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Archive for janvier 2015

un Proche Orient pas si compliqué…

Source : http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/no_program/282482094/

Le triangle Russie-Iran-Egypte et la recherche d’un équilibre difficile au Proche Orient

Le triangle Russie-Iran-Egypte et la recherche d’un équilibre difficile au Proche Orient

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Suite au refroidissement avec l’UE dû à la crise ukrainienne, Moscou travaille beaucoup sur l’échiquier proche-oriental. Le récent accord militaire avec l’Iran, qui suit la signature d’un contrat pour la fourniture d’armements avec l’Egypte, pourrait être le point de départ pour la construction d’un nouveau modèle de relations.

Le 20 janvier dernier, le Ministre de la Défense russe Sergueï Choïgou et son homologue iranien Hossein Dehghan ont signé un accord intergouvernementale de coopération militaire, prévoyant des exercices communs, la formation du personnel, les échanges entre les États-majeurs des deux Pays. Aussi a-t-on fait référence à la difficile question de missiles anti-aériens S-300 que Moscou allait vendre à l’Iran il y a quelques années : en 2010 Moscou avait finalement renoncé à leur livraison (d’un montant de 800 millions de dollars), en application des sanctions de l’ONU contre Téhéran, qui depuis ce moment-là réclame un dédommagement de 4 milliards de dollars. Les négociations pour envisager une solution à la question vont être reprises après cette rencontre.

L’accord de coopération russo-iranien est arrivé quelque mois après la conclusion d’une autre entente dans le domaine militaire avec une puissance de la région : l’Egypte. En septembre 2013, Moscou et Le Caire avaient en fait signé un contrat pour la fourniture d’armes d’un montant de 3,5 milliards de dollars. Le Président al-Sissi avait d’ailleurs visité le Kremlin en février, en recevant le soutien ouvert de Poutine, et pendant toute l’année les manifestations d’amitié réciproque se sont multipliées concomitamment au refroidissement des relations entre l’Egypte et les Etats-Unis. À la lumière de ces derniers évènements, la direction de la politique étrangère russe dans la région mérite d’être analysée, compte tenu d’un cadre régional extrêmement intriqué. La situation au Proche Orient reste en effet un véritable puzzle, où les enjeux stratégiques ne se bornent pas à la contraposition entre Sunnites et Shiites, ni à celle entre les théocraties et les État plus ou moins laïques. En particulier, la guerre civile syrienne et l’émergence de l’État Islamique du Levant entre Irak e Syrie se déroulent sur le fond d’une lutte de pouvoir acharné à l’intérieur du monde musulman, où l’hostilité envers l’État d’Israël constitue un leurre d’unité cachant des contrastes irréductibles.

L’on peut identifier du moins quatre puissances de moyenne envergure à l’intérieur du monde musulman proche-oriental rivalisant dans la région : 1) l’Arabie Saoudite, un Pays hébergeant les lieux saints de l’islam et d’énormes ressources d’hydrocarbures, gouverné par une monarchie adoptant une version très radical d’islam sunnite, le wahhabisme. Les Saoudites considèrent l’Iran chiite comme le plus important antagoniste régional, mais ils contrastent aussi les organisations islamistes sunnites non-wahhabites, qui représentent à leurs yeux d’autres compétiteurs dangereux : par exemple, les Frères Musulmanes en Egypte et l’État Islamique du Levant lui-même. Cela explique la politique ambiguë de Riyad : d’un côté la monarchie saoudienne a été toujours accusée de financer le terrorisme et/ou les mouvements radicaux dans tout le monde sunnite (y compris Al Qaeda et les Talibans) e d’être un partisan financier de Palestiniens n’ayant pas de relations officielles avec Israël ; de l’autre côté, elle demeure depuis des décennies le principal allié de Washington et sous les coulisses ne dédaigne pas de collaborer avec l’État hébreu lorsque cela peut affaiblir ses propres rivales.

2) l’Iran des Ayatollah, persan et chiite, qui depuis la révolution khomeyniste de 1979 joue le rôle d’ennemi juré d’Israël pour gagner popularité dans un monde musulman à majorité arabe et sunnite. La sphère d’influence iranienne aujourd’hui se concentre avant tout dans l’Irak post-Saddam (à son tour gouverné par des Chiites, bien qu’encore plongé dans une guerre civile où s’affrontent Chiites, Sunnites et Kurdes) pouvant compter aussi sur les composantes chiites au Yémen et au Bahreïn, sur le Hezbollah au Liban, tout comme sur l’alliance de fer avec la Syrie de Bachar al-Assad, quoique celle-ci soit ethniquement à majorité arabo-sunnite e politiquement laïque (alors que le Président Assad et son entourage font partie du groupe chiite des alaouites).

