

Cet allègement doit abonder un plan d’aide de 40 milliards de dollars sur quatre ans en faveur du pays, auquel le FMI doit contribuer à hauteur de 17,5 milliards de dollars. Mais une règle interne su Fonds pourrait toutefois menacer la poursuite de ce programme. Elle prévoit en effet que l’institution ne peut plus prêter à un pays s’il fait défaut sur une créance détenue par le secteur dit « officiel », c’est-à-dire un État ou une institution publique.

« Nous avons une règle de tolérance zéro »

« Nous avons une règle de tolérance zéro », a rappelé le porte-parole du FMI, William Murray, lors d’une conférence de presse, jeudi 26 mars. Or, a-t-il ajouté, la créance détenue par les Russes doit bien être considérée comme de la dette détenue par un État.

« Si je ne me trompe pas, les 3 milliards de dollars (…) viennent d’un fonds souverain russe, c’est donc de la dette officielle », a ajouté William Murray.

Si la Russie ne négocie pas, l’Ukraine serait contrainte à faire défaut

Si la Russie, à couteaux tirés avec l’Ukraine, refusait de renégocier sa dette d’ici à la fin de l’année, Kiev pourrait donc être contraint de faire défaut sur cette créance, plaçant le FMI dans une situation délicate. Interrogé sur cette éventualité, le porte-parole s’est refusé à toute spéculation.

Signe de la sensibilité du sujet, William Murray a voulu rectifier le tir quelques heures plus tard et apporter une « clarification » sur le statut de la créance russe. Dans un communiqué publié dans la soirée à Washington, le porte-parole a fait machine arrière et assuré que le FMI n’avait en réalité pas officiellement déterminé sa position sur le sujet.

Des solutions pour que la dette ne soit plus aux mains de Moscou

Quelle que soit l’issue de ce débat, des solutions existent pour éviter une impasse au FMI. Cette dette pourrait être renégociée au sein du Club de Paris, qui traite des créances entre États, ou pourrait être revendue sur le marché secondaire de la dette et ainsi ne plus être détenue par Moscou.

Interrogée sur cette créance russe, la ministre ukrainienne des Finances Natalie Jaresko avait d’ailleurs assuré ne pas savoir « dans beaucoup de cas » qui détient la dette de son pays.

Catégories :Ukraine-Russie

Ukraine, le grand ménage…

Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/03/25/limogeages-en-serie-en-ukraine_4601018_3214.html

Limogeages en série pour soupçons de corruption en Ukraine

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 25.03.2015 à 14h25 • Mis à jour le 25.03.2015 à 15h57

Présent lors de la réunion, le ministre de l'intérieur ukrainien Arsen Avakov a justifié ces arrestations publiques, fait inédit en Ukraine.
Présent lors de la réunion, le ministre de l’intérieur ukrainien Arsen Avakov a justifié ces arrestations publiques, fait inédit en Ukraine. AFP/ANDREW KRAVCHENKO

Le directeur du service d’Etat pour les situations d’urgence ukrainien, Sergui Botchkovski, et son adjoint Vassyl Stoïetski, soupçonnés de corruption, ont été arrêtés, mercredi 25 mars, au cours d’une réunion gouvernementale retransmise à la télévision – fait inédit en Ukraine. Les deux hommes sont accusés d’avoir effectué des achats publics « à des prix beaucoup plus élevés » que le prix du marché, notamment auprès du géant pétrolier russe Loukoïl, selon la police, qui a dénoncé « un schéma criminel ».

Le gouvernement pro-occidental arrivé au pouvoir après la chute du président Viktor Ianoukovitch a annoncé vouloir faire de la lutte contre la corruption, qui gangrène l’Ukraine depuis des années, l’une de ses priorités.

« Tous les kopecks comptent »

Présent à cette réunion, le ministre de l’intérieur, Arsen Avakov, a justifié ces arrestations publiques. « Je n’enfreins pas le secret de l’enquête, mais je mène une enquête publique. Ce n’est pas un spectacle (…). Je pense que c’est un vaccin et il faut que cela soit public », a-t-il déclaré. Le premier ministre, Arseni Iatseniouk, a lui aussi motivé cette démonstration de force :

« Lorsque le pays est en guerre, tous les kopecks comptent. Or, ils volent les gens et le pays. Cela arrivera à tous ceux qui enfreignent la loi et se moquent de l’Etat ukrainien. »

Ces arrestations publiques ont immédiatement provoqué de nombreuses réactions y compris en Russie. « A Kiev, on arrête pour corruption dans les achats publics en pleine réunion du gouvernement. Le Fonds de lutte contre la corruption est prêt à remettre tous les documents pour l’arrestation de 90 % des ministres russes », a ainsi écrit sur son comte Twitter l’opposant russe Alexeï Navalny, faisant référence à son organisation de lutte contre la corruption en Russie.

Limogeage d’un gouverneur

Par ailleurs, le président ukrainien, Petro Porochenko, a limogé mercredi Igor Kolomoïski, gouverneur de la région de Dnipropetrovsk, frontalière de l’Est séparatiste prorusse. L’homme d’affaires, dont la fortune est estimée à 1,8 milliard de dollars par Forbes pour des activités dans la banque, le secteur énergétique et les médias, était un allié précieux du gouvernement du Kiev.

Nommé gouverneur en mars 2014 pour mettre fin aux pulsions séparatistes dans cette région industrielle clé, Igor Kolomoïski s’est illustré par la création et le financement de puissants bataillons de volontaires qui combattent aux côtés des troupes ukrainiennes contre les insurgés prorusses. Dans un communiqué publié sur le site de la présidence, Petro Porochenko explique que l’oligarque a lui-même offert de quitter ses fonctions de gouverneur lors d’une réunion mardi soir, au terme de plusieurs jours de bras de fer.

Igor Kolomoïski, 52 ans, fait partie de ces hommes d’affaires qui ont fait fortune après l’indépendance de l’Ukraine, en 1991, et qui ont pris le contrôle de pans entiers de l’économie locale, y compris dans des secteurs stratégiques comme l’énergie, et sont devenus des acteurs politiques influents en coulisse. Mais ses intérêts sont entrés en collision la semaine dernière avec ceux du président ukrainien, quand les députés ont adopté une loi destinée à modifier l’organisation des conseils d’administration des entreprises publiques afin de réduire le contrôle exercé par les actionnaires minoritaires.

« Le président Porochenko a fait preuve de volonté dans la lutte contre l’anarchie des oligarques », a de son côté commenté Volodymyr Fessenko, analyste politique indépendant, tout en disant espérer qu’il n’y aurait « pas de fronde » après le limogeage du gouverneur de Dnipropetrovsk. Certains craignent en effet qu’Igor Kolomoïski puisse avoir recours à ses bataillons de volontaires pour prendre sa revanche.

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