3) L’Egypte, jadis le principal adversaire de l’État d’Israël et patron de la Syrie, qui depuis les années Quatre-vingt à renoncé à l’antisionisme et au panarabisme d’époque nassérienne comme vecteurs de sa propre politique étrangère en devenant économiquement dépendant des États-Unis sous Hosni Moubarak (1981-2011). Après la parenthèse de Mohammed Morsi et des Frères Musulmanes en 2011-2013, avec le Coup d’État du Général Al-Sissi en juillet 2013 l’Egypte connaît une situation toujours en évolution et pas facile à comprendre: al-Sissi est un militaire et en même temps profondément religieux, tout en étant opposant des Frères Musulmans. Néanmoins, qu’il soit gouverné par les Frères Musulmanes ou par un régime laïque et militaire du style Nasser/Moubarak, le Caire demeure le principal concurrent sunnite de l’Arabie Saoudite pour l’hégémonie dans le monde arabe, les rapports entre ces deux Pays oscillant toujours entre coopération et compétition. En vertu des différences ethno-religieuses avec l’Iran persan et chite, l’Egypte arabe et sunnite constitue encore plus une entrave aux propos hégémoniques de Téhéran vers l’Ouest.

4) La Turquie, membre de l’OTAN et ayant des relations historiquement assez bonnes avec Israël, qui rivalise premièrement avec l’Iran. La compétition historique turco-iranienne est aggravée par le fait que la Syrie de Bachar al-Assad, alliée de Téhéran, soutien les Kurdes que la Turquie classifie comme des terroristes lorsqu’ils se rassemblent politiquement pour revendiquer une forme d’indépendance. La rivalité ouverte avec l’Iran et la Syrie fait donc de Ankara un bon partenaire d’Israël, mais après l’épisode de l’abordage du Mavi Marvara en 2010 les rapports avec Tel Aviv sont encore tendus. Pour ce qui concerne les relations turco-égyptiennes, malgré des relations économiques bien développées le gouvernement turque a critiqué l’arrivée au pouvoir de Al-Sissi en déclarant sa disponibilité à accueillir les Frères Musulmanes chassés par le Général. Par contre les rapports avec l’Arabie Saoudite semblent bien solides, en conséquence de l’hostilité commune contre l’Iran et des échanges commerciaux.

Enfin, il faut considérer le rôle de l’État d’Israël, une île hébraïque dans cet océan musulman agité et parsemé par des écueils ethno-religieux (les minorités chrétiennes, yazides, kurdes persécutées presque partout). La conduite de Tel Aviv est objectivement dominée par la question sécuritaire et peut être qualifiée de « géopolitique du moins mauvais » : les Israéliens entament souvent des pourparlers plus ou moins secrets avec les Pays à chaque fois moins hostiles, en s’appuyant sur les rivalités infra-musulmanes avec beaucoup de flexibilité. En ce moment, l’Iran est encore considéré la menace principale pour son programme nucléaire, que Tel Aviv juge bien plus inquiétant que l’avancée de l’État Islamique du Levant.

C’est en ce contexte extrêmement compliqué que la politique étrangère de la Russie envers l’Egypte et l’Iran apparaît comme une tentative originale de rééquilibrer les rapports de force, une tentative centrée sur la création balance de pouvoir peut-être fragile mais certainement inédite.

Le rapprochement de la Russie avec l’Iran est motivé avant tout par le fait que les deux Pays sont également touchés par les sanctions occidentales. Mais il s’agit aussi d’une confirmation indirecte du lien privilégié de Moscou avec la Syrie de Bechar al-Assad face à la politique de l’ingérence menée par les Etats-Unis, qui ont financé la révolte armée en Syrie tout comme le coup d’État et le nouveau gouvernement en Ukraine. L’entente russo-iranienne pourrait, à elle seule, aggraver la contraposition avec l’Occident à travers la constitution d’un nouveau bipolarisme: Israël et les Etats-Unis contre un prétendu « axe du ma l» Iran-Syrie-Russie. Voilà pourquoi le soutien russe à l’Egypte contrebalance d’une façon efficace l’équilibre des puissances. La régime du Général Abdel Fatah Al-Sissi jusqu’à présent réunit en fait des éléments apparemment contradictoires, où la Russie semble bien vouloir jouer ses cartes. Le Président égyptien se montre bien disposé envers Israël, sur les traces de Moubarak, mais semble aussi chercher son principal appui extérieur à Moscou et non à Washington. Il est de même responsable d’une répression brutale des Frères Musulmanes pour consolider son pouvoir: justement ces Frères Musulmanes détestés par l’Arabie Saoudite pour des motifs de concurrence politique. Et ce n’est peut-être pas un hasard si l’accord de fourniture d’arme de Moscou au Caire, selon de différentes sources, a pu bénéficier de l’appui financier de Riyad.

L’évolution future du scénario égyptien dépendra donc de la capacité du Général Al-Sissi de garder le pouvoir et confirmer la ligne actuelle, qui semble rassembler des éléments hétéroclites de la tradition politique égyptienne dans une synthèse originale. Du nassérisme, le Général prend la relation privilégiée avec Moscou en refusant de se plier aux Etats-Unis, dont il ne veut pas devenir un satellite tout en sachant qu’il ne pourra jamais complètement se passer d’eux, surtout pour ce qui concerne les aides financiers. De Hosni Moubarak, avec qui il a travaillé très longtemps, Al-Sissi semble hériter une attitude amicale ou pragmatique avec Israël, en comprenant que l’antisionisme est un multiplicateur d’instabilité à l’intérieur du monde musulman lui-même. De surcroît, le discours que le Général a tenu le 1 janvier 20515 à l’Université du Caire Al-Azhar a surpris beaucoup d’observateurs : peut-être pour la première fois un politique musulman réputé très dévote a non seulement appelé a condamner le terrorisme, mais a prôné aussi une « révolution religieuse » au cœur de l’islam.

Quant à l’Iran des Ayatollah, il est hors de doute que son programme nucléaire constitue un sujet controversé et que la crainte d’Israël n’est pas sans fondement. Mais Téhéran représente en tout cas un État fort et puissant, qu’on ne peut pas exclure ou isoler complètement dans la recherche de l’équilibre régional. L’Egypte et l’Iran ont en ce moment un ennemi commun, l’État Islamique du Levant, et pour des raisons différents tous les deux ont un rapport controversé avec la puissance islamique membre de l’OTAN, la Turquie. Si l’Egypte et l’Iran poursuivront une relation privilégiée avec Moscou plutôt qu’avec les Etats-Unis (ce qui est bien compréhensible pour Téhéran, plus incertain pour le Caire), leur positions différentes concernant Israël et l’Arabie Saoudite pourraient se contrebalancer mutuellement. L’hostilité antisioniste de Téhéran serait mitigée par l’attitude médiatrice d’un Egypte ami d’Israël. À leur tour, les relations ambigües du Caire avec l’Arabie Saoudite, bassin du fondamentalisme sunnite et de l’ingérence états-unienne, seraient contrecarrées par la rivalité d’un Iran faisant front commun avec l’Egypte sur beaucoup de dossiers. La Russie pourrait donc jouer un rôle très important au cas où sa politique de rapprochement avec l’Iran et l’Egypte ne se bornerait pas au niveau bilatéral, mais prévoirait la création d’un triangle stratégique Moscou-Téhéran-Le Caire au nom de la lutte au radicalisme sunnite, à l’ingérence nord-américaine et pour le développement économique réciproque. Bref, la vrai nouveauté serait un Egypte de tendance plus laïque qu’islamiste, amical avec Israël mais en même temps préférant Moscou à Washington et lié à Téhéran justement par l’entremise de la Russie.

La perfection n’est pas de ce monde et chaque stratégie politique implique toujours non seulement des risques d’échec, mais aussi des imprévus et des résultats jamais définitifs. C’est pourquoi une amélioration concrète de la situation au Proche Orient devrait en ce sens poursuivre avec réalisme du moins trois objectifs : 1) garantir à l’État d’Israël un niveau de sécurité réelle, afin d’éviter son ultérieure militarisation, ses réactions parfois disproportionnées envers les Palestiniens, en ôtant aux Etats-Unis chaque prétexte d’intervention ; 2) éviter la formation d’une seule puissance totalement hégémonique parmi les États musulmans – que ce soit au nom du panarabisme, de l’impérialisme mi-sassanide et mi-apocalyptique chiite des Iraniens ou du néo-ottomanisme turque – en s’efforçant de poursuivre l’équilibre des puissances; 3) dans la mesure du possible, affaiblir toutes les formes d’islam radical, d’où qu’elles viennent (wahhabisme, salafisme, Frères Musulmans, Hamas, mystique du martyre chiite etc.). Cela est d’autant plus difficile parce qu’on sait bien comment tous les acteurs sont capables d’exploiter les extrémismes dans le but d’affaiblir les compétiteurs.
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Un tourant décisif dans le conflit ukrainien ?

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/ukraine-la-revolte/20150122.OBS0505/ukraine-13-morts-a-donetsk-malgre-un-appel-a-la-fin-des-hostilites.html

UKRAINE. L’armée abandonne sa principale position à l’aéroport de Donetsk

Les combats se poursuivent dans le bastion tenu par les séparatistes pro-russes alors que Berlin, Paris, Moscou et Kiev ont lancé un appel à la fin des hostilités jeudi soir.
L’appel à la cessation des hostilités en Ukraine, lancé solennellement mercredi dans la soirée par Berlin, Paris, Kiev et Moscou, n’a pas encore été suivi d’effets. Au contraire. Ce jeudi 22 janvier au matin, un trolleybus a été touché par un obus à Donetsk, bastion des rebelles pro-russes dans l’est du pays, dans un quartier jusqu’à présent relativement épargné par les combats.

13 personnes ont été tuées et une dizaine d’autres blessées. Le ministère ukrainien de la Défense a aussitôt accusé les séparatistes pro-russes d’être à l’origine du bombardement.

« Nous avons perdu l’aéroport »

Ce jeudi également, les troupes de l’armée ukrainienne ont abandonné le nouveau terminal de l’aéroport de Donetsk, principale position depuis laquelle elles combattaient les forces séparatistes prorusses. Selon Vladislav Selezniov , un porte-parole militaire ukrainien :

En raison des tirs venant de toutes les directions, il a été décidé la nuit dernière de quitter le nouveau terminal. »

« Les combats se poursuivaient autour de l’aéroport », indique-t-il. Selon lui, dix soldats ont été tués durant les dernières 24 heures dans l’Est.

L’aéroport de Donetsk est le théâtre de combats entre l’armée ukrainienne et les séparatistes depuis mai. Les séparatistes prorusses, qui occupaient une partie des bâtiments, avaient lancé une offensive le 15 janvier pour tenter de s’emparer des dernières positions ukrainiennes, défendues par ceux que les Ukrainiens surnomment les « cyborgs ». L’armée ukrainienne a affirmé dimanche avoir repoussé cette attaque grâce notamment à des renforts de chars.

Andriï Biletski, commandant du bataillon Azov, une unité de l’armée ukrainienne, avait affirmé un peu plus tôt sur sa page Facebook : « Nous avons perdu l’aéroport ».

Appel à cesser les hostilités

Ces événements interviennent alors que les ministres des Affaires étrangères ukrainien, russe, français et allemand ont appelé mercredi à la fin des hostilités et à un retrait des armes lourdes, à l’issue d’une réunion à Berlin.

Cette réunion a été organisée alors que la tension militaire et diplomatique entre Kiev et Moscou a atteint des niveaux plus vus depuis l’été dernier. A quelques heures de la réunion, le président ukrainien Petro Porochenko avait affirmé que « plus de 9.000 soldats de la Fédération de Russie » se trouvaient dans son pays « avec plus de 500 chars, pièces d’artillerie lourde et véhicules de transport de troupes ».

Un accord sur le retrait des armes lourdes a été conclu. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, explique :

Cette réunion n’a pas réglé tous les problèmes, mais elle a permis d’obtenir un accord sur le retrait des armes lourdes de part et d’autre de la ligne de contact agréée à Minsk le 19 septembre. Le groupe de contact trilatéral se réunira dans les jours qui viennent pour mettre en oeuvre ce retrait. »

5.000 morts depuis le début du conflit

Dans l’est de l’Ukraine, des combats violents ont fait rage ces derniers jours. Mercredi soir, un bombardement dans le quartier proche de l’aéroport de Donetsk, épicentre des combats entre forces ukrainiennes et rebelles, avait fait un mort dans un autobus, lui aussi touché par un obus. Et le 14 janvier, un bombardement contre un barrage de l’armée ukrainienne près de Volnovakha (est de l’Ukraine) avait là encore touché un autobus, faisant douze morts, tous des civils. Kiev et les rebelles se sont accusés mutuellement d’être à l’origine du bombardement.

Au total, plus de 5.000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit en Ukraine, selon l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Le porte-parole de la mission de l’OSCE en Ukraine, Michael Bociurkiw, a déclaré jeudi sur la radio ukrainienne « Radio News » :

La situation empire vraiment. On le voit avec le nombre croissant de victimes civiles, qui est très important. Le nombre de victimes, selon l’ONU, est de plus de 5.000 morts et 10.000 blessés. »

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De la décroissance…

Cette idée devient de plus en plus reprise, séduit de plus en plus d’individus, en un mot, elle est à la mode dans un contexte de crise économique. C’est pourtant autre chose qu’une simple mode, qu’une simple vue de l’esprit de quelques idéologues enfermés dans leur tour d’ivoire. En effet, cette demande est plus globale, et remet en question près d’un siècle de consommation de masse. Le terme même de décroissance s’oppose à celui de croissance tel qu’on le connaît de nos jours. Il suffit simplement de limiter la consommation pour « entrer en décroissance ». C’est en fait très simple de renverser le système économique aus sein duquel on évolue depuis près d’un siècle. Dans un premier temps, un besoin émerge, c’est à dire une demande. Pour y répondre et jeter les bases d’un commerce durable et lucratif, on y répond par une offre adaptée. Au sein d’un tel système, émerge un juste équilibre entre demande et offre. Pertinent et cohérent, ce système se développe, multiplie les profits et accroît l’offre jusquà un point où elle dépasse la demande initiale. Se pose alors le problème de l’écoulement des marchandises, biens ou services. Dès lors, la demande ne suit plus, il faut donc créer de nouveaux besoins qui correspondent à une offre sans cesse croissante. Cette 2e phase crée un profond déséquilibre, en effet, ce n’est plus la demande qui suscite l’offre, mais l’inverse et génère ainsi une réelle fuite en avant, une course à la consommation très lucrative mais fragile.

Un élément important apparaît : l’offre ne repose sur rien de solide, pas de besoin réel, car ce dernier est créé de toute pièce pour permettre de réaliser des ventes, de générer des bénéfices sans cesse croissants à mesure que l’on s’éloigne de la cohérence d’un besoin clair et naturel. Ce système de déséquilibre peut générer des bénéfices record, sans cesse croissants dans une soif, une frénésie de consommation sans limite d’un premier abord. Il permet également de créer des empires financiers, de poser des enjeux géopolitiques complexes et durables sur une base illusoire de stabilité. En effet, ce système s’apparente à un colosse aux pieds d’argile, sa force fait aussi sa fragilité : la consommation.

Tant que celle-ci se maintient et se dévelope, le système économique dans lequel elle évolue fait de même. Dès que la consommation se restreint, le système s’emballe, les bénéfices commencent à stagner, voire se réduisent, comme on le constate depuis plusieurs années lors des périodes de soldes. C’est donc le coeur du système économique qui se fragilise durablement. Cette réduction de la consommation peut avoir plusieurs origines, économique ou volontaire :

Dans le cadre d’une orgine économique, il s’agit le plus souvent d’une période de crise comme celle que nous connaissons actuellement. Les consommateurs ne disposent plus d’un pouvoir d’achat suffisant pour maintenir un rythme de ventes susceptible d’assurer une croissance des profits. Des choix sont faits dans les dépenses et tout ce qui semble superlfu est revu fortement à la baisse. C’est le cas actuellement où la crise pousse les individus à réduire leurs dépenses. Cette nouvelle consommation entraîne de nouvelles habitudes. En effet, la mode du discount revient en force comme ue réelle offre qui correspnd à une demande croissante. Comme la course à la consommation, la course à l’économie suit les mêmes schémas. C’estune véritable fuite en avant que rien ne semble pouvoir arrêter sauf une nouvelle demande de susbstitution, une nouvelle course à… autre chose. Cependant, l’actuelle tension économique ne semble pas aller à l’encontre de cette « course aux rabais », bien au contraire. La crise actuelle semble conforter cette attitude, la réduction sans cesse croissante du pouvoir d’achat également. Cette attittude de prudence ou à défaut, de maîtrise des dépenses, s’accompagne d’un véritable changement des mentalités. On est passé de la contrainte à la volonté de réduire les coûts, de nouvelles conceptions de la société de consommation ont émergé, se sont développées et répandues.

Dans le cadre d’une origine volontaire, une réelle prise de conscience de la société de consommation est apparue, très diférente de ce que l’on pouvait rencontrer durant les événements de mai 1968. La crise a changé, la donne. Des réalisations concrètes ont touché un nombre important de personnes, le grand public, c’est ce qui fait la différence : la demande est modifiée, orientée vers une nouveau modèle de société. Cette demande est devenue massive et telle qu’elle a pu susciter une nouvelle offre. Celle-ci est multiforme, est s’articule, s’exprime dans les actes quotidiens des plus anodins aux plus structurés. De la simple action personnelle en magasin aux « cercles de réflexion », des soldes flottants et remises à réflexion d’un Muhammad Yunus, la palette de l’offre est désormais assez large pour répondre à toutes les demandes, toutes les exigences. Davantage même, cette volonté de changement, de « consommer autrement » s’auto-alimente et s’adapte à toutes les attentes. C’est en quelque sorte la réalisation concrète de théories multiples et parfois brumeuses de la période de mai 1968 qui recherchait de nouveaux modèles de société. On peut se demander si la crise n’a pas été l’élément déclencheur, marquant il y a 40 ans…

Les idées ont semble-t-il mûri, les volontés se sont affinées, précisées, pour parvenir à une situation réellement propice au changement. Celui-ci s’opère au quotidien mais aussi dans l’organisation même de la vie publique, et disons-le de la chose pubilque, la Res Publica.

C’estun point particulièrement important qu’il ne faut surtout pas négliger, les pouvoirs publics sont désormais en première ligne, ils doivent assumer leurs respnsabilités et véritablement incarner le changment, faute de quoi, ils pourraient fort bien être remplacés par d’autres acteurs, d’autres décideurs, jugés plus aptes à accompagner ces changements, à l’image d’un Alexis Tsipras en Grèce en ce début d’année 2015. C’est bien du changement dont il est question, les attentats de janvier ont acrru cette volonté de changement, les éléctions cantonales (rebaptisées « départementales ») le prouveront sans doute. En effet, une élection reste un moment privilégié qui fournit un indicateur de la tendance du moment. C’est le meilleur sondage qui soit, il informe de façon claire sur les attentes du moment, qu’elles soient spontanées ou orientées par une campagne politique en faveur ou en défaveur de tel ou tel candidat. C’est une photographie de la population, de sa volonté et de ses attentes réelles, de ses peurs aussi. Faute d’une réponse claire de la part des partis tradtionnels, ce sont les partis plus « alternatifs » qui attirent à eux les électeurs indécis, et ceux-ci peuvent être très nombreux, au point de rassembler la majorité et ainsi de faire basculer le pouvoir en place. On le voit, la décroissance n’existe passeulement en économie, elle existe aussi en politique…

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… avec la bienveillante neutralité des médias occidentaux…..

Source : http://www.lematin.ch/monde/afrique/boko-haram-met-feu-bouge/story/30568991

«Boko Haram met le feu et personne ne bouge»

Un responsable militaire camerounais, pays devenu après le Nigeria la cible des islamistes de Boko Haram, fait part de son amertume après un carnage qui a fait des dizaine de victimes dans son pays.

Mis à jour à 07h12

La frontière entre le Cameroun et le Nigeria voit se multiplier les incursions meurtrières des islamistes de Boko Haram.

La frontière entre le Cameroun et le Nigeria voit se multiplier les incursions meurtrières des islamistes de Boko Haram.
Image: AFP

«Boko Haram est en train de mettre le feu (au Cameroun) et personne ne bouge le moindre petit doigt», constate, amer, un responsable militaire camerounais.

Le dernier raid meurtrier des islamistes nigérians contre une ville de la province du nord a fait lundi 12 janvier des dizaines de victimes.

Pose d’explosifs, attaques de véhicules de transports en commun et de bases militaires, incendies dans les villages, vols de bétail: la multiplication depuis des mois des actes de la nébuleuse Boko Haram dans cette région du Cameroun inquiète les autorités militaires et civiles et effraie la population locale.

Lundi, d’intenses combats ont éclaté autour d’un camp militaire à Kolofata, à une dizaine de kilomètres de la frontière, opposant des soldats camerounais à des centaines d’islamistes venus du Nigeria voisin. Selon le gouvernement camerounais, «143 terroristes» et un soldat ont été tués tandis qu’un important arsenal de guerre a été saisi.

Il s’agit de la première attaque d’envergure menée dans l’extrême nord du Cameroun depuis que le chef du groupe islamiste, Abubakar Shekau, a, dans une vidéo postée au début janvier sur YouTube, mis en garde le président camerounais Paul Biya.

Menaces du chef de Boko Haram

«Paul Biya, si tu ne mets pas fin à ton plan maléfique, tu vas avoir droit au même sort que le Nigeria (…) Tes soldats ne peuvent rien contre nous», a-t-il déclaré.

Boko Haram a lancé depuis plusieurs mois une série d’attaques dans la région de l’extrême nord qui partage une longue frontière avec le nord-est du Nigeria où la secte progresse à un rythme fulgurant, semant la terreur sur son passage. Le principal axe routier du nord du Cameroun, reliant Maroua à Kousseri, poste-frontière avec le Tchad, est désormais sous la menace permanente d’attaques de Boko Haram.

Dans les zones situées près des frontières, les villageois migrent vers l’intérieur de la région, redoutant les exactions des islamistes armés.

«Ils (les islamistes) circulent tous les jours et partout (en territoire camerounais). Ils vont dans les villages, prennent les boeufs et les moutons. Ils rançonnent les gens», relate une source proche des autorités traditionnelles de la région.

Eclaireurs camerounais

«Les gens souffrent. Boko Haram circule facilement parce qu’ils disposent d’éclaireurs (camerounais) qui les renseignent», rapporte cette source, qui demande l’anonymat pour des raisons de sécurité.

Du côté du Nigeria, le groupe islamiste a pris le 3 janvier le contrôle de la ville de Baga, sur les rives du lac Tchad, où il était prévu de placer une force multinationale chargée de le combattre.

Des jours plus tard, il est revenu raser la ville et une quinzaine de villages aux alentours, perpétrant la tuerie «la plus meurtrière» de son histoire, selon l’armée nigériane. Depuis son début en 2009, l’insurrection et sa répression ont fait pas moins de 13’000 morts.

Au Cameroun, l’attitude du Nigeria et de la communauté internationale face à la progression de Boko Haram est très critiquée. «Les soldats nigérians désertent leurs positions en abandonnant leurs armes. Ce sont avec leurs armes que nous sommes attaqués», accuse le responsable militaire camerounais.

«Nous sommes seuls»

«L’ONU a condamné la situation dans l’extrême nord du Cameroun, mais elle ne doit pas se contenter d’une simple condamnation. Elle doit agir», demande cet officier.

«Le séisme vient du Nigeria et nous nous battons seuls pour contenir la menace», se désole pour sa part un chef du bataillon d’intervention rapide (BIR), une unité d’élite de l’armée camerounaise en première ligne de la guerre contre Boko Haram.

«Le Nigeria est irresponsable», tranche, ferme un lamido (chef traditionnel) de la région.

Le Cameroun a longtemps été considéré par le Nigeria comme le maillon faible de la lutte contre les islamistes nigérians ceux-ci, utilisant son territoire comme base arrière et comme axe de transit d’armes. En décembre, Yaoundé a fait intervenir pour la première fois son aviation contre Boko Haram.

Actuellement, plus de 2000 hommes sont déployés dans l’extrême nord du Cameroun pour combattre les islamistes nigérians. Des responsables militaires estiment toutefois à environ 30’000 le nombre de soldats qu’il faudrait pour mieux contrôler cette région où la frontière avec le Nigeria est très poreuse. (ats/Newsnet)

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Attentats en Europe massacres en Afrique…

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2015/01/12/01003-20150112ARTFIG00109-pendant-ce-temps-la-boko-haram-massacre-au-nigeria.php

Massacre sans précédent de Boko Haram au Nigeria

Par lefigaro.fr – Mis à jour le 12/01/2015 à 15:45 – Publié le 12/01/2015 à 11:09

INFOGRAPHIE – Le groupe terroriste islamiste a mené une attaque sans précédent dans le Nord-Est du pays, faisant des milliers de victimes. Samedi, une fillette s’est fait exploser sur un marché bondé.

Alors que le monde entier avait les yeux rivés sur la France, le Nigeria a lui aussi connu sa semaine sanglante. Le terrorisme islamiste a à nouveau frappé dans ce pays d’Afrique, avec une ampleur inégalée: mercredi, le groupe Boko Haram a mené une vaste offensive dans le Nord-Est du pays, décrite comme l’ «attaque la plus meurtrière» en cinq années d’insurrection.

Le bilan de l’attaque n’a pas encore été déterminé, certains témoins évoquant des «milliers de morts».L’AP parle de plus de 2000 victimes. Amnesty International a évoqué vendredi dans un communiqué le «pire massacre» jamais perpétré par ce groupe extrémiste.

Lors de ce raid d’une violence inouïe, le groupe terroriste a rasé 16 localités des rives du Lac Tchad, a-t-on appris jeudi, jour où le président nigérian Goodluck Jonathan, qui brigue un second mandat le mois prochain, tenait son premier meeting électoral. «Même l’Etat islamique, qui a tué des milliers de personnes et cible à dessein des minorités, ne semble pas agir de manière aussi gratuite dans ses carnages. Il semblerait que tout le monde – musulmans, chrétiens, camerounais, nigérien – soit une cible pour Boko Haram», écrit le Washington Post.

Des cadavres sur des kilomètres

La ville stratégique de Baga, dont les islamistes avaient déjà pris le contrôle le weekend dernier, aurait été rasée «à 90%», d’après des survivants, qui ont fui à 200 kilomètres, à pied.

«Tout ce que j’entendais c’était des tirs d’armes à feu, des explosions, des hurlements, et les Allah Akbar des combattants de Boko Haram», a témoigné auprès de l’AFP Yanaye Grema, un pécheur de cette ville située sur les rives nigérianes du lac Tchad, qui s’est terré dans une cachette pendant trois jours.

«Sur cinq km, je n’ai pas arrêté de marcher sur des cadavres, jusqu’à ce que j’arrive au village de Malam Karanti, qui était également désert et brûlé.» a-t-il raconté après avoir fui la ville dévastée.

Le bilan définitif des attaques successives menées ces derniers jours à Baga et dans les villages autour risque d’être difficile à établir, des milliers d’habitants ayant pris la fuite en direction de Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno, à moins de 200 km au sud, ou dans l’autre sens, vers le Tchad voisin.

«Plus de 20.000 déplacés provenant de Baga et des villages alentour se trouvent dans un camp à Maiduguri», a déclaré à l’AFP Musa Bukar, responsable administratif de cette zone de l’Etat de Borno.

Il a ajouté que des habitants de Baga et des villages voisins qui ont tenté de trouver refuge dans la brousse ont été poursuivis par les islamistes à moto, qui leur ont tiré dessus.

«Des corps gisent toujours dans la brousse tout autour mais il n’est pas prudent d’aller les chercher pour les enterrer», a-t-il déclaré. Samedi, l’armée nigérianne a appelé à l’aide internationale.

En prenant ces nouvelles localités, Boko Haram, qui a déja pris le contrôle d’une vingtaine de villes et villages de la région, contrôle désormais des frontières stratégiques avec le Tchad, le Niger et le Cameroun, laissant craindre un embrasement régional.

La prise de Baga revêt aussi une importance hautement symbolique car il s’agit de la base de la Force multinationale (MNJTF), censée regrouper des soldats nigérians, nigériens et tchadiens dans la lutte contre Boko Haram –mais où ne se trouvaient que des troupes nigérianes au moment de l’attaque.

Le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, a proféré cette semaine dès menaces directes contre le Cameroun et son président Paul Biya, dans une vidéo postée sur le site Internet Youtube.

Une fillette d’une dizaine d’années explose sur un marché

Samedi, l’horreur a atteint son comble, quand une bombe fixée sur une fillette d’une dizaine d’années a explosé en plein marché bondé de Maiduguri, grande ville du Nord-est du pays, faisant 19 morts et 18 blessés. Selon Ashiru Mustapha, membre d’un groupe local d’auto-défense, la bombe a explosé alors que l’enfant faisait l’objet d’une fouille à l’entrée du marché.

Il doute qu’il s’agisse d’un acte délibéré de la fillette. «La fillette avait une dizaine d’années et je doute fort qu’elle savait véritablement ce qui était fixé à son corps,»» a-t-il dit à l’AFP.

«En fait, elle était contrôlée à l’entrée du marché et le détecteur de métaux venait de signaler qu’elle portait quelque chose sur elle. Malheureusement, la charge a explosé avant qu’elle n’ait pu être isolée», a poursuivi Ashiru Mustapha.

Un périmètre de sécurité a été mis en place autour du marché alors que des personnels de santé examinaient les décombres et récupéraient les restes humains.Boko Haram a érigé en stratégie les «attaques suicide» menées par les femmes, la première ayant eu lieur en juin 2014 dans l’Etat de Gombe (nord). Depuis, il y a eu une vague d’attentats à la bombe, dont 4 en une seule semaine à Kano.En juillet, une fillette de 10 ans avait été découverte dans l’Etat de Katsina portant un gilet bourré d’explosifs, laissant penser que Boka Haram forçait les enfants à se faire exploser.

Dimanche, deux autres femmes se sont fait exploser sur un autre marché très fréquenté de Potiskum, faisant quatre morts et une vingtaine de blessées. «La première kamikaze (la plus âgée) a déclenché sa bombe à l’entrée du marché, où des volontaires contrôlaient les personnes entrant dans le marché à l’aide de détecteurs de métaux», a expliqué à l’AFP la source sécuritaire.

«La seconde femme a été terrorisée par l’explosion et elle a essayé de traverser la rue mais elle a explosé elle aussi», a ajouté cette source.Selon un témoin, Ibrahim Dambam, la seconde explosion est survenue alors que la foule se précipitait à l’extérieur du marché.

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Loin des médias, les combats en Ukraine se poursuivent…

Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/01/13/un-obus-tombe-sur-un-bus-dans-l-est-de-l-ukraine-plusieurs-civils-tues_4555253_3214.html

Un obus tombe sur un bus dans l’est de l’Ukraine, plusieurs civils tués

Le Monde.fr avec AFP | 13.01.2015 à 15h13 • Mis à jour le 13.01.2015 à 16h50

Les violences continuent dans l’est de l’Ukraine. Une roquette est tombée sur un bus, faisant plusieurs morts, mardi 13 janvier, à proximité d’un barrage de l’armée ukrainienne à Bougas, à 35 km au sud de Donetsk.

Le chef de la police locale, Viatcheslav Abroskine, interrogé par l’AFP, a, lui, fait état de « 10 morts et 13 blessés ». Plus tôt, le service de presse de l’opération ukrainienne dans l’Est avait établi un premier bilan de « six morts et 20 blessés ».

L’armée a estimé, dans un communiqué, que le barrage a été « visé par les rebelles tirant au lance-roquettes ». Celui-ci se trouve sur la route entre Donetsk, capitale régionale et bastion des rebelles, et Marioupol, port sur les bords de la mer d’Azov et dernière grande ville de l’Est sous contrôle des autorités ukrainiennes. La route a été par la suite fermée par les autorités.

SOMMET DU 15 JANVIER ANNULÉ

Malgé plusieurs cessez-le-feu dans ce conflit qui a fait au moins 4 800 morts depuis avril, selon l’Organisation des Nations unies, les combats n’ont jamais totalement cessé. Ces derniers jours, ils avaient repris avec une intensité inégalée depuis la dernière trêve en date, conclue le 9 décembre à Minsk.

Du côté diplomatique, les négociations piétinent. Le sommet qui devait réunir jeudi les dirigeants russe, ukrainien, français et allemand à Astana, la capitale kazakhe, a finalement été annulé lundi, faute d’avancée suffisante dans les négociations préalables. Il aurait pourtant marqué une première, celle de faire asseoir Vladimir Poutine autour de la table des négociations.

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Ukraine, les affrontements menacent de s’intensifier…

Source : http://fr.ria.ru/world/20150111/203396115.html

L’Ukraine reçoit 42 conteneurs de biens militaires du Canada

Port d'Odessa

KIEV, 11 janvier – RIA Novosti
 L’Ukraine a reçu dimanche 42 conteneurs de biens militaires envoyés par le Canada, a annoncé à Kiev Andreï Lyssenko, porte-parole de l’opération spéciale de l’armée ukrainienne dans l’est du pays.

« Un bateau d’aide humanitaire canadienne destinée au ministère ukrainien de la Défense est arrivé au port d’Odessa. Il s’agit de 42 conteneurs de biens militaires », a indiqué M.Lyssenko lors d’un point presse.

Selon lui, les représentants de l’administration du président ukrainien, du Conseil de la sécurité nationale et de défense d’Ukraine, du ministère ukrainien de la Défense et de l’ambassade du Canada en Ukraine ont assisté au déchargement du bateau.

Le Canada a déjà octroyé 55 millions de dollars (39,2 M EUR) d’aide à Kiev en envoyant notamment 32 tonnes d’équipements militaires pour 5 millions de dollars (3,5 M EUR) aux gardes-frontières ukrainiens en août dernier. Kiev a en outre reçu un crédit canadien de 200 millions de dollars (142,4 M EUR) pour le financement du budget ukrainien le 30 septembre dernier.

Kiev a lancé le 15 avril dernier une opération dite antiterroriste en vue de réprimer la révolte qui a éclaté dans le Donbass suite au renversement du régime du président Viktor Ianoukovitch le 22 février.  Selon l’Onu, les hostilités ont déjà fait près de 4.700 morts, dont les 298 passagers et membres d’équipage du Boeing malaisien abattu le 17 juillet, et plus de 10.000 blessés. Début décembre, les forces gouvernementales et les brigades indépendantistes du Donbass ont conclu une nouvelle trêve sous la médiation de l’OSCE. Le cessez-le-feu est entré en vigueur le 9 décembre.

Catégories :Ukraine-Russie